<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630</id><updated>2011-12-03T16:29:16.888+01:00</updated><title type='text'>un peu de brut dans un monde de finesse</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>57</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-2321291048777521949</id><published>2011-01-06T14:23:00.003+01:00</published><updated>2011-01-06T14:46:42.052+01:00</updated><title type='text'>Au pied du mur</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/TSXHYDXPdZI/AAAAAAAAADc/Pjpw7i1F-Xw/s1600/IMG_5953.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/TSXHYDXPdZI/AAAAAAAAADc/Pjpw7i1F-Xw/s320/IMG_5953.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5559068531092321682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ma main à couper que vous connaissez l'histoire de la  personne qui aimerait surtout avoir du temps pour écrire, pour lire, ou tout autre activité considérée comme plaisante... Qui se plaint assez souvent, en filigrane ou en quadrichromie, de n'avoir pas le temps pour cela. Qui s'en veut, d'ailleurs, de ne pas savoir créer ce temps-là. Parce qu'après tout, même en travaillant aux 35h "modernes" (comprendre 65), "si on veut vraiment, on peut", ou ce genre de sentences qui piquent un peu... Et bien, je vous le donne en mille. Une fois que toutes les conditions optimales sont réunies, qu'elle n'a plus d'obligations, un beau bureau, de la lumière, du café et un chat qui ronronne, et bien... pfffft. La fuite. Le bruit du sable dans lequel l'autruche enfouit sa tête. De l'agenda du jour qu'on bouleverse pour ne surtout pas - grands dieux, non - faire ce qu'on veut faire. Bien sûr qu'il y aura toujours des lessives à lancer, des murs à peindre, des tables à décorer avec un motif pieds-de-poule, des courses à faire, des lettres à écrire. Quel beau refuge... Et s'installe la question de la grande frontière : écrire, est-ce un "vouloir" ou un "devoir" ? Ces petits moments où l'on se trouve confronté à nos désirs sans réussir à les concrétiser, où insidieusement se faufile la question "en ai-je vraiment envie"... pire, "en suis-je vraiment capable"... Que vont les prochains temps m'apprendre sur ce que je suis ? Et bien, si ce n'est pas être au pied du mur, je veux bien me faire nonne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Je crois qu'il faut que j'arrose mes plantes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et sinon, le 28 décembre, un des secrets de la vie m'a été révélé : &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Tu verras, avoir 30 ans, c'est super !"&lt;br /&gt;"Ah ?"&lt;br /&gt;"Oui ! Parce qu'à partir d'aujourd'hui, quand tu as une opinion, tu n'as plus à te justifier, elle est au-to-matiquement valable"&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-2321291048777521949?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/2321291048777521949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=2321291048777521949&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/2321291048777521949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/2321291048777521949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2011/01/au-pied-du-mur.html' title='Au pied du mur'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/TSXHYDXPdZI/AAAAAAAAADc/Pjpw7i1F-Xw/s72-c/IMG_5953.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-3853673376139545223</id><published>2010-12-10T12:55:00.003+01:00</published><updated>2010-12-10T13:25:20.577+01:00</updated><title type='text'>J'ai réfléchi et je m'suis dit...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/TQIb4BpHFHI/AAAAAAAAADQ/BkgDfzcHD3I/s1600/P1010008.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/TQIb4BpHFHI/AAAAAAAAADQ/BkgDfzcHD3I/s320/P1010008.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549028340201362546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;... qu'il allait falloir arrêter de prendre les vessies pour les lanternes et commencer à installer soi-même les ampoules. Ceci est une métaphore tellement filée que je ne suis pas sûre de trouver le début de la pelote, mais je compte sur votre sens de la maîtrise pour y trouver une signification forte, riche voire sublime. En parlant de sublime, j'étais dans le métro (non il n'y a aucun lien de cause à effet mais je cherchais un ersatz de transition) et mon oeil léchait les publicités sans s'en apercevoir. Et là, j'ai lu "la vie change avec Orange". ça a commencé à me titiller les entournures neuronales, cette affaire. Outre le grotesque de la signature - le jour où Orange changera ma vie, je promets de poster un commentaire de démenti argumenté - il me semble de plus en plus évident qu'à mesure que s'appauvrissent les utopies politiques, tout du moins leur capacité à prendre place dans l'espace public, à fédérer voire à faire rêver (...), les signatures, base-line et autres fondamentaux communicationnels des grands groupes, publics ou privés peu me chaut, prennent le relais et se nourrissent de ces utopies que ne peuvent, peut-être, plus se permettre les "composantes vivantes" de la démocratie. Et ça m'emmerde. Alors je veux résister à ma façon, en éclatant de rire face à ces signatures d'utopies volées. Non, Orange ne change pas ma vie. Oui, ça m'ennuie que ce soit EDF qui m'explique que "l'avenir est un choix de tous les jours". Je manque d'exemples dans l'immédiat, mais je suis certaine que vous voyez clairement ce dont il s'agit. Pour qu'une seule affiche croisée ce matin fasse tilt, il y a un substrat bien installé depuis quelques temps, c'est indéniable. Sur ce, je vais réchauffer mes pâtes, d'une marque dont je tairais le nom mais qui modifie profondément ma vision du monde au quotidien. &lt;br /&gt;Engagez-vous, qu'ils disaient... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et un petit dialogue, qui va tellement bien avec cette photo prise à Budapest : &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;"- Nan mais tu vois, moi je trouve que les chats, c'est mieux que les chiens. &lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Si, c'est vachement plus indépendant puis tellement plus intelligent, ça fait ce que ça veut tu vois.&lt;br /&gt;- Ah. Mais je ne comprends pas : en quoi le fait que le chat ne fasse JAMAIS ce que tu veux est signe d'intelligence ?"&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-3853673376139545223?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/3853673376139545223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=3853673376139545223&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/3853673376139545223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/3853673376139545223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2010/12/jai-reflechi-et-je-msuis-dit.html' title='J&apos;ai réfléchi et je m&apos;suis dit...'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/TQIb4BpHFHI/AAAAAAAAADQ/BkgDfzcHD3I/s72-c/P1010008.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-35964753663932547</id><published>2009-03-29T18:18:00.003+02:00</published><updated>2010-04-23T14:18:45.292+02:00</updated><title type='text'>Des plans sur la gommette</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/Sc-f6smrsvI/AAAAAAAAACg/QYZO0k0MJC4/s1600-h/P1010030.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/Sc-f6smrsvI/AAAAAAAAACg/QYZO0k0MJC4/s320/P1010030.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318645515702481650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est amusant, la banalité. Tenez, tout à l'heure, j'étais en train de repasser ma chemise pendant que l'homme dessinait des plans pour fabriquer une mezzanine, et on sifflotait ensemble un morceau qui passait par là. Je ne sais pas pourquoi, j'ai soudain eu l'impression de vivre dans Boule &amp; Bill. Je me demande ce que nous réserve la prochaine case... &lt;br /&gt;À part ça, je vieillis, chers lecteurs, preuve en est le temps que j'ai passé hier à compter mes cheveux blancs. Comme mes collègues m'ont plaisamment fait remarquer que j'avais quelques brins cotonneux dans ma chevelure de charbon, j'ai dû faire face à la réalité, qui se tenait dans le miroir de la salle de bain. J'ai voulu les retirer, mais l'homme a dit que si je m'y employais, je serai bientôt chauve. Je ne sais pas pourquoi, j'ai soudain eu l'impression de vivre dans ma vie, je me demande ce que me réserve la prochaine décennie. Une certitude : elle inclut des frais de teinture. Ce sera l'occasion de tenter le blond, ne nous plaignons pas, encore une possibilité incroyable qui se jette à mes pieds. Vive l'avenir, je ne vous dis que ça. &lt;br /&gt;J'en discutais l'autre soir avec un de mes bons amis (blond, donc inaccessible aux affres du cheveu blanchissant) : la certitude de vieillir se manifeste d'une nouvelle façon. Jusque peu, mon passé était linéaire à mes yeux, une seule et même personne faite de souvenirs s'accumulant tranquillement, tous "à portée de main" du quotidien, facilement connectés, rapidement convoqués, rassemblés en un tout formant une suite d'enchaînements plus ou moins logiques mais, en tout cas, à peu près "contrôlés". Pour prendre une image, je voyais cela comme j'observe la lente gestation de la Guinness, lorsque les bulles compactes remontent peu à peu, en strates étonnantes. Bref. &lt;br /&gt;Or, je fais l'expérience ces derniers temps d'une vie à tiroirs. Certains sont rangés dans le fond du fond de l'armoire (vous admirerez la belle image que voilà), et lorsqu'un élément les ramène au premier plan, c'est alors un pan entier qui surgit, totalement absent de mon esprit depuis parfois... longtemps. Les facebook et autres n'y sont pas pour rien, faisant ressurgir des personnes, des souvenirs, des moments entiers de vie totalement oubliés, éclipsés, triés, voire balancés. Soit, lorsque l'on a 10, 15 ou 18 ans, on a bien évidemment moins de souvenirs (et sans doute meilleure mémoire) qu'à 25, 30... C'est une donnée simple et dont on a conscience. Mais, c'est une chose de s'en douter, une autre de le ressentir. À tel point que me voilà aujourd'hui en possession de très nombreux éléments qui me portent à douter que ces souvenirs, ces tranches de vie, sont ceux qui composent la même personne. Étrange. Bien sûr, on change, on évolue, et justement nos expériences et le souvenir que nous en tirons nous amènent vers cela. Banal, évidemment, mais c'est une chose bien étonnante que de l'expérimenter concrètement. D'autant que, dans les yeux de nos géniteurs, nous restons toujours les mêmes, dans les petites cases formées lors des jeunes années. Et aux yeux de toutes les personnes que nous ne voyons plus, que nous ne verrons plus, nous représentons également une personnalité qui nous serait aujourd'hui totalement étrangère, voire désagréable. De la même façon qu'eux sont une partie figée de ce décor immuable, tapis au fond. &lt;br /&gt;Alors, à quoi servent les souvenirs ?  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À devenir sage, sans doute... Comme les cheveux blancs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon puis c'est pas le tout hein, la prochaine fois je rameute de bonnes blagues et un tas de gaudrioles, hop hop hop. Peut-être même que la prochaine fois j'écrirai depuis la mezzanine, soit à 90 cm exactement sous le plafond et à 1m56 partant du sol. C'est que, les plans sur la gommette, ça me connaît. D'ailleurs en parlant de gommette, il est probable que l'été se passe au Québec : retour à mes anciennes amours, à nous les écureuil, les baleines, les ours, les ratons laveurs, le lac du Saguenay et Montréal la merveilleuse ! Alors bien sûr, pour s'y rendre il faut prendre l'avion, et là j'ai beau convoquer mes souvenirs pour me faire sagesse, en avion, j'ai peur de tomber. En même temps, j'ai tout le temps peur. Par exemple, j'ai peur que la mezzanine s'écroule, ou bien le plafond sur la mezzanine, ou encore le sol sous la mezzanine. &lt;br /&gt;Gommette, vous disais-je. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, happy end pour la peine :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;"L'amour, ce n'est jamais tout à fait à vous qu'il s'adresse, l'amitié est précaire comme la vie : mais la haine ne rate pas son homme et elle est sûre comme la mort".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;On ne râle pas, c'est du Simone.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-35964753663932547?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/35964753663932547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=35964753663932547&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/35964753663932547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/35964753663932547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2009/03/des-plans-sur-la-gommette.html' title='Des plans sur la gommette'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/Sc-f6smrsvI/AAAAAAAAACg/QYZO0k0MJC4/s72-c/P1010030.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-791279414530442015</id><published>2009-03-01T21:08:00.003+01:00</published><updated>2009-03-01T21:49:23.271+01:00</updated><title type='text'>Campanique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SarrcFinbLI/AAAAAAAAACY/J9u-tI2j3aw/s1600-h/P1010065.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SarrcFinbLI/AAAAAAAAACY/J9u-tI2j3aw/s320/P1010065.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308313978565782706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Repérer, traquer, une à une, les choses qui mangent votre énergie vainement, sans contrepartie. Les disséquer, leur tordre le cou et prendre vos jambes au votre, de cou.  En me baladant pour arriver ici, quelques mots d'une "news" aguichante résumant le propos d'une étude selon laquelle plus les semaines sont longues et harassantes, plus l'on devient bête. Petite goutte en plus sur la vitre pluvieuse du moral du dimanche soir. Je n'aime pas me sentir triste sans en connaître la raison. D'autant que cette semaine fût riche en moments sympathiques, ce qui ajoute à ma perplexité face à l'état de fait : morose je suis, sous la couverture orange sur le canapé rouge. &lt;br /&gt;J'ai pourtant vécu un moment campanique, méritant d'être mentionné pour la beauté du néologisme et pour le rire franc et entier qu'il a suscité parmi les trois compagnons d'automobile que nous étions l'espace de quelques heures, en route vers Gournay-en-Bray. La découverte de la poésie des films de Kitano, également. S'il est une chose que j'aime dans le fait que les autres existent, c'est quand ces autres ont le don de vous emmener vers leurs amours. Au plaisir de les découvrir s'ajoute celui de les avoir connues par eux. Dans ces moments-là, j'aime ne rien savoir, être guidée vers, en toute simplicité, de celle qui créent les beaux partages.&lt;br /&gt;Cette fin de journée me laisse un goût d'échec. Elle n'en a pourtant compté aucun, enfin, si l'on accepte le fait que de n'avoir eu ni le courage d'aller nager ni celui de faire la lessive ne puisse s'apparenter à la notion d'échec. Et mat, bien entendu. &lt;br /&gt;Non, c'est un goût plus lancinant, un goût de planning non respecté, un goût d'envies non réalisées, un goût de désirs insaisissables qui flottent alentour. Qui me fait dire qu'il faut cesser d'avoir peur de tout, et surtout de rien, en particulier de son ombre. Qui m'envoie vers des lendemains qui sifflotent mais que je n'atteindrais certainement pas le cul vissé sur le canapé rouge sous la couverture orange. Il faut que je réapprenne à rêver. J'ai lu ce week-end une rédaction du petit frère, d'un bon sens désarmant "il marcha plusieurs heures dans le désert vers le pays magique puis il eut soif. alors il s'aperçut qu'il n'avait plus d'eau dans sa gourde". ça m'a donné envie d'avoir 11 ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perle du soir : &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- rho j'ai la flemme de me faire à manger pour moi toute seule. nan mais parfois je me demande comment je ferais, sans corps, je ne me rendrais même pas compte que j'ai faim. &lt;br /&gt;- c'est fort probable, oui.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-791279414530442015?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/791279414530442015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=791279414530442015&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/791279414530442015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/791279414530442015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2009/03/campanique.html' title='Campanique'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SarrcFinbLI/AAAAAAAAACY/J9u-tI2j3aw/s72-c/P1010065.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-6010908166575515700</id><published>2009-02-15T16:25:00.002+01:00</published><updated>2009-02-15T16:54:40.250+01:00</updated><title type='text'>Castoramor</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SZg0ySHBfZI/AAAAAAAAACQ/_B_brRwnM70/s1600-h/P1010004.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SZg0ySHBfZI/AAAAAAAAACQ/_B_brRwnM70/s320/P1010004.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303046599688158610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, Simone était là. Et j'étais drôlement contente, parce que Simone me manquait beaucoup ces derniers jours. Cette fois en plus, elle était là avec sa voix, son visage, ses mouvements, tout ça sur l'écran et j'étais émue. Le son, années 70, était mauvais. Elle parle très vite, trop vite, d'une voix un peu nasillarde. Et elle sourit, elle s'amuse des questions qu'elle pose à Jean-Paul entre trois cigarettes, elle le titille et ça les fait rire. Je l'imaginais avec une voix de clopeuse invétérée, sombre, grave, rocailleuse, lente, cherchant le mot juste. Or, c'est un flot rapide, brusque, comme une échappée belle de phrases courtes. C'était un complément d'aperçu, qui faussait l'idée que je m'étais faite d'elle au long des quelques milliers de pages où je la suivais des yeux. Ces cinq tomes de mémoires, lus d'une traite, l'un entraînant l'autre jusqu'à la dernière page. Où j'ai eu un goût de pas assez, un ressenti de finitude non désirée. J'en voulais encore, j'en veux encore d'ailleurs, mais ce seront d'autres livres, d'autres idées, ce ne sera plus sa vie à elle, ses humeurs, ses sentiments, sa vision des choses. Voilà une lecture qui ravigore, qui rafraîchit dans ma mémoire une histoire pas si lointaine, mais que mon âge ne me permet pas d'avoir vécue. Un éclairage nouveau, en somme. Voilà des pages que j'ai pris un immense plaisir à lire, et quand je dis que Simone me manque, je suis à peine dans l'excès. J'ai aimé connaître son histoire, particulière, découvrir à travers sa vision l'histoire de la France des années 40, celle de la France de la guerre d'Algérie, celle de la France de Mai 68. Et surtout, découvrir à travers ces pans de l'histoire, sa vision. J'aime l'entendre vouvoyer Jean-Paul, j'aime ses recherches et écrits pour les femmes, j'aime ses indignations, son sentiment de solitude, j'aime ses mots. J'aime qu'elle raconte ses écrits, ceux de son compagnon. J'aime voyager à ses côtés : Rome, URSS, États-Unis, Chine... J'ai aimé lire cette existence, la voir se dérouler sous mes yeux, au chaud dans mon lit, comprendre et réaliser : toute une vie fondée autour de ses passions, de ses conceptions, amoureuse de la pensée, de la réflexion, aux aguets des mouvements, de l'écriture des autres, des vies des autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un dimanche agréable. Soleil, tarte aux pommes, musique, balade dans les Buttes avec l'amie. Un dimanche comme on en voudrait des tas. Qui se terminera doucement, qui se terminera bien, car demain c'est congé. Et on apprécie d'autant mieux le dimanche lorsqu'on a la certitude d'en avoir un deuxième... dès le lendemain.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Mais il ne comprend rien, je lui donne des items et il fait n'importe quoi. &lt;br /&gt;- Ah bin écoute, c'est très clair hein, item ou tu le quittes !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fichtre, je crois que j'ai fait cramer la tarte. Rha.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-6010908166575515700?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/6010908166575515700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=6010908166575515700&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/6010908166575515700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/6010908166575515700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2009/02/castoramor.html' title='Castoramor'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SZg0ySHBfZI/AAAAAAAAACQ/_B_brRwnM70/s72-c/P1010004.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-4425569808224184759</id><published>2009-02-07T18:43:00.003+01:00</published><updated>2009-02-07T19:35:26.073+01:00</updated><title type='text'>Sapristi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SY3Toc1Dc7I/AAAAAAAAACI/nSokMfFx0EE/s1600-h/P1010011.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SY3Toc1Dc7I/AAAAAAAAACI/nSokMfFx0EE/s320/P1010011.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300125028371887026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je me demandais l'autre matin, quand la boulangère m'a engueulée parce que je n'avais pas 2,36 euros exactement, quand le cycliste sur le trottoir hurlait sur les piétons pour qu'ils le laissent passer, quand l'ado m'a traitée de grosse connasse (pardon de la grossièreté, elle n'est pas de moi) puisque je n'avais plus de cigarette à lui donner, bref un matin comme les autres en somme, et donc, plongée tout entière dans ce contexte, je me demandais si les gens étaient heureux. Globalement. Enfin, pas heureux-heureux réjouis tout guillerets singing in the rain, mais heureux passable, heureux tranquillement, heureux sans bruit. Je n'ai pas trouvé la réponse. C'est malheureux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps, quand on y pense, le bonheur, hein... Déjà, c'est sans garantie, aucun remboursement en cas de défaillance. Trop risqué pour investir, donc. Et puis ça demande du travail : ça s'entretient, ça s'astique, ça se fait briller, reluire. Et du travail, chacun en a déjà bien assez. Puis, à y regarder de plus près les gens heureux sont ennuyeux, trop désinvoltes pour tenir une conversation, ils sourient bêtement, et en plus ils sentent mauvais. Vous avez déjà passé une soirée entouré de gens heureux, vous ? C'est d'un pénible ! C'est d'un fade ! C'est à peu près aussi intéressant que de regarder cuire un navet. Alors qu'avec un panel de malheureux, c'est l'aventure assurée ! Toujours un aigri avec qui s'engueuler, toujours un désespéré à plaindre, comme on s'amuse, comme on se sent vivre ! D'ailleurs, la force créatrice et l'inspiration des gens tristes forcent le respect, leurs mésaventures sont sources de franches rigolades. ça tient chaud, le désespoir, ça occupe, ça a du sens interdit. Et puis le malheur, c'est bon pour le système, j'en suis à peu près certaine. Une personne engoncée dans ses problèmes ne sentira pas le climat se réchauffer, ne fera pas la différence entre une possibilité d'avenir radieux et une certitude de futur désastreux, parce qu'au fond, c'est le cadet de ses soucis. Bien plus pratique, dans la plupart des cas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, vous croyez qu'ils organisent la tristesse et l'abattement des foules ? Un logiciel de mauvaises nouvelles derrière tout ça ? Sapristi, quelle bonne blague ! Alors, si les piétons sont malheureux, c'est la faute aux gouverneux. Tant mieux, et merci. Parce que du coup, qu'est-ce qu'on rigole ! Ils pensent à tout ces gens, c'est drôlement confortable.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dialogue en boîte&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Rha punaise, je bosse sur tel bidule, qu'est-ce que c'est chiant.&lt;br /&gt;- Bin moi je suis sur tel truc, pas terrible non plus.&lt;br /&gt;- Ah vous aussi vous en bavez, ça me rassure. &lt;br /&gt;- Mais... Ils sont où, les dossiers intéressants ? &lt;br /&gt;- Chez les concurrents.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-4425569808224184759?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/4425569808224184759/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=4425569808224184759&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/4425569808224184759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/4425569808224184759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2009/02/sapristi.html' title='Sapristi'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SY3Toc1Dc7I/AAAAAAAAACI/nSokMfFx0EE/s72-c/P1010011.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-2386209232381158593</id><published>2009-01-08T23:31:00.004+01:00</published><updated>2009-01-09T00:33:59.747+01:00</updated><title type='text'>Ô rage, ô désespoir, ô vaisselle ennemie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SWZ_0vKNOvI/AAAAAAAAAB8/pouaG6hMekA/s1600-h/P1010063.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SWZ_0vKNOvI/AAAAAAAAAB8/pouaG6hMekA/s320/P1010063.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289055356382427890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'inventeur de la vaisselle mériterait mon éponge dans la figure. Je n'ai pas pour habitude de prêcher la violence, mon pacifisme est d'ailleurs unanimement reconnu par la confrérie des araignées, mais comme dirait Georges Clooney "trop, c'est trop". Si la personne qui a imaginé cette activité - jamais établie discipline olympique, c'est tout dire - lit ces lignes, alors qu'elle ait le courage de les affronter, qu'elle les lise jusqu'au bout, oui ! pour prendre la mesure de la torture qu'elle inflige au quotidien de tout un chacun, déjà laminé par un dur labeur et une cuite de la veille. Illustration par la preuve : ce soir, je regagne mon foyer, émue par la douceur et la chaleur que tout un chacun retrouve dans son foyer quand soudain, je la vois. Tapie dans l'ombre, elle n'attendait que la lumière pour éclater au grand jour. Elle est là, elle gît et pourtant une grande force émane de sa présence. Je sais déjà qu'elle me vaincra. Pas un bruit, pas un cri, pas même un soupir. Elle ne dit rien, elle ne fait rien, elle est LA. Ne vous fiez pas à son air inerte et inoffensif : son arme est ailleurs. Déjà, le foyer me paraît moins rassurant, en quelques secondes les perspectives qui s'offrent à moi me rattrapent et me donnent envie de fuir, peut-être même de retourner au travail, cet autre foyer dont la chaleur est également prouvée (le système de chauffage y est excellent) et où l'ennemi n'a pas lieu d'apparaître. Car la vaisselle n'existe pas, au travail, c'est un îlot préservé : pourquoi croyez-vous que les gens vont bosser, le matin... Triste vérité.&lt;br /&gt;S'ensuit une longue phase d'évitement, stratégie hautement testée mais malheureusement éprouvée. ELLE vaincra, vous CAPITULEREZ. Inutile d'agiter le torchon blanc, aucun dialogue n'est possible. Et pourtant, je tente tout de même le coup. Astuce d'évitement numéro 1 : "tiens, mais reste donc dîner avec nous", toi qui passais pour 5 minutes, cela repoussera d'autant l'inévitable affrontement... Tes récits, autant de bouées de sauvetage qui me font oublier, l'espace de quelques secondes, l'effroyable issue de cette journée. Mais... tu t'en vas. La porte se ferme et je la REvois. Terrible face à face. Je l'envisage. Je la jauge. Elle pèse son poids. Elle est numériquement largement supérieure. Découragement. &lt;br /&gt;Je sors alors le joker : la refourguer à l'homme. La mauvaise foi employée à cet instant critique peut atteindre des sommets qui me fileraient le vertige. &lt;br /&gt;La joute argumentaire s'engage : &lt;br /&gt;"dis... par hasard... tu veux bien faire la vaisselle ?" &lt;br /&gt;"..." (traduction  : regard de biais signifiant hors-de-question-c'est-ton-tour articulé très lentement) &lt;br /&gt;"mais j'ai eu une journée difficile" &lt;br /&gt;"...... - bis" &lt;br /&gt;"promis si tu la fais ce soir je ferai celle de demain" &lt;br /&gt;"on n'est pas là, demain" (merde, il s'en souvient) &lt;br /&gt;"mais toi t'as toujours les plus petites vaisselles, moi j'en ai toujours trois tonnes" &lt;br /&gt;"c'est faux" (merde, il sait) &lt;br /&gt;"oui mais toi tu la fais plus vite" &lt;br /&gt;"c'est toujours faux" (putain, il sait TOUT !)&lt;br /&gt;"si tu la fais je serai trèèèès gentille, t'auras même un massage" &lt;br /&gt;"tu m'en dois déjà 28" (merde, il s'en souvient - bis). &lt;br /&gt;Je tente le tout pour le tout : "Naaaaan, ne me laisse pas, seule, face à ELLE, je PEUX pas, j'ai PAS le courage, en plus j'avais PLEIN d'autres trucs à faire absolument" &lt;br /&gt;"tu ne m'apitoieras pas, femme". &lt;br /&gt;Ach... De guerre lasse, je baisse l'échine, courbe le dos, me saisis de l'éponge que je hais, du liquide vaisselle que je sur-hais et de la première assiette que je sur-sur-hais. Ma haine est telle qu'elle m'aveugle, je risque de laisser des tâches mais... tant pis. A ce stade, que voulez-vous, l'honneur n'existe plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce qui m'étonnera toujours, je dis bien TOUJOURS (forever, pour mes lecteurs étrangers) c'est qu'après 10 ans de pratique  intensive de ce sport, je suis toujours infoutue de ne pas m'arroser avec les cuillères. Je voudrais leur donner cette inclinaison dans le but de m'arroser volontairement que je ne pourrais pas. C'est plus fort que moi, c'est... la vaisselle. &lt;br /&gt;Car je ne connais pas ce sentiment de plénitude, cette sensation d'une tâche bien accomplie dont parlent certains. Non. Je suis fourbue, j'ai les mains qui puent le liquide vaisselle senteur stupide, j'ai les petites rides de baignade prolongée sur les doigts, j'ai mal au dos. Car non, je n'ai pas les gants magiques pour faire la vaisselle, et oui, le lavabo est trop bas. Je suis mal armée. Ce combat n'est pas pour moi.&lt;br /&gt;Et, à chaque fois, mon amour de la vie en sort amenuisé.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, il me reste la lessive.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-2386209232381158593?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/2386209232381158593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=2386209232381158593&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/2386209232381158593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/2386209232381158593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2009/01/rage-dsespoir-vaisselle-ennemie.html' title='Ô rage, ô désespoir, ô vaisselle ennemie'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SWZ_0vKNOvI/AAAAAAAAAB8/pouaG6hMekA/s72-c/P1010063.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-7218794355464464049</id><published>2009-01-04T18:18:00.002+01:00</published><updated>2009-01-04T19:08:24.274+01:00</updated><title type='text'>C'est une question de focale</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SWDwhYg_E4I/AAAAAAAAAB0/xlMXVGLJSRk/s1600-h/IMG_4067.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SWDwhYg_E4I/AAAAAAAAAB0/xlMXVGLJSRk/s320/IMG_4067.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287490418840114050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lectrice, lecteur, &lt;br /&gt;Je vous passe le paragraphe d'excuses concernant une absence qui me vaut d'être cataloguée dans les R.I.P d'un blog que j'oserai qualifier d'influent, et je plonge en direct dans les profondeurs marécageuses de l'inspiration douteuse des débuts d'année. Car début d'année rime généralement avec bilan, point, débrief de l'année passée voire des 28 dernières années, enfin en ce qui me concerne, ce chiffre étant à adapter à l'âge de vos artères respectives, bien entendu. Et bilan, point, débrief, engendrent automatiquement un élan - c'est sociologique, que voulez-vous - vers des espoirs, des rêveries, des enthousiasmes auxquels nous pourrions avoir la bêtise de nous fier. Or, point d'emballement. Restons calmes. Non, nous ne pourrons pas arrêter de fumer juste parce que l'idée nous a traversé le cervelet à 23h59 le 31 décembre. Ah, mes amis, c'est que ces choses de l'arrangement de la vie dans une direction qui nous plairait davantage sont complexes et demandent des qualités rares : volonté, courage, sens du sacrifice, et j'en passe ! Et donc, où sont passées ces qualités ? J'en entends qui répondent "au 3ème mois de la 17ème année, au moment du passage du bac, grosso modo". Bon. Soit. Mais que faire alors, sans courage, sans volonté ? J'ai dans ma besace (que j'ai fort jolie d'ailleurs), deux possibilités de solution. Dans le premier cas, il suffit de revoir toutes ses ambitions à la baisse, ce qui s'avère d'une simplicité déconcertante. Exemple : au lieu de rêver d'un voyage au Japon, pourquoi ne pas le remplacer avantageusement par l'espoir de camper 3 jours en Creuse ?! Plutôt que de rêver à une teinture blond platine, d'un entretien plus que complexe, pourquoi ne pas envisager un simple balayage, mmm ?! Cette première solution tolère une déclinaison, certes plus douloureuse mais rudement efficace : ne rien souhaiter, n'avoir plus de rêves, plus d'envies, plus de désirs, plus d'espoirs de progression personnelle. Vous pouvez également envisager le suicide, cela revient sensiblement au même. &lt;br /&gt;Mais passons à la deuxième solution, car je sens que vous l'attendez le coeur battant. Eh bien, c'est simple mais il fallait y penser : il s'agit d'avoir un bon planning ! Mais oui ! Avouez que vous êtes pantois voire chancelants d'émotion, et je préfèrerais d'ailleurs que vous soyez chancelants d'émotion car j'ai un faible pour cette expression. Enfin bon, vous faites comme vous le sentez, on est libre encore dans ce pays, nom d'une pipe ! Donc, voici le mode d'emploi d'une année réussie : vous vous saisissez d'un bon planning. D'un coup d'un seul, vous envisagez le nombre de jours dont vous disposez cette année, qui devrait s'approcher approximativement du nombre de jours des années précédentes, je sais c'est décevant mais pour être fort il faut savoir passer au-delà de telles déconvenues. Quand vous l'avez dépassée, vous êtes fin prêts. Faites une liste de tous vos objectifs puis crayonnez votre temps libre dans la couleur de votre choix (évitez cependant le noir, qui donnerait immédiatement à votre année à peine entamée un aspect sombre et décevant. Or, "point trop n'en faut", comme disait Nietzsche). Calculez le nombre de journées de temps libre qui s'offre à vous. Convertissez en heures. N'oubliez pas les heures de sommeil, petits sacripants ! Il ne vous reste qu'à dédier à ces heures les moments consacrés aux projets que vous souhaitez du plus profond de votre être avoir accomplis d'ici le 31 décembre 2009. N'omettez pas de considérer la courbe de progression, évidemment. Avouez que c'est très fort. Bien entendu, cela ne règle pas le problème de la volonté et du courage, mais je trouve que vous m'en demandez beaucoup en un seul post, je vous rappelle que je suis seule derrière cet écran, je ne peux matériellement pas me permettre de penser à tout. Ah non mais je vais m'énerver ! C'est quoi ça, de râler alors que je vous livre gratuitement la recette du bonheur ?! Cela étant, une piste à creuser : il semblerait que le secret de la motivation réside dans le ô combien célèbre coup de pied au cul. Pour cela, demandez à votre compagne / compagnon / voisin / concierge / patron / collègue ou ami bien intentionné. Et si vous n'avez aucun de ces individus dans votre entourage, je vous conseille fortement d'inscrire ces rencontres dans le planning sus-mentionné. Car, comme ne le dit pas la formule, "on a toujours besoin d'un plus petit que soi pour se foutre un bon coup de pied au cul".  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et sinon, je me demandais : si les poules avaient des dents, pensez-vous qu'elles apprécieraient les Carambars ? Franchement, la Terre est si pleine de mystères que mes yeux se mouillent de larmes d'émotion. &lt;br /&gt;Ah, c'est trop ! Je vous laisse, mon planning m'indique qu'il est l'heure de manger sain. Je vous le dis, cette année encore, on va bien se marrer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-7218794355464464049?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/7218794355464464049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=7218794355464464049&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/7218794355464464049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/7218794355464464049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2009/01/cest-une-question-de-focale.html' title='C&apos;est une question de focale'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SWDwhYg_E4I/AAAAAAAAAB0/xlMXVGLJSRk/s72-c/IMG_4067.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-6964579677610441592</id><published>2008-06-04T18:38:00.005+02:00</published><updated>2008-06-06T11:00:10.459+02:00</updated><title type='text'>Imaginez donc un titre qui vous ferait plaisir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SEbU6dffuDI/AAAAAAAAABM/Tt4exP-mHeU/s1600-h/P1010093.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SEbU6dffuDI/AAAAAAAAABM/Tt4exP-mHeU/s320/P1010093.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208084119914788914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et voilà. Le truc habituel. Il suffit que j'ai une énorme envie d'écrire ici pour ne plus savoir que dire une fois installée dans mon canapé rouge. Et puis, avec une introduction pareille, je pense que j'ai déjà perdu 75% de lectorat, et rien que de penser à ça je suis turlupinée (c'est quelque peu sexuel, ce mot, il faut que je vérifie s'il existe). Moi, la reine du petit teasing entre amis, j'échoue ainsi lamentablement contre l'introduction d'un texte dont je ne connais même pas le contenu ? D'un texte dont toute la substance prend sa source aux premiers mots jetés là, au hasard, en pâture immédiate à mon cerveau allongé ? J'aurais presque envie de tout effacer et de reprendre depuis le début, mais alors la spirale infernale s'enclencherait de nouveau, impitoyable, menaçante, et je terminerais écartelée sur mon canapé rouge entre tant de désir de bien faire et tant de désespoirs de ne pas savoir par où commencer. J'en suis même à penser là tout pile poil maintenant à faire un texte dans lequel je raconte seulement que je n'arrive pas à faire un texte. Mais quelque chose me dit que ça pourrait mal passer, qu'on pourrait croire que j'exerce un certain foutage de gueule, par exemple. Moi ! Alors qu'au contraire, mon amour du prochain est si fort que ma poitrine est parfois sur le point d'exploser, c'est vous dire si je veux bien faire ! Mais non, je recule. Car je pense que le concept "écriture narrative d'elle même" m'est très largement inaccessible. Ce serait plus confortable pour un écrivain célèbre, ayant reçu un paquet de décorations, dont on dirait que c'est l'écriture de la maturité, l'exercice ô combien délicat de la confrontation avec le néant, l'équilibre complexe qui prend pour postulat le refus d'une écriture du récit.&lt;br /&gt;Bon. Passons aux choses sérieuses et désopilantes. Car on peut être une chose à la fois sérieuse et désopilante, j'en suis convaincue. Par exemple, le pote québécois qui est arrivé samedi matin est tout à fait représentatif de cette catégorie. Sauf qu'il n'est pas une chose, bien entendu. C'est donc très sérieusement qu'il me disait que j'avais tout à fait raison d'aller me coucher, à moitié bourrée, avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Surveiller et Punir &lt;/span&gt;à la main. Et qu'il ajoutait que je n'avais bien évidemment absolument pas envie d'une cigarette, tout en fumant une clope sous mon nez. Du coup on a ouvert une autre bière (que je n'ai pas terminée, ma conscience en est très fière (ma conscience étant inscrite au club des putain-je-vais-finir-alcoolique-anonymes)). Parce que OUI j'entame ma ...... (je n'ose donner le chiffre, ce serait indécent) tentative d'arrêt du tabac, mais ce n'est pas une tentative c'est évidemment un succès, je n'ai d'ailleurs jamais fumé, je ne sais pas quelle est cette chose qui produit du feu dans mon sac, je ne comprends pas qu'on prenne du plaisir à tirer sur ce cylindre grotesque, je n'ai pas du tout envie de fumer pas du tout même pas mal d'abord. Surtout avec DEUX fumeurs à la maison. Bref, vous l'aurez compris, j'ai envie de tuer tout un chacun surtout les tout un chacun qui me courent sur le haricot un peu plus vite que d'habitude, nom d'un petit bonhomme. C'est d'ailleurs pour cette simple raison que j'ai quitté le travail à 17h30 aujourd'hui, parce que quelqu'un restait un peu trop longtemps sur mon haricot et je n'aime pas bien bien qu'on envahisse mon espace vital, surtout mon espace vital végétal. En revanche, le médoc que je prends pour arrêter a des effets totalement incroyables, notamment un effet euphorisant fort gênant lorsque l'on se trouve sur un lieu de travail lambda, par exemple le mien. Non que mes collègues soient austères, mais je me tape fou rire sur fou rire derrière mon ordi, et je me sens si seule dans cette bien bonne rigolade, et ridicule aussi, un peu, ce qui fait que mon rire redouble car je m'observe du dessus et je me dis que ce n'est pas sérieux. Et pourtant, c'est désopilant. Ah. Je vous l'avais bien dit ! J'ai donc toujours raison, je sais, c'est énervant, mais c'est tellement agréable. Et voilà, je me re-bidonne toute seule. Heureusement, personne n'est là pour me demander pourquoi, ce serait drôlement long à expliquer que j'en suis fourbue d'avance. Ouf que je suis toute seule chez moi. Ah, texto de la demoiselle qui vient de s'offrir une basse. Putain. Putainnn. Je suis jalouse. J'aime les basses, j'en suis raide dingue, s'il ne pouvait y avoir que la basse sur certains morceaux je serais heureuse. Mais, le véritable problème, c'est que mon amour joue les synecdoques et que, ne pouvant avoir de relation durable avec un instrument, j'en viens à reporter mon amour sur... les bassistes. Je pourrais devenir homo pour une bassiste. Avec une inconnue bassiste, je précise à l'égard de mon amie qui risque de ne plus oser me rappeler ni me montrer comment elle assure grave sa race à la basse. Il y a plein de "ass" dans ma phrase. Eheheh. Et meeerde. Je re-rigole. Je vais finir par être infréquentable. J'en profiterai pour apprendre le japonais et le web 2.0. Et la basse, tiens. Comme ça, je serais amoureuse de moi-même, ce qui serait drôlement pratique car je saurais exactement quel cadeau me ferait mourir de plaisir.&lt;br /&gt;Bon, je m'égare. Voilà, je suis sûre que j'avais des situations épiques et dignes d'une adaptation Hollywoodienne à vous conter, et puis *pouf*.&lt;br /&gt;Ahhh, mais SI, mais bon sang c'est bien sûr ! Le mystère du trèfle !!! Ah, je sens que je reconquière votre intérêt, d'accord il est peut-être un peu tard pour reconquérir mais bon, ça se tente. DONC. La scène se passe dans le Jura, le Jura étant un département de la Franche-Comté, qui compte le plus petit nombre d'habitants au kilomètre carré, et d'ailleurs il y fait sacrément froid en hiver, heureusement on y était au printemps et il a fait tellement beau que j'ai bronzé avec la marque de mes lunettes (de vue). Mais ce n'est pas là que je voulais en venir. J'ai pu constater une fois de plus, et une fois n'est pas coutume comme disait Jésus, qu'il y avait un fluide particulier entre les trèfles à quatre feuilles et ma modeste personne. A croire qu'ils me sautent visuellement dessus (ce qui est sacrément fortiche, moi je dis : bravo les trèfles). Qu'ils m'appellent, qu'ils me tendent leurs petites patounes pour que je les recueille. Jugez vous-même : 15 trèfles trouvés en quelques vagues coups d'oeil seulement ! J'en offrais à mes compagnons de fortune ! A tel point que l'un d'entre eux a tout simplement vu rouge, et qu'il cherche encore aujourd'hui la solution à ce mystère épatant. Ceci dit, j'ai au moins appris une chose grâce à cette expérience humaine et sportive extraordinairement chargée émotionnellement parlant, c'est que le trèfle à quatre feuilles RESISTE au passage en machine à 40°C. Ah ! N'est-ce pas terriblement sérieux et tendrement désopilant ?&lt;br /&gt;Sur ces entrefaits (j'adoooore ce mot) (et voilà, je me marre) bref, je vous laisse parce qu'il faut que je fasse le ménage et la bouffe pendant que mon mec boit une bière sur le canapé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais rassurez-vous, je ne vous laisse pas sans quelques savoureux "morceaux choisis" (dites-le avec l'accent anglais, c'est tellement cute) :&lt;br /&gt;Retrouvé dans un carnet :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Toute petite déjà ma conscience politique était formée, à l'inverse de ma conscience géographique. A tel point que je me suis longtemps étonnée que l'ouest soit à gauche et l'est, à droite. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la signification du vote dans l'inconscient collectif, exprimé par un enfant :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Dis papa, est-ce que Dieu existe ? &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Bin, en fait, il n'y a pas de certitude : pour ceux qui croient en lui, il existe, pour les autres, non. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Mais est-ce qu'il existe ? &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;- (explication bis, avec emploi de synonymes et d'exemples concrets)&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Mais alors, si personne ne sait, on a qu'à voter ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un passage magnifique dans un livre catégorie A+++ :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Fais gaffe avec moi hein, parce que je suis gentil !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachez que j'ai passé un très agréable moment en votre virtuelle compagnie, et que je compte bien vous revoir bientôt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-6964579677610441592?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/6964579677610441592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=6964579677610441592&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/6964579677610441592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/6964579677610441592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2008/06/imaginez-donc-un-titre-qui-vous-ferait.html' title='Imaginez donc un titre qui vous ferait plaisir'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/SEbU6dffuDI/AAAAAAAAABM/Tt4exP-mHeU/s72-c/P1010093.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-9115277186115160289</id><published>2008-03-12T21:27:00.003+01:00</published><updated>2008-03-12T21:56:14.532+01:00</updated><title type='text'>Escarpins</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/R9g-KeNyxpI/AAAAAAAAABE/1QAKT-AMiTc/s1600-h/P1010058.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/R9g-KeNyxpI/AAAAAAAAABE/1QAKT-AMiTc/s320/P1010058.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176956121292916370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà. J'ai un profil artiste-entreprenant. Même pas un profil historique, malgré mon nez en pente et mon menton en galoche. Du coup, comme je suis entreprenante, je viens d'envoyer tout le nécessaire à candidature pour une offre qui m'a fait "tilt" dans mon coeur, ouais. Advienne que pourra, comme disait Assurancetourix. Me voilà plongée dans une dynamique ahurissante, faite d'espoirs (putain, putain putain putain) et de doutes (merde... merde... merde). Mais retrouver une dynamique, voilà le petit truc qui me manquait. Ah et puis, pour être en accord parfait avec mon profil artistique, j'ai écrit mon mail de motivation en alexandrins. Chiche ?! Meuh non, j'ai créé une musique ternaire avec des paroles en l'air et j'ai envoyé le tout en pièce jointe. &lt;br /&gt;Bref. &lt;br /&gt;Sinon, il faut quand même reconnaître qu'il fait un temps de WC. Et en parler. Car en parler, c'est déjà l'accepter, un peu. Sauf que, quand je reçois le lundi matin, un mail avec plein de photos dingues de la demoiselle qui se passe 6 mois en Australie, c'est tout de suite plus délicat d'accepter sa condition de cadre presque dynamique sous la pluie devant son ordi. &lt;br /&gt;Samedi soir, c'était soirée fromages, vins, et musiciens. On a donc fait un blues en mi. Plus précisément, nous nous sommes emballés pendant une bonne demie-heure sur les paroles "aille gate the blues en mi... toufflé". Elle est belle, la jeune France. Jeune... Plus tant que ça. Quand je m'aperçois que le stagiaire est né en 1984, je me sens limite en détournement de mineur à ne serait-ce que CONSTATER qu'il est sexy. Et quand l'autre stagiaire me dit qu'elle est née en 1986, je sens mes rides et ma cellulite qui me crient dans l'oreille "nous voilààà". C'est peut-être pour ça qu'elle m'agace, la petite stagiaire, va savoir. &lt;br /&gt;Mais n'allez pas croire que je regrette les années qui passent. Ah ça, non. Pour retrouver le malaise de la vingtaine, il faudrait me payer. Voilà. Avez-vous vu "Thre will be blood" ? À part la présence de moustaches, ce film relève du film qui scotche. Que tu ne sais plus quoi dire en sortant de la séance tellemenT tu en as plein la tête, plein les yeux, plein les oreilles. Heureusement que ton mec est là pour te décrypter la relation entre religion et religion du fric, parce que toi, t'es même plus cap de penser. ça vient sûrement de là qu'on estime généralement que les hommes nous sont supérieurs. Ahah. La journée de la femme, je l'ai passée à table chez le père de mon cher et tendre, mysogyne au possible, avec la madre qui fait le service et qui se prend de mignonnes réflexions. Ah, la journée de la femme... Vaste connerie. Bon, je m'égare, d'autant que j'aurais aussi aimé raconter que j'ai récemment perdu mon père. On était au supermarché, et puis, après le rayon féculents, je l'ai plus vu. Donc maintenant, je vais profiter de tous les autres rayons, je vais aller boire un rayon de bière, me fumer une ultime clope rayonnante, et me blottir contre le rayon de soleil de ma vie, allez, tant qu'on est dans la cucuterie, autant dépoter un max. Je suis au taquet les gars, au taquet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois bien avoir quelques dialogues en stock... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la sagesse des plus petits que soi&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- "Et alors, tu as une amoureuse à l'école ?&lt;br /&gt;- J'en avais une, mais elle a déménagé à Orléans il y a un an.&lt;br /&gt;- Bin, tu dois être triste alors.&lt;br /&gt;- Oh, tu sais, dans la vie, il faut savoir se passer des gens." &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la synthèse&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Alors, dans ce livre, le héros a un oncle, ou un savant dans son entourage...&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Bon, disons un oncle savant.&lt;br /&gt;- Ah, bravo, magnifique !" &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi mettre à l'aise&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Dis, c'est quoi ton mail, déjà ?&lt;br /&gt;- c'est blabla@truc.fr&lt;br /&gt;- *rédaction d'un mail perso*&lt;br /&gt;- Ah d'ailleurs, pour info, le boss reçoit tous mes mails en copie.&lt;br /&gt;- *soupir*.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-9115277186115160289?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/9115277186115160289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=9115277186115160289&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/9115277186115160289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/9115277186115160289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2008/03/escarpins.html' title='Escarpins'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/R9g-KeNyxpI/AAAAAAAAABE/1QAKT-AMiTc/s72-c/P1010058.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-6842910411241849848</id><published>2007-12-20T15:57:00.000+01:00</published><updated>2007-12-20T16:43:26.269+01:00</updated><title type='text'>Happy Crispasme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/R2qMrrGyGYI/AAAAAAAAAA8/ekP89UmyQyE/s1600-h/P1010020.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/R2qMrrGyGYI/AAAAAAAAAA8/ekP89UmyQyE/s320/P1010020.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146080206157650306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bien bien bien. Sollicitation d'un rendez-vous concernant ma charge de travail éhontée qui me tue à petit feu doux sur l'autel de la Communication Républicaine. Remarque liminaire du patron : il faut absolument que tu apprennes à organiser ton travail. J'aime les blagounettes patronales. *soupir*. Bon. Comme dans les discussions classiques, maintenant que j'ai évoqué le travail, je passe au reste. Entre ma vue qui baisse, le froid qu'il fait, les kilos pris et la nouvelle passion de mon colocataire pour les cassettes passées dans mon vieux balladeur sans pile, je devrais bien vous dénicher un truc exceptionnel. Ah, en fait, non. Coup de fil d'une copine de primaire, 17 ans qu'on ne s'est pas vues. Habite en Bretagne, a un fils de 6 mois, est nounou, a épousé un chauffeur routier. Les chemins ont bien eu le temps de s'éloigner. Amusant de se raconter 17 ans de vie en 20 minutes au téléphone. Avec des échanges déroutants comme "ah, tes parents ont divorcé ?" "Oui, il y a 14 ans". Sinon, dans la série "mes amis sont formidables", ça ne manque pas de peps. L'une réinvente les chansons de pub (sa version de PoussMouss est prête à révolutionner le monde musical, et quand elle sort le futur Royco Soupe, je pense que je vous mets un lien). L'autre s'éprend d'une jeune américaine de Cincinnatti, je ne suis même pas sûre de l'orthographe, c'est vous dire si c'est paumé. Et pendant ce temps-là, on emmène Bigard voir le Pape. 2007 nous aura bien fait rire, tout de même. Vivement 2008. J'hésite entre deux résolutions : ne plus boire une goutte d'alcool (et la bière sera hautement considérée comme un alcool), ou ré-ré-réarrêter la cigarette. Ou pas. Ou rien. Ou juste, une année "chieuse", où je passerai mon temps à harceler mon colocataire pour qu'on ait un chat, même s'il est tellement allergique que la vue d'un chaton lui fait gonfler les yeux. Ou bien une année détective. Genre, tu suis tes voisins dans la rue, au fil de la journée tu changes, juste pour voir où ça t'emmène. Ou alors, une année d'inventions. La couverture à manches, dont on parle tant dans les cercles les plus fermés, c'est peut-être le moment de la sortir. Ou encore, une année d'engagements. Sauver le monde, ou en tout cas un bout de monde, mettons 10cm2, allez, pour un début quoi. Ou une année mystique : planter un arbre, me trouver un gourou et partir élever les chèvres pour faire du fromage. Bref, une nouvelle année, quoi. Et moi l'air de rien je vais avoir 27 ans et ça fait tout drôle parce que c'est l'avénement de la ride, des envies de bébé, alors que je veux juste aller vivre en Nouvelle-Zélande. Merde quoi. Ah, puis l'autre qui se casse bientôt passer 6 mois frisou en Australie, alors qu'on lui a DIT qu'il y a plein de bestioles super dangeureuses. j'comprends pas moi, cette envie d'aventure, de vie trépidante, de rencontres internationales. Franchement. On n'est pas bien, là, dans notre canapé avec quelques degrés sous zéro parce que le chauffage ne marche pas ? mmm ? Bon. Vous pourriez croire que je suis de mauvaise humeur, mais c'est absolument faux. Je suis au contraire d'une humeur exceptionnelle, parce que sur le point de résoudre deux grands mystères de l'humanité. Mystère numéro 1 : pourquoi les post-it finissent-ils par tomber, comme ça, paf, l'air de rien, un jour. Mystère numéro 2 : où la deuxième chaussette se cache-t-elle ? Hein ? Et pourquoi c'est toujours sur la dernière paire achetée que ça tombe, et pas sur la paire déjà effilochée ? &lt;br /&gt;Bref, vous l'aurez compris, je travaille activement à découvrir la réponse à cette question qui brûle les lèvres de tout un chacun : pourquoi la vie est mal faite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y penserai à Lisbonne, en soufflant mes bougies, et d'ici-là je vous salue bien bas car oui, je sais, vous êtes tout petits. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la subtilité des définitions.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Nan mais ton mec, il est ténébreux quoi. &lt;br /&gt;- Ténébreux ? Qu'est-ce que t'entends par ténébreux ? &lt;br /&gt;- Bin, ténébreux, brun ténébreux quoi. &lt;br /&gt;- Ah. Ouais. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des phrases qu'il faut savoir arrêter à temps : &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- T'es où là ? &lt;br /&gt;- A Saint-Ouen. &lt;br /&gt;- Mince. &lt;br /&gt;- Pourquoi ? &lt;br /&gt;- Bin parce que Saint-Ouen c'est pas pratique parce que c'est pas pratique quoi. &lt;br /&gt;- Mouais...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-6842910411241849848?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/6842910411241849848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=6842910411241849848&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/6842910411241849848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/6842910411241849848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2007/12/happy-crispasse.html' title='Happy Crispasme'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/R2qMrrGyGYI/AAAAAAAAAA8/ekP89UmyQyE/s72-c/P1010020.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-5476789078407482011</id><published>2007-12-09T21:01:00.000+01:00</published><updated>2007-12-09T21:30:13.710+01:00</updated><title type='text'>Air Thé Thé</title><content type='html'>C'est le coeur un peu lourd et les doigts pas mal crispés que je reviens par ici. Une certaine honte intime à délaisser ainsi cet espace, pourtant si sympathique... Chers lecteurs, si la lassitude de la mise à jour stérile de ma page ne vous a pas fait partir, re-bienvenus, voici les dernières nouvelles neuves d'ici et d'ailleurs, et surtout de moi-même, car j'en connais un rayon sur ce sujet-là. Tout d'abord, je vous laisse reprendre votre souffle après la nouvelle qui va suivre : j'ai acquis un sapin de noël. Oui. C'est dingue, j'en conviens. C'est un pas de plus vers la vie d'adulte, quoi. Mon premier sapin à moi, juste à moi (enfin, à nous, mais sur mon initiative, j'insiste et j'assume). En 9 ans de vie hors du nid parental, je me lâche enfin niveau sapin de noël. Je ne sais pas si c'est lié aux rêves où je perds ma peau, ou autres amusements de ce style, mais visiblement je mature, messieurs dames. Et je l'ai décoré ! Mais oui ! Astucieusement, qui plus est, car j'ai acheté 60 mètres de bolduc blanc et ai réalisé pas mal de frisouilles disposées désormais sur les petites branches. J'ai craqué au bout de 20 mètres, ce qui fait qu'il reste 40 mètres à utiliser, si quelqu'un est preneur... En revanche, petite déception : il ne sent rien. Rien du tout. Je n'ai plus qu'à acheter un pschittt odeur sapin de noël. Mais finalement, non. Il ne faut pas aller trop loin non plus, sinon je ferai quoi, dans vingt ans ?! Rien à voir, mais je ne sais pas si ça vous fait la même chose : qu'est-ce que c'est retors, le temps qui passe, vindiou. J'ai des tas de projets et d'envies, et j'en réalise, allez... 5%. Oui, ce doit être commun à tous ceux qui ont du projet et pas de talent... mais c'est pas ce que l'on fait de plus rigolo. Gestion de la frustration, quand tes semaines se passent au boulot et que le WE la bonne crève de derrière les fagots se décide enfin à te tomber dessus, histoire de te pourrir ton moment de liberté gagné à la sueur de ton front et à la faible lueur de l'écran... Du coup, c'est enfiévrée que j'ai vu Henri Texier et ses invités aux Nuits des Musiciens hier soir. Un moment musical d'un tel niveau que les mots formidable ou merveilleux semblent petits. Rarement il m'avait été offert d'entendre une telle prouesse, un tel ensemble, un truc qui te scotche vraiment en somme... L'homme avec qui je partage ma vie, mon appartement et depuis peu, un sapin de noël, a même battu la mesure et secoué la tête, ce qui est un signe de grande (gigantesque) qualité. &lt;br /&gt;A part cela, je dois noter au compteur de très belles retrouvailles avec mon ancien coloc montréalais, retrouvailles ponctuées d'expressions et d'accent québécois. Et un bien bon week-end lillois avec la cigogne, qui connaissait le potchlevetch ou un truc du genre, et qui sait presque le prononcer. On a traversé la ville de part en part (du moins dans les rues qui nous attiraient l'oeil). Très rapidement, j'ai pu me repérer géographiquement grâce au Body Shop. Pour respecter l'esprit et la dignité d'un véritable WE entre amies, nous avons dormi dans l'hôtel de la gare à côté d'un sex-shop, dégusté les bières locales, mangé les plats les plus gras, baladé nos trombines à travers les rues et fait les boutiques. J'ai craqué au Body Shop, donc, et la cigogne a eu la subtilité de me laisser seule quand la vendeuse m'a proposé la carte "fidélité" ou autre. J'ai cru que ça baissait ma facture mais non, ça l'augmentait. Bref. Apprendre à dire "non" peut être un bon challenge pour mes 27 ans, je pense. Et surtout, et c'est là le plus beau, nous avons vu le film le plus mauvais de tous les temps. Et oui !!! Et à travers cette critique facile de cette oeuvre minable, c'est la politique actuelle et le gouvernement non moins actuel que je fustige, bien sûr. Comment peut-on accepter de financer une telle ineptie ? Comment peut-on se dire dialoguiste quand on prévoit des passages "muets" à chaque moment "un peu" clé ? Et quand on sort pour toute blaguounette "l'amour c'est comme la moquette, ça s'use" mmm ??? Je pose la question, car c'est une vraie question... Et comment peut-on assumer d'être comédien(ne) quand on a autant de charisme qu'une endive cuite ? Bref, n'allez pas voir &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce soir je dors chez toi&lt;/span&gt; vous risqueriez de ressortir un peu énervés. Enfin, sauf si vous voulez étudier les stéréotypes et autres pensées toutes faites. Et encore, louez le DVD, vous pourrez sauter les longueurs.  &lt;br /&gt;Voilà. Sur ce déversement de bile et de vilenie, je vais continuer d'écouter un très bon album (le dernier Stacey Kent, pour ceux que ça intéresserait) et m'en aller me coucher, histoire de redémarrer la semaine en forme, hein... &lt;br /&gt;Et, c'est terrible, ça fait tellement longtemps que je n'ai même pas de dialogues amusants à vous offrir. Vivement 2008. Pour être cohérente, je ne mets pas d'images. Je sais, je suis cruelle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-5476789078407482011?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/5476789078407482011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=5476789078407482011&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/5476789078407482011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/5476789078407482011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2007/12/air-th-th.html' title='Air Thé Thé'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-9091633145837690228</id><published>2007-09-26T20:56:00.000+02:00</published><updated>2007-09-26T21:40:26.611+02:00</updated><title type='text'>Circulez y'a rien à voir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RvqrzBqV_dI/AAAAAAAAAA0/wY8b1ZrRfj8/s1600-h/P1010027.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RvqrzBqV_dI/AAAAAAAAAA0/wY8b1ZrRfj8/s320/P1010027.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114589219940335058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bon oui d'accord, je fais preuve d'un consciencieux absentéisme ces derniers temps. Mais tout compte fait, par amour de mon prochain, et surtout de mon prochain lecteur, je m'suis dit que je pourrais quand même faire un petit effort. Tenez, par exemple, j'étais embêtée, parce que j'avais dans l'idée de vous raconter mes vacances, mais un interdit géant s'est dressé comme un seul homme devant moi, fier comme Néron et dur comme du béton armé, m'assènant cette vérité plutôt dure à digérer, à l'instar de bien trop de vérités d'ailleurs : "les récits de vacances, quand t'es pas parti à l'aventure à l'autre bout du monde, c'est quelque peu chiantissime". Misère. Mon sujet qui tombe à l'eau, tel un scoop éventé, telle une naïade motivée, tel un sujet qui fait flop quoi. Ceci dit, à part le pot d'échappement qui se divise en deux entre Tarragona et Miami Platja, j'avoue qu'il n'y a rien eu de complètement palpitant. On a ri, on a fait du camping à Grenade et à Cordoue (comprendre : nous avons dormi sur un sol caillouteux sur lequel les sardines ont cassé leurs dents et nous notre dos), on a visité plein de chouettes Burger King et on a fait des parties de Uno interminables et rageusement complexes, mais sinon, je vous passe le couplet sur les bains de minuit, le soleil sur l'eau, l'eau dans la mer et les petits poissons rigolos dans l'eau, parce que ça a quelque chose d'indécent par les temps qui courent. &lt;br /&gt;Passons donc à la suite, soit aux projets complètement dingues qui nous animent le soir venu, mon cher-et-tendre et moi-même. Faire de la musique, tout plein, mais tant que j'écrirai des paroles misérables, c'est pas gagné (un extrait plus bas pour vous  sensibiliser à l'ampleur du désastre). Installer un aquarium dans la vieille télé années 70. Puisqu'on ne l'allume jamais, autant la doter d'une certaine utilité, voire d'une certaine noblesse, parce que des télés aquariums, j'en connais peu, et j'ai hâte de voir ça de mes propres yeux marrons, yeux de cochon. Et enfin, préparer un séjour de 6 à 9 mois en Nouvelle-Zélande, histoire de voir si à l'autre bout de la terre les gens savent qui est Notre Président. C'est l'unique motivation, bien sûr, parce que les paysages à tomber sur le derrière et l'aventure à l'étranger, c'est pas trop notre truc.&lt;br /&gt;Et à part ça, me direz-vous car vous trouverez la récolte bien maigre et n'aurez pas forcément tort. Et bien, à part ça : I did it comme dirait Nike, j'ai participé à la course de 6,5 kms reliant un point à un autre avec 12000 autres femmes et des brouettes, et j'ai ressenti, au contact de toutes ces coureuses et de la foule en délire, ce que doit se dire tout grand sportif au milieu de l'effort récompensé : "putain, c'est cool!". Je me suis presque sentie pousser des ailes, galvanisée que j'étais de courir en pareille compagnie, mais c'était juste une illusion comme dirait  &lt;br /&gt;Jean-Louis Aubert, parce que les courbatures des jours suivants étaient loin d'avoir des ailes, si je puis m'exprimer de la sorte. &lt;br /&gt;Je puis ? Formidable ! &lt;br /&gt;Bon et puis, projet entre tous les projets, j'ai décidé de continuer à arrêter la cigarette. Ayant pitoyablement échoué au test des vacances sans nicotine, je passe les rattrapages. ça mûrit tranquillement, tenez justement, en allumant une clope après la course, je me suis dit "rha c'est con quand même". Mais j'y crois à fond. Je vais de nouveau avoir une excuse pour être toute speed, pour rester polie et bilingue, et c'est tout de suite vachement plus confortable. &lt;br /&gt;Ah et sinon, nouveauté neuve, nouveau poste pris le 3 septembre. Ah, elle me manque, la boîte d'avant! Plus de patron au cigare qui vous enfume le cerveau, plus de secrétaire qui met son disque dur en pièce-jointe dans ses mails, plus de femme de ménage qui vient discuter de la Nouvelle Star en se plaignant de son dos pendant que vous essayez de finir un truc urgent... Mais bon, plus de grosses rigolades non plus, plus de restau le midi et plus de bataille de photos déformées... Enfin, c'est pas grave, j'ai laissé une trace de mon passage : un lierre qui s'étend de plus en plus. L'objectif secret : étouffer le patron avant la fin 2010. &lt;br /&gt;Adieu la stragique, en somme. Je n'aurais plus que les bons côtés du midi, parce que, pas folle, j'ai choisi un nouvel emploi à trois pas et demi de l'ancien. Dans la vie, il faut être stratégique, je serai très ferme sur ce point. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques extraits d'amusement de la galerie (piètre moisson de dialogues, ma mémoire étant trop mauvaise...)&lt;br /&gt;Lu dans le journal à propos de Notre Président : &lt;br /&gt;"On pourra bientôt lui attribuer une anecdote sur Ceaucescu, à savoir qu'on risque de l'entendre en branchant son fer à repasser."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'avenir de la chanson française, en avant-première : &lt;br /&gt;"La vache pète&lt;br /&gt;Le monde rote&lt;br /&gt;Et la mer pleut." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On fait ce que l'on peut, hein. J'aimerais pouvoir arguer d'un moment d'ivresse, mais je crois que ce serait mentir, et je m'y refuse. Sur ce point également, je serai très ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un brin de sagesse pour remonter le niveau : &lt;br /&gt;"Il y a des moments où il ne faut pas croire ce que l'on nous dit. Malheureusement, ils ne sont pas différents de ceux où il faut le faire."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-9091633145837690228?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/9091633145837690228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=9091633145837690228&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/9091633145837690228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/9091633145837690228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2007/09/circulez-ya-rien-voir.html' title='Circulez y&apos;a rien à voir'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RvqrzBqV_dI/AAAAAAAAAA0/wY8b1ZrRfj8/s72-c/P1010027.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-5815327762913130358</id><published>2007-08-19T19:29:00.000+02:00</published><updated>2007-08-19T19:42:31.840+02:00</updated><title type='text'>Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/Rsh_4cE1qiI/AAAAAAAAAAs/K0ZhNOYc66o/s1600-h/P1010043.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/Rsh_4cE1qiI/AAAAAAAAAAs/K0ZhNOYc66o/s320/P1010043.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100467185582975522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est pas le tout d'être en vacances pour presque deux mois, il s'agit également de contenter un lectorat nombreux, puissant et influent, en vous refilant un texte écrit il y a trois ans, pour un concours lancé par "A nous Paris", et que j'ai bien entendu perdu. Mais je tenais à vous faire profiter de cette oeuvre enfouie, parce que les vacances ça sert aussi à désenfouir, nom d'une pipe. &lt;br /&gt;Vous le constaterez aisément, on sent dans ces lignes toutes la jeunesse fougueuse de l'auteur, et on se marre, évidemment. En attendant, je retourne au rythme espagnol pour faire de la musique avec un forçat de l'informatique, en remerciant au passage l'hôtel d'à côté, qui n'a pas sécurisé son Wifi. &lt;br /&gt;Et une petite photo pour vous rappeler qu'il n'y a qu'en France qu'il fait un temps de cochon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«- Je t’aime.&lt;br /&gt;- Pourquoi…&lt;br /&gt;- Il y a besoin d’un « parce que » ? &lt;br /&gt;- Pas d’un, Marc… &lt;br /&gt;Je me lève. Il ne faut pas qu’il voie mon visage exaspéré, ça le fatigue. Tout le fatigue. Même de dire « parce que » plus sujet - verbe - compliment. On nous avertit rarement des envies d’homicide volontaire que peuvent susciter trois années de vie commune. Celui qui a dit que l’amour dure trois ans avait raison, le con. &lt;br /&gt;Pendant que je réfléchis à travers la vitre – ce n’est pas la nuit qui porte conseil, c’est la vitre, sachez-le – le futur cadavre a déplié le Monde. Il prend son air concentré derrière son grand journal froissé. Quelle contenance !  C’est formidablement bien pensé, Le Monde. Au niveau sonore, j’entends. Impossible d’ignorer le lecteur du journal-qui-donne-l’estampille-intellectuelle, lorsqu’il se trouve à moins de 10 mètres, configuration spatiale que l’on retrouve fréquemment, à Paris. C’est un peu comme le label rouge, l’appellation d’origine contrôlée, version humaine. On ne peut pas se méprendre sur la marchandise, Monsieur lit le Monde ! Quand on choisit son futur époux dans le métro, ce sont des signes ostensibles de culture que l’on prend en considération. Que j’ai pris en considération, en tout cas. Quand Marc m’a abordée dans le métro, il avait bien remarqué que j’avais noté le coup du Monde. Moi 20 ans, sortant de la fac, lui 25. &lt;br /&gt;- On se connaît, non ?&lt;br /&gt;Et le pire, c’est qu’on se connaissait, effectivement. Déjà croisés en soirée. Zi anecdote racontée trente mille fois depuis… « Le coup du destin », comme il le poétise si bien, et puisque je m’appelle Amélie, forcément, je l’attendais plus ou moins, le bidule qui changerait ma vie. &lt;br /&gt;Il m’a proposé de le rejoindre à une soirée au bois de Boulogne, et puis j’ai accepté, parce que j’avais l’âge où on est prête à accepter beaucoup de choses pour croire que la vie est un film, un roman, une chanson, un truc spécialement dédicacé à nous-mêmes, oui, si, promis, assurément. Une affaire de choix à mener rondement, et des coups du destin à reconnaître prestement. A priori, je n’étais pas douée pour les rondement et prestement sus-mentionnés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est allés à la soirée sur son scooter, je me sentais très Poulain, mais j’allais vite constater que j’étais plutôt classée dans la catégorie pouliche. Cette soirée, incroyable, un truc de branchés-friqués parisiens dont je me suis longtemps souvenue avec un sourire en coin. Marc a tenté de nouer des conversations intéressantes avec ses très nombreux amis, fais-moi passer ton CV demain, on s’appelle par nos initiales, c’est formidable, sympa, très sympa cette soirée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mémorable, en effet… Les hommes me regardaient, étonnés sans doute de ne pas m’avoir vue avant, surpris surtout de constater que Marc me connaissait, lui. Difficile de ne pas comprendre rapidement qu’il avait une réputation de looser. Ca me plaisait bien, ce concept, à l’époque. Les mecs qui ont des failles, les torturés intellectuels timides et patauds, ceux qu’on méprise dans les soirées que je méprise, ça me chavirait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Attention, la lune s’est posée sur votre bouche. &lt;br /&gt;Je n’y crois pas. On ne peut pas sortir un truc pareil, c’est du trentième degré. Hésitante, je me retourne. Je lui souris vaguement. Il doit lire Le Monde, lui aussi, c’est inévitablement du trentième degré. Echange de regards. Il m’embarque avec sa tchatche, me propose moult breuvages, et dégote même un brugnon juteux qui me coule le long du cou, j’ai l’impression d’être une pub. Marc est penaud, il nous surveille du coin de l’œil. Le mec a la trentaine, il s’y connaît en blagues et compliments pour pouliches, il ne me lâche pas d’une semelle, il étale son compte en banque, fait briller ses dents et son esprit. Du grand Homme. Il me dit qu’il a envie de lécher l’intégralité de mon corps pendant au moins un mois. Juste ne faire que ça. &lt;br /&gt;-Même pas une partie de tennis ? &lt;br /&gt;-Même pas…&lt;br /&gt;L’Homme n’a pas compris que ma robe échancrée ne recouvrait pas uniquement un entre-jambe prêt à l’emploi, mais également un cerveau capable d’ironie et d’humour glacé et sophistiqué. L’Homme est magnifiquement prévisible. Il cherche à m’embrasser. Je le repousse. C’est con, un homme. Ca joue le petit garçon effaré par votre beauté, ça reprend forme humaine quand ça vous fait esquisser un sourire, et là, inévitablement : « on tourne chérie, il faudrait penser à m’embrasser, j’ai réussi le grand chelem, là ». Vexé par mon refus, il change de tactique et déblatère sur Marc, joue la comparaison. J’attends qu’il sorte son engin, on va mesurer, ce sera rigolo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charmant. Tellement classe que je retourne vers Marc, fatiguée de ces jeux de séduction où le perdant est toujours le même : la nana qui croit que c’est pour elle, ces arrangements de compliments, alors que c’est un pack destiné à toutes celles qui sont potentiellement à d’autres, toutes celles qui donnent envie de baiser. Et à 20 ans, on est nombreuses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pour ça que j’avais choisi Marc. Pas de baratin. Pas de comparaison. Seulement, au bout de trois ans, le baratin commence à manquer cruellement. C’est ce que je lui dis, ce soir, quand je lui annonce que je pars avec un autre. Que j’ai envie d’être futile, superficielle, de jouer ce rôle  pendant les quelques années où je suis encore potentiellement attirante. Que j’ai envie de profiter des émulations spirituelos-romantiques que je suscite chez l’autre. Que j’ai envie de rejouer les dés de son fameux « coup du destin ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blafard derrière son grand journal froissé qu’il tient de tous ses doigts crispés par le choc, il déglutit un grand coup avant de demander, d’une voix rocailleuse : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« -Qui ?&lt;br /&gt;- Celui qui est capable de trouver dix mille « parce que » à la seconde. &lt;br /&gt;- … Je le connais ?&lt;br /&gt;- Oui… C’est toi, en mieux. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-5815327762913130358?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/5815327762913130358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=5815327762913130358&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/5815327762913130358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/5815327762913130358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2007/08/un-tiens-vaut-mieux-que-deux-tu-lauras.html' title='Un tiens vaut mieux que deux tu l&apos;auras'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/Rsh_4cE1qiI/AAAAAAAAAAs/K0ZhNOYc66o/s72-c/P1010043.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-7307703478270512036</id><published>2007-06-21T19:40:00.000+02:00</published><updated>2007-06-21T20:19:29.414+02:00</updated><title type='text'>Militantisme pour un avénement express de la Saint-Glinglin</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RnrBHtC51LI/AAAAAAAAAAk/eJ9FOtshezU/s1600-h/P1010097.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RnrBHtC51LI/AAAAAAAAAAk/eJ9FOtshezU/s320/P1010097.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078583867908674738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, &lt;br /&gt;Jouvencelles, jouvenceaux, &lt;br /&gt;Pucelles, puceaux, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'infime honneur de reprendre le clavier parée des excuses les plus &lt;br /&gt;dignes et les moins affriolantes possibles : &lt;br /&gt;J'ai eu du travail - oui ! &lt;br /&gt;J'ai eu une machine à laver et un robot-qui-fait-tout - aussi !&lt;br /&gt;J'ai eu la trouille de reprendre les touches - et si ! &lt;br /&gt;Et ce pour deux raisons, voire trois si on pousse un peu mémé dans les orties. &lt;br /&gt;La première c'est qu'après le 6 mai j'ai eu plein de doutes plein de questionnements plein de peine, aussi, parce que dans politique il y ah hic et là c'était un gros. Du coup, j'aurais voulu me rendre utile ou faire un texte politique incroyablement débordant, de tout plein de pensées d'interrogations et de finesse (allez !) pour apporter ma modeste pierre à l'édifice. Alors j'ai lu, j'ai écouté, j'ai regardé. Tout ça pour quoi ? Pour me dire "Et puis non". Je réalise que je ne veux pas que cet espace soit politique, parce que ce serait nettement moins rigolo et moi dans la vie j'aime ça, rigoler, ah oui ! &lt;br /&gt;La deuxième raison, c'est que je défie tous les grands gros gras fumeurs qui se respectent d'arrêter de fumer et de continuer à écrire sur l'ordi. C'est pas que l'inspiration soit dans la nicotine, non... Mais sans doute dans les volutes bleues et grises, qui font désormais défaut. &lt;br /&gt;La troisième, c'est très con : va raconter le bonheur, toi. hein. Bin là ! Ah là, on fait moins le malin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. &lt;br /&gt;En attendant, les nouilleries habituelles ont continué, avec une tentative totalement  râtée de séance d'UV. Il s'agit de ne pas oublier qu'on est claustrophobe, quand on rentre là-dedans. J'ai donc fort péniblement gâché un quart d'heure à flipper de ne pouvoir réouvrir le boîtier géant, ou que la vitre casse et que mes fesses se retrouvent en contact un peu trop direct avec les néons à 2356 degrés. Tout ça pour finalement quoi ? Chopper un coup "d'UV" des familles, doublé d'une réaction allergique au "soleil". Charmante expérience, donc. Quand je pense que j'ai dû acheter les petites lunettes débiles. Rha. Va nager avec ça, tiens. &lt;br /&gt;L'autre nouillerie, la voilà. Votre humble servitrice a croisé il y a quelques jours un "ex", incroyable nous sommes voisins, comme c'est fou comme c'est dingue qu'est-ce que tu deviens pardon si j'ai été con viens on va passer chez moi je t'offre un dernier verre ah merde j'ai tout rendu mon gin dans la bassine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moralité : je préfère la bière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs et par devers-moi, je voudrais lancer un grand concours pour l'avénement de la Saint-Glinglin. Oui. On m'attaque violemment dans un blog pour mon inactivité crasse. Soit. On m'accuse de n'écrire qu'à la Saint-Glinglin. Bien. Je sollicite donc humblement votre concours pour m'aider à retrouver l'inspiration. Je vous invite à me laisser des thèmes à traiter (mots, groupes de mots, même les adjectifs sont acceptés, c'est vous dire si je suis cool). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, je vous salue bien bas, la fête de la musique a commencé et je ne veux pas louper les petits adolescents boutonneux qui font du rock trash métal en bas de chez moi, car ce goût de lycée ne revient pas souvent. A l'époque où mon ptit copain jouait dans un groupe nommé les biftecks moizis et qu'on avait des docs bleues en velours et des pantalons rouges. Ah ! Ah...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vite, donnez-moi vos sujets où je vous mets les textes des bifteks dans le prochain post et croyez-moi, c'est intense !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-7307703478270512036?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/7307703478270512036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=7307703478270512036&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/7307703478270512036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/7307703478270512036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2007/06/militantisme-pour-un-avnement-express.html' title='Militantisme pour un avénement express de la Saint-Glinglin'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RnrBHtC51LI/AAAAAAAAAAk/eJ9FOtshezU/s72-c/P1010097.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-8850045615352501361</id><published>2007-04-01T23:09:00.000+02:00</published><updated>2007-04-02T00:37:48.116+02:00</updated><title type='text'>Interpolations</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RhAycrid7EI/AAAAAAAAAAc/TqShqoDSmNY/s1600-h/P1010006.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RhAycrid7EI/AAAAAAAAAAc/TqShqoDSmNY/s320/P1010006.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5048590650587343938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Avec leur heure supplémentaire, on est perdus. Tenez, à l'heure où je vous parle il est déjà vingt-trois heures quarante quatre alors que si je vous avais parlé il y a seulement neuf jours il ne serait que vingt deux heures quarante quatre et je crois que je me sentirais mieux, par extension. &lt;br /&gt;Cela étant, il a fait bien beau aujourd'hui et c'est toujours agréable, bien plus que d'attendre le bus vingt cinq minutes sous la pluie vendredi matin, je vous l'accorde sans broncher, et sans parapluie. &lt;br /&gt;Mais s'il avait fait bien beau il y a neuf jours, je crois que ç'aurait été encore mieux, par extension aussi, mais moins. &lt;br /&gt;Je n'arrête pas de recevoir des faire-parts de mariage (enfin, deux) et, chose amusante, ils sont tous deux très semblables. Notamment dans la laideur. Après, au niveau cucuterie, le premier reste mon préféré. Il énonce, dans une sorte d'épitaphe pré-maritale, "aimer n'est qu'un mot, jusqu'au jour où l'on rencontre la personne qui vous en fait comprendre le sens". Sachant que ce faire-part est celui de mon premier amour, qui se marie, donc, et pas avec moi, sinon je n'aurais pas reçu le faire-part, je l'aurais envoyé (nuance, et de taille), j'ai ri. Ce serait amusant d'envoyer un petit mot pour répondre à l'invitation, et de demander innocemment des explications vaseuses sur ce dicton faire-partesque. Avec, pour preuve, de vieux post-it déclaratifs et définitifs du style "je t'aime pour toujours" écrits en lettres de sang. Ah et puis, dites, c'est tout un vocabulaire, ces faire-parts, pour réussir à comprendre à quel point tu es invitée. A la cérémonie ? Au vin d'honneur ? Au dîner ? Vivement les enterrements, ce sera plus simple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nan sinon, c'est drôlement bien, le printemps. Je suis pour. &lt;br /&gt;On trouve de tout, au printemps (celui sans majuscule, hein), et même une Remington en parfait état. On s'est dit que pour écrire la liste des courses, c'était exactement ce qu'il nous fallait. En revanche, il me manque encore un rideau de douche digne de ce nom. Je suis entrée dans une phase de conflit intense avec l'actuel pas plus tard que cet après-midi. Et ça, malgré l'heure en moins - ou en plus, selon l'espace temporel où l'on se situe, bien entendu - c'est vous dire le niveau de la crise sur l'échelle de Richter. Le contexte est simple comme bonjour. Je voulais me détendre après un passage délicat au lavomatic. Et avant l'étape plus subtile encore de l'étendage de 7 tonnes de chaussettes sur 3 malheureux fils. Or, parfois, je ne sais pas quelle mouche me pique, mais j'ai la folle idée de prendre une douche pour me détendre. Erreur. Car le rideau de douche en tissu est le pire ennemi de la femme. Après les rides, bien entendu. Ce stupide machin est attiré par la chaleur de l'eau et vient mesquinement se coller contre la peau. Donc, quand je tente d'éradiquer toute substance pileuse de ma surface personnelle, il s'ensuit une lutte sans fin entre le rasoir, le savon, le jet d'eau, le rideau et moi. Oui nan parce qu'une fille normale SAIT gérer la simple triplette "rasoir + savon + jet d'eau". Mais avec le rideau qui vous assaille en même temps, c'est tout bonnement im-po-ssible. &lt;br /&gt;Après avoir proféré un nombre d'insultes équivalent à la dette du tiers-monde, et cela m'ayant immédiatement rappelée à la réalité cruelle de notre univers, je suis ressortie de la douche éreintée, sacrément en pétard, et  "à peu près" épilée. Détendue comme il se doit, donc. Sans compter que le patch à la nicotine ne voulait plus bien adhérer à la surface de moi-même et que j'ai donc élaboré un fort astucieux bandage tout à fait esthétique. Et avec tout ça, j'étais en retard au lavomatic. &lt;br /&gt;Du coup, je me suis dit qu'il me serait difficile d'assumer des responsabilités, des vraies, genre présidente de la République ou dresseuse de manchots. Voilà. En une heure, j'ai foutu ma vie en l'air. &lt;br /&gt;Avouez que s'ils ne nous avaient pas rajouté cette heure, ou enlevé, cf. paragraphe précédent, je n'en serais sans doute pas là. Je vais donc de ce pas engager une procédure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, sinon, qui peut m'expliquer pourquoi le monsieur dans le métro a écrasé mon bouquet de fleurs intentionnellement en voulant m'empêcher de descendre ? Toute réponse sera la bienvenue, de mon côté je reste perplexe. Et en ces temps agités, il fait mauvais être perplexe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, le printemps nous offre de bien belles perles à glaner, telle la mouette au-dessus de l'huître :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rencontre au bar, propice aux inventions : &lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Va boire là-bas si j'y suis ! &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon tout petit frère a de l'humour : quand je demande à ma génitrice quelle est la suite de "bis" et "ter", il répond : &lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Bin... Bis, ter... et boule de gomme ! &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des confusions alarmantes, devant une toupie lumineuse : &lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Faut pas regarder ça trop longtemps sinon tu deviens hémiplégique. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des aveux émouvants : &lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Le lit, c'est un peu le bac à sable des grands. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est complètement vrai, d'autant que je finis par être inquiète des positions prises pour dormir. Je crois que même le kama-sutra ne saurait qu'en faire. Bref, comme je le disais l'autre soir, en me faisant piquer le taxi par deux jeunes hommes, "le monde part à vau l'eau". Heureusement, il y en a d'autres. &lt;br /&gt;Des taxis, hein.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-8850045615352501361?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/8850045615352501361/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=8850045615352501361&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/8850045615352501361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/8850045615352501361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2007/04/interpolations.html' title='Interpolations'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RhAycrid7EI/AAAAAAAAAAc/TqShqoDSmNY/s72-c/P1010006.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-6095336868117625496</id><published>2007-04-01T22:50:00.000+02:00</published><updated>2007-04-01T23:09:07.985+02:00</updated><title type='text'>Aimer tue</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RhAeuLid7DI/AAAAAAAAAAU/wjkxxzUdXMs/s1600-h/P1010068~.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RhAeuLid7DI/AAAAAAAAAAU/wjkxxzUdXMs/s320/P1010068~.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5048568961002499122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Aimer crée une forte dépendance, ne commencez pas. &lt;br /&gt;Aimer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage. &lt;br /&gt;Votre médecin ou votre pharmacien peuvent vous aider à arrêter d'aimer.&lt;br /&gt;Aimer pendant la grossesse nuit à la santé de votre enfant.&lt;br /&gt;Protégez les enfants, ne leur faites pas respirer votre amour.&lt;br /&gt;Les amants meurent prématurément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en plus, il n'y a pas de patchs. &lt;br /&gt;Comme quoi, faut vraiment être fou pour être amoureux. &lt;br /&gt;Du coup, j'ai arrêté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fumer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-6095336868117625496?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/6095336868117625496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=6095336868117625496&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/6095336868117625496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/6095336868117625496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2007/04/aimer-tue.html' title='Aimer tue'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_xxulF1_fWAw/RhAeuLid7DI/AAAAAAAAAAU/wjkxxzUdXMs/s72-c/P1010068~.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-3510077526867350903</id><published>2007-02-16T11:00:00.000+01:00</published><updated>2007-02-16T11:07:51.931+01:00</updated><title type='text'>Star</title><content type='html'>Je vais en recommencer un autre parce que je suis incapable de me concentrer sur autre chose que moi pendant plus de trente secondes. Alors parlons de moi. Qui suis-je, que fais-je, que veux-je, d'où viens-je, où vais-je, que se cache-t-il donc derrière ce regard de glace, ce coeur de feu, ces mains de feu, ces pieds de marbre? Que n'attends-je donc pour répondre aux question que le monde se pose, que le nouveau monde, devrais-je dire, se pose depuis l'avénement de moi, depuis ma naissance ? Sais-tu que tu fais partie d'une espèce forcément en voie de disparition, celle qui a connu l'ancien monde, le monde sans moi ? Te souviens-tu que c'est depuis ma naissance que tu as tout connu, et non avant ? D'ailleurs je suis persuadé que tu as oublié tout avant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà ce que je suis un révélateur, non un modèle, encore moins un exemple, reproduire ce que je fais ou dis avec d'autres personnes que moi serait dangereux pour toi d'abord évidemment, mais pour les autres ensuite... mais tu le sais très bien, et ce n'est pas dévalorisant que de dire cela, c'est un fait, c'est la vérité, la terrible vérité, la vérité nue. Et nous savons depuis toujours que la vérité nue n'a jamais existé, c'est pour cela qu'il ne faut pas trop la répandre ici-bas. Je vois dans tes yeux qui lisent ces lignes, je vois beaucoup de choses, une étincelle qu'on ne connait que très rarement, une vision, celle du plaisir et du bonheur, qu'on n'approche pas souvent, c'est normal, je reconnais cela, c'est une sorte de marque de fabrique. La société en fera ce qu'elle voudra, je m'en fiche, je suis là, j'y reste, et je répands de l'hydromel, je le donne, je l'offre, j'en fais don à l'humanité, aux restes du monde, sans restriction. Je suis comme cela, je ne compte pas, je vais à fond dans les choses, tête baissée, ne craignant rien ni personne, si ce n'est moi-même finalement. Qui peut être mon meilleur ennemi, mon pire ami que moi-même, qui peut vraiment me reprocher de vouloir tout donner, rien lacher évidemment, mais je laisse même ma signature aux plus démunis, aux déshérités maintenant, qui peut me faire quoi que ce soit. je suis déjà allé plus loin que beaucoup et je ne fais que commencer, je ne suis pas une étoile filante, une comète, quelque chose de passage, je suis un astre, et je brûlerai jusqu'à extinction des feux. Je ne demande qu'à être accompagné d'une pluie d'étoiles, plus uniques les unes que les autres, et qui reflète chacune une partie personnelle de ma lumière. Voilà j'offre ma lumière pour les faire briller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et mon élan m'emporte dans une mégalomanie véloce, furieuse, passionnée, sans objet ni raison, parce que "mais putain qu'est-ce que c'est bon, de perdre la raison, de péter les plombs!!!" C'est ça le programme, allez zou c'est parti!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Finalement, on ne connaît jamais vraiment ses amis... Lui, il serait cap' de conquérir l'Elysée juste pour nous faire marrer... Tiens, bonne idée, parce que l'autre là, il ne va pas me faire rire longtemps... Puis t'es blond, ça fait longtemps qu'on n'a pas eu de Président blond, finalement. Allez, tu voulais justement changer de job, allez quoi, du nerf ! &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-3510077526867350903?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/3510077526867350903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=3510077526867350903&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/3510077526867350903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/3510077526867350903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2007/02/star.html' title='Star'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-117079774141525589</id><published>2007-02-06T21:58:00.000+01:00</published><updated>2007-02-06T22:43:03.050+01:00</updated><title type='text'>Karaoké</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1086/1888/1600/1766/pit_filtered_filtered.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1086/1888/320/50299/pit_filtered_filtered.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est vendredi soir. &lt;br /&gt;Il n'est pas loin de minuit, un peu avant ou un peu après, tout ça n'a pas beaucoup d'importance. &lt;br /&gt;Je titube un brin. &lt;br /&gt;Il fait un peu froid alors je presse mon pas titubant. &lt;br /&gt;Je souris encore de cette soirée dans un karaoké-restau chinois, lieu improbable, où elle est partie chanter Dalida sous les applaudissements de la foule, lâchant ses grands cheveux blonds pour le plaisir des grands et des petits. &lt;br /&gt;Je souris en titubant un tout petit peu. &lt;br /&gt;Aux fenêtres, des lumières, dans la rue, des phares, des rires. &lt;br /&gt;Sur le trottoir, une couverture.&lt;br /&gt;Et puis, sous la couverture, quelqu'un. &lt;br /&gt;C'est drôle, je ne souris plus du tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A croire que les saloperies de la vie des autres vous gâcheraient la soirée. &lt;br /&gt;Alors non, surtout pas, on oublie, vite vite rentrer, au chaud, se glisser sous la couette, l'immense couette dont mes pieds ne dépassent même pas, se coller contre son corps, et partir rêver. &lt;br /&gt;Le lendemain, partir, de façon plus prosaïque, faire les soldes pour le deuxième round de shopping annuel. Putains de bières j'ai du bide. Arf. Donc c'est décidé, j'arrête la bière pendant un mois et me consacre uniquement au vin. Plus facile à prendre, comme décision, que de changer le monde. Eternel balancier, entre je m'en foutisme et conscience trop aigue, pointue du genre qui coupe. Balancier entre humanisme et triste réalisme, entre sursaut et enfoncement dans le quotidien. &lt;br /&gt;Peut-être, juste, essayer de trouver les quelques éléments qui nous feront dire, au seuil d'une probablement bien longue existence, que notre vie a été plutôt chouettos. Et s'y tenir. Fermement. Seulement, quand le discours ambiant n'est que jalousie, petitesse et mesquinerie, gain, gain, gain, on a l'impression de ne pas avoir les bonnes cartes en main. Je peux avoir un joker ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, pour ses 28 ans, elle a eu un bon rhume. Plutôt original, comme cadeau. Du coup, astuce, elle a coincé un rouleau de PQ dans son tiroir, ne laissant dépasser qu'une feuille, pour attraper la panoplie de mouchoirs roses nécessaires au passage de la journée. Les gens sont astucieux, c'est épatant. &lt;br /&gt;Une autre preuve que le monde tourne de façon scandaleuse, j'ai disputé avec mes deux frères une partie de MarioKart sur la Nintendo64 ou une autre monstruosité technologique du genre, et j'ai perdu tous mes petits ballons, un à un, en moins de 26 secondes à chaque partie. Ce qui n'a pas manqué d'amuser énormément les deux protagonistes sus-cités. Mais, mes bons amis, sachez qu'il y a à peine 12 ans, (et oui, tu n'étais pas encore né, bonhomme !) j'étais tout simplement IM-BA-TTA-BLE à MarioKart. Mais oui ! Mes potes de l'époque me suppliaient de les laisser gagner ne serait-ce qu'une partie, pour le respect des genres. Comme quoi. La gloire nintendesque est belle et bien révolue. Triste monde que voici. Laisser la place aux jeunes ? Ah ça, jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, preuve que le monde ne changera jamais complètement tout de même, parce que bon, hein, LedZepp ça reste un bon gros plaisir musical. D'ailleurs, j'aimerais bien être une guitar hero, un jour. Ouais. Il va falloir que j'arrête d'aller nager alors, parce qu'une guitar hero sportive, ça fait désordre. &lt;br /&gt;Et le désordre, d'ici quelques mois, ça ne sera plus tout à fait à la mode. Adieu, entropie. Bienvenues, petites cases. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah sinon, un tas de petites choses pêle-mêle, qui m'ont fait sourire, pêle-mêle aussi (oui, je suis bon public) : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Messieurs, grâce à vous, j'ai décidé de m'abonner à Télérama : &lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Le paradoxe de Sarko, c'est qu'il mène une campagne à l'américaine pour obtenir un score à la soviétique.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Avant, ma voiture ne démarrait pas, à cause de l'hiver. Maintenant, l'hiver ne démarre plus, à cause de ma voiture. ça jette un froid. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'insulte qui asseoit&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Tu ne serais pas capable d'arranger un couteau et une fourchette, même si l'assiette te donnait le mode d'emploi.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si les vendeuses de chaussures pouvaient arrêter de me faire essayer le quarante, voire le trente-neuf, sous prétexte qu'il n'y a plus de quarante et un, ça pourrait être une vachement bonne idée. Je dis ça comme ça, parce qu'au niveau développement durable, il y aura forcément un impact. Un jour. Ailleurs. Mais quelque part, quoi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si mes rêves pouvaient être un tant soit peu logiques, parce qu'être aussi contente d'aller manger un pudding, je refuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, et soit il ressemble fichtrement à Corto Maltese, soit je dessine comme un pied. Dans les deux cas, ça me va. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mince ! 22h31 : faut que je me couche les petits copains, sinon mon emploi du temps de mémère risquerait d'être déréglé. Bah oui, sans bière, je ne tiens plus le rythme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-117079774141525589?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/117079774141525589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=117079774141525589&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/117079774141525589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/117079774141525589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2007/02/karaok.html' title='Karaoké'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-116898658438061455</id><published>2007-01-16T22:54:00.000+01:00</published><updated>2007-01-16T23:29:44.496+01:00</updated><title type='text'>Avec vue</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1086/1888/1600/782653/PC300059.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1086/1888/320/669632/PC300059.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est reparti à l'autre bout du monde, elle est revenue du Mexique, elle part bientôt en Nouvelle-Zélande, elle a été en Chine, il part prochainement faire un tour d'Asie, sa vie à New-York est trépidante, elle voudrait s'installer un peu en Australie, elle partirait bien vivre à San Diego, Montréal lui plaît, mais il n'a pas assez de temps pour en profiter. &lt;br /&gt;Et lui, il part prendre une douche, alors je me retrouve un peu seule sur le canapé rouge et je voyage. Le Brouilly m'a rendue guillerette, mais je l'étais déjà avant, parce que depuis hier je suis un peu plus Madame qu'avant hier. Dix-sept élèves, posés là, dans une ambiance aux senteurs d'hormones mâles, puisqu'une seule jeune fille est assise au milieu, timide, look de jeune gars, meilleure pote du plus grande gueule de la classe. Plongée au milieu de leur quotidien, je constate les jeux de pouvoir, les personnalités, les tempéraments. Pendant qu'ils s'essayent à un exercice créé de toute pièce, intitulé "le petit chat est mort", je parcours leurs fiches de présentation... "J'aime la basse et la guitare" : toi, tu vas être mon chouchou, c'est très net... Le plus touchant est la représentation qu'ils ont de leurs qualités et de leurs défauts "je suis assez créatif, mais je suis trop timide pour que les autres le voient". Incroyable, la naïveté, la sincérité avec laquelle ils remplissent cette petite feuille, alors que là, posés tous ensembles, l'effet de groupe prend le dessus et ils font les malins, ceux qui s'en foutent un peu mais pas trop, ceux qui répondent à mes questions et qui m'appellent Madame, me demandant l'autorisation pour aller pisser...&lt;br /&gt;On a failli partir à New-York, mais finalement ce sera un week-end poker à Rouen, enfin, peut-être. Jouer. Attendre. Voir les combinaisons défiler, faire des statistiques empruntes d'une superstition que l'on croyait morte, celle de l'enfance, celle des "si la plaque d'immatriculation a le chiffre 7, c'est qu'il m'aime" (quand on vit dans le 77, c'est un peu tricher sur la chance). Trois fois la fève sur trois galettes, 2007 serait-elle chanceuse ? Quoique... Avant de démarrer le premier cours de ma courte vie, je me suis héroïquement rendue aux toilettes, y déversant toute mon appréhension, avant de constater avec stupeur et tremblement que la chasse d'eau ne fonctionnait plus. Donc, chanceuse, mais à moitié, finalement. &lt;br /&gt;Il y a tant d'envies qui s'emmêlent dans ma tête aux cheveux coupés qu'il sera difficile d'y voir clair. Mais ça se dessine, tout doucement et de plus en plus nettement. Heureusement, il reste les moments intenses du métro, du train de banlieue, du café PMU perdu de banlieue loitaine, où l'on écoute les conversations et où l'on fait un bilan, seule face à son café et sa clope, Libé en poche, où l'on se sent caricature, mais où l'on est quand même drôlement contente d'exister.&lt;br /&gt;Et puis, il y a des magies. Elle avait un lit en hauteur. Très haut. Très proche du toit. Il a fallu que ce soit au jour de l'An que j'y dorme pour la première fois. Vent. Pluie. Vent et pluie, abattement des éléments sur les tuiles à moins d'un mètre des couettes. Impression d'être à bord d'un navire, traversant les flots, poupe fièrement dressée. Toi, tu y as passé toutes les nuits depuis ton adolescence. Sais-tu la chance que tu as ? Ces petits riens, ces petites joies de parcours, qu'on ne raconte jamais puisque jamais l'occasion ne vient... J'imagine ce que ça a dû être, de lire, de traverser les pages, accompagnée par le remous des tempêtes, et à l'abri, magnifiquement à l'abri, sous la couette, la tempête au-dessus de ta tête. Deux nuits passées là, et j'ai eu l'impression de te connaître encore mieux, dans des recoins qu'on ne raconte pas. &lt;br /&gt;Il y a des évidences, des évidences qui prennent peu à peu le dessus, et je crois que c'est ce que j'ai attendu pendant 26 ans, que des évidences prennent le dessus. Regardez bien les évidences, parce que, mine de rien, c'est superbe, une évidence. Et dans évidence, il y a "danse", et si c'est pas complètement dingue un truc pareil, je veux bien manger des huîtres.&lt;br /&gt;Il est revenu de la douche et il sent la noix de coco. &lt;br /&gt;Il va falloir racheter un gel douche, ce n'est tout simplement plus possible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, parfois, on est aussi connes que dans Glamour...&lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Et il a un super beau cul. &lt;br /&gt;- Ah ouais ?&lt;br /&gt;- Ouais, et tu sais, le cul, pour moi, c'est hyper important. &lt;br /&gt;- Ah ouais ? &lt;br /&gt;- Ouais, parce que, si le mec n'a pas un cul VRAIMENT bien, bin... c'est pas pareil. &lt;br /&gt;- Ah ouais ? &lt;br /&gt;- Ouais. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour d'autres, ce n'est pas "parfois", c'est juste... permanent&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Moi, je lis "Le Point". &lt;br /&gt;- ... &lt;br /&gt;- Bin ouais, je trouve que c'est le journal le plus objectif, niveau politique. &lt;br /&gt;- ...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et sinon, vous avez vu ? &lt;br /&gt;Ne me dites pas que vous n'avez pas vu ! &lt;br /&gt;15 couvertures d'hebdos sur 15 pour monsieur nico... &lt;br /&gt;A croire qu'il est déjà élu. &lt;br /&gt;Fichtre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-116898658438061455?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/116898658438061455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=116898658438061455&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/116898658438061455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/116898658438061455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2007/01/avec-vue.html' title='Avec vue'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-116846725368734997</id><published>2007-01-10T22:23:00.000+01:00</published><updated>2007-01-10T23:14:13.740+01:00</updated><title type='text'>Maladresse</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1086/1888/1600/61217/IMG_2258.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1086/1888/320/818243/IMG_2258.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'exquise... L'exquise maladresse qui vexe ma génitrice le soir de Noël ("oh, quelle bonne idée, du thé, j'en ai seulement 56 paquets !"), la délicieuse maladresse dont mes genoux sont friands ("...euh... tu peux bouger ta jambe, là... bin disons que tu m'écrase les..."), la mignonne maladresse de tous les jours, me rendant digne de concourir pour le titre de "plus belles provocations de réactions-domino de la planète"... &lt;br /&gt;Voilà. Désolée, Marcello, tu es à côté de moi, et je n'écris jamais à côté des autres, sauf quand je suis payée pour pondre des plaquettes d'information, cas suffisament rare pour être consigné ici-même. Tu es à mes côtés et tu es responsable de ce titre, "maladresse", dont je n'arrive pas à puiser la moindre inspiration, mais peut-être est-ce à cause du Merlot (j'avais envie de te faire la blague du Merleau-Ponty, sais-tu, mais je n'ai même pas osé, cette blague n'aurait plu qu'à ma prof de philo de terminale, fan absolue du sus-nommé, qui avait une tête de tortue mais qui avait pourtant souvent raison, bien que le tort tue, ahah). Ou alors, des pâtes aux poireaux, la faute. Etrange idée. Mais tu me connais, le poireau, je le mets à toutes les sauces, et ma vie sans poireaux ne serait pas ma vie. Mais ce sujet a déjà été traité ici. Innovons quoi, mince, c'est la nouvelle année, place aux idées révolutionnaires. Les courgettes, par exemple, c'est pas mal non plus. Pourquoi tous les légumes et fruits ont une apparence si sexuelle ? Question sans réponse. Voilà. C'est ma révolution : laisser des questions sans réponse. Toi, lecteur, qui comptait sur moi pour régler les plus pertinentes questions suscitées par ton existence quotidienne mais néanmoins spirituelle, te voici tout chamboulé par cette information. Laissons les questions sans réponse. Voilà mon programme pour deux mille sept. Les plantes ne sont pas en reste non plus. L'amarylis que j'ai reçu pour mon happy birthday porte plutôt mal son nom, à moins qu'Amarylis signifie en grec ancien "superbe érection du tonnerre". Je suis tellement gênée par l'aspect de cette plante, à la vigueur très peu chlorophylle, que je l'ai passée du salon à la chambre. Ne laissons pas cette évocation troublante en présence des probables invités, mettons-là plutôt en produit d'appel à moins de deux mètres du lit. &lt;br /&gt;"Que l'on est bête, quand on est amoureux, que l'on est bête, mais que l'on est heureux" : je repense à ces paroles de ce cher Thomas Fersen, et je m'aperçois qu'elles sont bien vraies. Non que je me sente spécialement idiote en ce moment, je n'oublie pas de réfléchir au sens de la vie, à mon vote prochain, à la production de petits-pois au Népal et à changer de pilule, mais n'empêche, ce serait difficile de raconter, d'exprimer, mon bonheur-bulle actuel. Alors je vais m'en passer. Et puis du coup, comme Marcello est à côté, je vais arrêter d'écrire pour aller parler, mon deuxième plaisir dans la vie après bien d'autres, et ne cherchez pas d'embrouille, il n'y en a aucune. Et promis, le prochain fera plus de 65 lignes et aura huit jeux de mot poilants à la minute. Et il sera plein de questions hyper essentielles concernant le sens de cette putain de vie qui passe à vue d'oeil même pour un borgne et même que le temps c'est comme le fric, ça passe trop vite et même depuis quelques heures, ça se détraque, si l'on ne peut plus compter sur ça que va-t-on devenir ? Augmentation du coût de la vie et réchauffement climatique : même combat. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est de la faute à Nicolas, mais j'en aurais presque envie, c'est la faute au Merlot. &lt;br /&gt;Heureusement que j'ai coupé mes cheveux, ça se verra moins, quand les soucis me les feront tomber. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et sur ce, une bien bonne fin d'année 2007 à vous, remplie de poireaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des ravages des soirées d'anniversaire sur les esprits scientifiques chevronnés : &lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Et sinon, t'as eu 26 ans à quel âge ? &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des considérations physiques de la part d'une non-physicienne : &lt;br /&gt;&lt;i&gt; - C'est quand même dingue que la bouillotte conserve la chaleur à ce point !&lt;br /&gt;- Ah mais c'est normal : la bouillotte, elle reste chaude parce qu'elle a une petite couverture. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la poésie sur autoroute FM&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Nan mais parce que, quand tu prends la route, tu vas vers un quelque part, et ce quelque part il est toujours humain.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : C'était un nouvel an saveur mandarine. Le plus complet et le plus doux des nouvels ans. &lt;br /&gt;PS2 : et ce n'est absolument pas une raison pour arrêter de fumer, j'arrêterai de fumer à Pâques, et j'interdis formellement à tous les moralisateurs de me dire que c'est mal de fumer, parce que d'une, c'est drôlement bien et de deux, c'est écrit sur mon paquet quotidien et j'ai beau porter des lunettes, je vois, je vois. C'était ma rébellion de 2007, merci et bonne soirée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-116846725368734997?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/116846725368734997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=116846725368734997&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/116846725368734997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/116846725368734997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2007/01/maladresse.html' title='Maladresse'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-116544423591125132</id><published>2006-12-06T22:33:00.000+01:00</published><updated>2006-12-06T23:30:36.050+01:00</updated><title type='text'>Meme pas peur</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1086/1888/1600/908864/nyc.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1086/1888/320/685236/nyc.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt; Absolument. Aucune crainte à reprendre le clavier après plus d'un mois d'absence. Parce qu'entre-temps, j'ai vécu tellement de choses fabuleuses et épatantes que je sens au fond de moi que ce post ne peut pas vous décevoir, surtout pas toi, oui toi. D'ailleurs, ma vie est une telle réussite que j'éprouve presque de la commisération à l'étaler ainsi, à la face du monde. Et j'ai failli écrire "fesse", c'est amusant, la danse des doigts sur le clavier, mmm. Mais oui, car je me soucie de vous, surtout de toi, oui toi. Comment allez-vous considérer votre propre existence, quand vous aurez appris que j'ai passé tout un week-end à Froncles ?! Oui ! A deux pas de Colombey-les-deux-Eglises ! Mais oui, tout près de la tombe du Général ! Le groupe de ska le plus fou entamait ainsi sa tournée mondiale, que voulez-vous, nous n'avons peur de rien, c'est ainsi. Le monde se divise en deux. Le nord, et le sud. C'est aussi simple que ça. Et quel regard porterez-vous sur votre quotidien quand je vous aurai avoué qu'il y a seulement DIX jours, j'étais au volant d'une Fiat Panda Emotion ?! Bleue, qui plus est ! Et que le moindre créneau m'a demandé 78 coups de volant, tandis que ma copilote voulait mourir. Car oui, la Fiat Panda Emotion porte très bien son nom. A chaque enclenchement de la marche arrière, une sonnerie infâme retentit dans l'intégralité de l'habitacle (j'insiste sur la notion d'intégralité). Vous passez ainsi d'un sentiment de relaxation total "je conduis tranquillement dans Tours" à une phase de début de stress " ah fichtre, il faut que je me gare" pour finalement terminer dans un état proche de la folie meurtrière "putain de sonnerie à la con bordel de merde" (j'ai retiré les gros mots pour ne pas choquer les lecteurs mineurs). Puis, vous constatez que ce créneau hallucinant a uniquement servi à garer la cariole sur un trottoir spécialement dédié à l'interdiction de stationner. Avouez que des émotions pareilles, ça ne court pas les rues. Mais cela nous a permis d'aller nous promener sur les bords de Loire, et surtout sous la pluie. Ce qui est tout précisément agréable, sans parapluie, quand on aime les émotions fortes en adrénaline puissante qui parcourt l'échine. C'était bien nécessaire, parce que nous avions décidé de refaire le monde et sans pluie, c'est très difficile. Non pas que nous ayons peur de la difficulté, la Cigogne et moi, mais lorsque nous nous attelons à une tâche cruciale pour le reste de l'humanité, qui implique tout un chacun et surtout toi, oui toi, nous mettons toutes les chances de notre côté. Nous sommes ainsi faites, que voulez-vous. Et j'espère que vous avez remarqué la différence, parce que nous y avons mis du nôtre. J'irais jusqu'à dire qu'on a tout donné, si j'étais commentateur sportif. Tenez, par exemple, depuis, il fait beau, les femmes ont le droit de vote, la cellulite est éradiquée de la surface des corps, et Noiret est mort. Bon ça, j'étais pas trop pour, mais elle a insisté, et elle est très persuasive, alors bon. En tout cas, depuis ce moment précis, je suis heureuse. ça couvait depuis un petit moment, je le sentais venir. Bon, j'étais pas trop pour, parce que le bonheur, c'est bien gentil mais c'est plat comme la Belgique, à raconter. Par exemple, si je vous dis qu'en revenant de Bologne, le pilote nous a fait un petit cadeau bonus en nous offrant un ciel dégagé sur Paris lumineux, pile pour le vingt heures avec la Tour Eiffel qui scintille intégralement (j'insiste là aussi sur la notion d'intégralité), je ne sais pas si les mêmes frissons d'émerveillement vous effleurent. En tout cas, moi qui n'ai pas la téloche, je vous l'assure, ça change de PPDA. Mais rassurez-vous immédiatement, les catastrophes amusantes pimentent toujours ma vie. L'abcès immonde qui investit mon espace buccal pendant mon séjour en Italie, me gonflant la joue de façon immodérée et me gâchant mes pastas, il était bien au rendez-vous. Le découvert non-autorisé qui m'oblige à emprunter des euros à une personne sans salaire était tout pile poil à l'heure. Et le rendez-vous chez le stomato qui a décidé de s'acharner en m'enlevant non pas une, non pas deux, mais bien TROIS dents de sagesse après-demain, il est gravé dans le marbre. Mais je vais être courageuse et faire face à l'adversité, parce que oui, après tout, "même pas peur". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la joie d'avoir un frère qui vous connaît mieux que vous-même : &lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Tu devrais sauvegarder tes photos sur un cédé. &lt;br /&gt;- Ouais, ouais, carrément. &lt;br /&gt;- Bin fais-le maintenant !&lt;br /&gt;- Nan, là, j'ai la flemme, je le ferai dimanche. &lt;br /&gt;- Rha, nan mais je te connais, je t'appelle dimanche soir, tu verras tu ne l'auras pas fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texto du lundi matin :&lt;br /&gt;- Ouais bon j'ai oublié de t'appeler hier soir mais je suis sûr que tu ne l'as pas fait. &lt;br /&gt;- Ok, ok, t'as gagné... &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la joie de partager les rêves de ses amis : &lt;br /&gt;&lt;i&gt;- En ce moment j'invente des mots dans mes rêves. &lt;br /&gt;- Nan ?!!! &lt;br /&gt;- Si. &lt;br /&gt;- Genre ? &lt;br /&gt;- Genre "obvrélique". &lt;br /&gt;- Ah ouais, quand même.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du mystère des phrases maternelles : &lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Rha mais tu peux pas ranger ça ?! ça te prend 30 secondes et moi une demie-heure ! &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du savoir-vivre : &lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Tu peux me raconter deux fois la même blague, ça me fera autant marrer, parce que, entre-temps, j'oublie. &lt;br /&gt;- Donc en fait, toi, dans la vie, tu profites toujours des choses deux fois. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous êtes gâtés, parce que j'ai ressorti ma plus belle photo de niou-iorke rien que pour vos mirettes. ça ne vaut pas Froncles, mais j'avais oublié mon appareil photo.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-116544423591125132?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/116544423591125132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=116544423591125132&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/116544423591125132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/116544423591125132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/12/meme-pas-peur.html' title='Meme pas peur'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-116094900137277264</id><published>2006-10-15T23:12:00.000+02:00</published><updated>2006-10-15T23:58:29.016+02:00</updated><title type='text'>Tant pis</title><content type='html'>J'avais promis, alors je vais tenir mon engagement. Car non satisfaite d'être une jeune femme super créative, je suis également super réglo avec mes promesses. Mais avant, j'opère un premier détour par le sentiment palpable suite au visionnage de mon film de merde du semestre, dont le titre comporte Diable et Prada, mes deux chouchoux, évidemment. Si l'on doit trouver une morale à l'histoire, parce qu'un film à New-York, sans morale, c'est inenvisageable, ce serait "dans la vie tu as toujours le choix, et tu es le propre artisan de ton bonheur". Je conteste, je proteste. Les gentils, les méchants, tout ça... En fait, je n'ai même pas envie d'y passer du temps (contradiction avec l'introduction, soit), mais je remarque que cette "morale" que je retire, je me la crée de toutes pièces, parce qu'il fallait en trouver une. Donc, en elle, mes pensées actuelles se retrouvent. Malin. C'était peut-être tout simplement : ton sac Chanel ne t'apportera pas le bonheur, toi, top-model en puissance qui préfère cultiver le "bon" dans ton âme (donc rester "moche"), toutes ces griseries et énergies de la Mode ne sont pas bonnes pour ton poil. Mince. C'est étrange, parce qu'on le savait dès le début. Oui, j'avoue, je ne suis allée voir ce film que dans l'optique de lui cracher dessus. Et d'en saisir les grandes arcanes de la morale actuelle, des valeurs qui irriguent les écrans. Et bien figurez-vous que les success women sont en réalité très malheureuses, et que leur vie privée, c'est une sacrée pelote de fiel. Et que les gentils, ils s'en sortent toujours, avec un super boulot de leur rêve à la clé, parce qu'ils sont gentils (sans goût, mais gentils, en fait on découvre que ce sont eux, les gens heureux) et qu'ils ont compris que leur voie, ce n'est pas celle-là, et que leur formidable personnalité, leur don à l'humanité, ne se passe pas dans ce milieu. &lt;br /&gt;Tout ça pour dire qu'on s'en balance. &lt;br /&gt;Qu'aujourd'hui, pour être une véritable journaliste-reporter, il faut se prendre une balle dans le bide. Et non passer par les fourches caudines d'une diablesse Guccisée. Et que construire sa vie, ce n'est pas une question de faire un monceau d'erreurs grosses comme des ballons de baudruche, pour dire ensuite qu'on est désolée et qu'on a bien compris, qu'on jette tout ça par-dessus l'épaule et qu'on recommence. C'est vachement plus complexe. Et c'est con parce que, balancer mon portable dans une fontaine à Paris, ça, je peux le faire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on devait rajouter une morale à ce post non new-yorkais, c'est que "Porcinet est bien loin d'être aussi con que ce qu'on a bien voulu nous faire croire". Et ça, j'approuve. &lt;br /&gt;Et que la fanfare à l'angle de la rue, le dimanche matin, c'est du réel enchanteur. &lt;br /&gt;Et que l'arrachage de dent de sagesse n'est pas recommandé à 25 ans, parce que se retrouver à minuit avec de grosses larmes de crocodile qui coulent sur la joue de hamster, à écrire sur un bout de papier "je ne crois pas que je ferai les trois autres", ou encore "comment je vais faire pour accoucher un jour si ça fait plus mal que ça ???" c'est pas complètement sexy. &lt;br /&gt;Et que le concert d'Arthut H était le plus démentiel depuis fort longtemps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et surtout &lt;i&gt;"la différence entre être impliqué et concerné est la suivante : dans les oeufs au bacon, la poule est concernée, le cochon est impliqué".&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, je n'ai pas tenu ma promesse. &lt;br /&gt;Je mentais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-116094900137277264?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/116094900137277264/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=116094900137277264&amp;isPopup=true' title='33 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/116094900137277264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/116094900137277264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/10/tant-pis.html' title='Tant pis'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>33</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-115887192651308787</id><published>2006-09-21T21:59:00.000+02:00</published><updated>2006-09-21T22:52:10.200+02:00</updated><title type='text'>Trois fois sept ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P9190050.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P9190050.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Comme je suis une nana super créative, entendez pas là que je suis une nana super ET une nana créative, évidemment, j'ai eu une idée déco. Une idée déco digne de Marie Claire Intérieur, cela va sans dire. Passage de la réflexion à l'action, me voici, armée de 18 petits miroirs carrés, scotch double face ultra résistant, crayon, mètre, pétillement des yeux, plantée devant l'espace à aménager. L'endroit concerné : l'épaisseur de mon mur qui fait suite à la porte de la salle de bains. Enfin, des 2 mètres carrés où s'entassent tant bien que mal un bac à douche, un chiotte, un lavabo, du D-Stop, la bouteille de parfum et les tampax, et que nous appellons communément "salle de bains" parce que c'est plus poli. Le résultat s'est avéré à la hauteur de mes espérances les plus folles. 9 miroirs font face à 9 autres miroirs, dans un esprit parallélipédique des plus sensationnels. On s'y reflète à l'infini, perspectives sans horizon, la lumière s'agite, me voilà bien satisfaite, hop, photos pour fêter ça. Et puis, toutes les bonnes choses ont une fin, comme disait Tintin. En l'espace de dix jours, trois petits miroirs se sont décollés lentement, sagement, impunément et plein de choses en "ment" qui ont terminé sur mon parquet, en miettes. Oui. Oui. Tout à fait, le compte est bon. Je viens de m'auto-infliger VINGT ET UNE années de malheur. En dix jours. &lt;br /&gt;Du coup, forcément, je frémis. &lt;br /&gt;Les signes n'ont pas tardé à apparaître. Insidieux, mais tout de même, ils sont là. C'est bien simple, je vis désormais dans un Stephen King. La plante du bureau qui crève en huit jours, ne me faites pas croire que c'est une simple coïncidence. Chacun sait que la simple coïncidence est une vue de l'esprit, l'arme des faibles, de ceux qui ne veulent pas croire en la puissance inouïe des miroirs qui se brisent, la nuit, sur mon parquet. &lt;br /&gt;La radio qui passe uniquement des pubs quand je l'allume, un hasard ? &lt;br /&gt;Et que penser de Gaspard qui tombe d'inanition sur le sol glacé du congélo ? Des magasins de chaussures qui n'ont JAMAIS de taille 41 ? Des litchis qui pourrissent dans leur jus dans MON frigo ? Des gens dans le métro, de plus en plus nombreux ? Des prix qui haussent le ton sur l'étiquette ? Et on m'apprend à l'instant que les flamants roses ne seraient pas roses pour des raisons de nourriture à base de crevettes ! Toutes mes certitudes qui s'effondrent en un moment aussi infime que le talent de Corbier, ne me faites pas croire que c'est arrivé comme ça, sans cause précise ! Pour résumer, comme le disait I., connu pour son philosophisme aigu et son sens du pragmatisme, "bin t'es pas prête d'avoir un orgasme". &lt;br /&gt;Alors, comme je suis une nana super et une nana créative mais également une femme d'action, j'ai décidé de réagir. Me voilà, droite comme la justice, à retrousser mes nombreuses manches et à m'armer du courage des laissés pour compte, de ceux à qui l'on ment, de ceux que l'on spolie sans vergogne, de ceux que l'on exploite sans honte et sur qui pèse toute la misère du poids du monde : en un mot comme en cent, des gens. La solution, la voici. Le responsable de cette entourloupe, vous l'aurez analysé finement je n'en doute point, c'est le scotch double face ultra résistant sus-mentionné. Ah ! Le beau bouc émissaire ! MonsieurBricolage. Voilà le fabriquant, voilà le responsable ! Haro sur le service clientèle ! La misère du monde, c'est MonsieurBricolage ! On a enfin trouvé l'origine de vos troubles gastriques, madame ! Mademoiselle, vos pieds sentent mauvais ? Ne cherchez plus ! Je vais mener le procès le plus truculent, le plus réjouissant, le plus fou de tous les temps. Le cancer ? La famine ? Sarko en 2007 ? C'est fini ! Ah, il va raquer, MonsieurBricolage. ça va lui coûter cher en dommages et intérêts, au petit père. Envoyez-moi tous vos petits malheurs, tout ce qui vous arrive de triste, de bête et méchant depuis le 16 septembre 2006, je m'en occupe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, je m'explique mal pourquoi ma poitrine a décidé de doubler de volume. &lt;br /&gt;Si c'est le prix à payer, je retire ma plainte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est décidé, j'adore la bio. &lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Dis, tu me racontes une histoire de biologie ? &lt;br /&gt;- euh... Alors figure-toi que les poules, en fait, ce sont des dinosaures. &lt;br /&gt;- NAN ?!!! &lt;br /&gt;- SI !!!&lt;br /&gt;- waouh. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en plus, il est sympa avec le Yuca. &lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Bonsoir... &lt;br /&gt;- &lt;br /&gt;- Vous êtes plante depuis longtemps ? &lt;br /&gt;- &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La photo, c'est un ptit moment parisien flou, pour monsieur de taïwan qui me manque gros comme mes seins.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-115887192651308787?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/115887192651308787/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=115887192651308787&amp;isPopup=true' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115887192651308787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115887192651308787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/09/trois-fois-sept.html' title='Trois fois sept ?'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-115732267726454184</id><published>2006-09-03T23:34:00.000+02:00</published><updated>2006-09-04T09:59:08.926+02:00</updated><title type='text'>Gaspard congelé</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/IMG_1029.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/IMG_1029.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y en a qui offrent des fleurs, d'autres qui font divinement bien le soufflé au curry, d'autres qui sont imbattables au Trivial. Puis il y a celui qui a décidé qu'il me fallait un animal de compagnie. Pas trop encombrant. Les amis avaient déjà tenté le poisson rouge, sans succès. M. a pris d'immenses risques en ramenant un Yuca géant, porté entièrement sous ma responsabilité. En une semaine, je me retrouve donc avec un Yuca géant et un pingouin domestique. Le rêve de tout un chacun, je l'admets. Et oui je sais, on dit "manchot" mais pingouin c'est quand même beaucoup plus drôle et notre génération n'est pas là pour être sérieuse, je vous le rappelle, sinon vous déjouez toutes les astuces du dieu marketing, c'est ennuyeux. Comme je ne sais pas trop m'occuper d'un pingouin, j'ai décidé de lui donner un prénom. Ce sera beaucoup plus simple pour m'excuser d'avoir oublié de le nourrir. Gaspard, c'est parfait. Oui, c'est honteux de donner un prénom d'humain à un pingouin, nous sommes d'accord, mais j'ai décidé d'être extrêmement anticonformiste et rebelle (les deux d'un coup, c'est dire), donc mon pingouin s'appelle Gaspard et non mon enfant ne s'appelle pas Rex, d'ailleurs je n'ai pas d'enfant. Installé dans le congélo, il est pépère, le Gaspard. J'ai cru déceler un signe implicite, en le trouvant posté là, qui hurlait "la pooorte !" quand j'ai ouvert. Un signe qui disait que ce ne serait pas un mal d'avoir ne serait-ce qu'un bac à glaçons. Ce serait sans doute encore mieux d'avoir des petits plats surgelés, hein, tant qu'on y est. Ah mais, le problème d'un signe, c'est que ça se retourne sans problème, et qu'on lui donne le sens souhaité. Prenons l'exemple du 6. Bin moi, le 6, je vous en fais un 9 en moins de deux. Et, en l'occurence, je souhaite ardemment que Gaspard ne soit pas dérangé. Donc il n'y aura jamais rien dans ce congélo. Raté, monsieur, raté. Echec. &lt;br /&gt;Une autre bestiole a décidé de m'envoyer un signal qui, celui-ci, sera transformé immédiatement en bombe. Un cafard a trouvé bon de faire son footing dans mon évier. Et là, je m'insurge. Sus aux cafards. Il n'y aura donc plus jamais de nourriture dans ma cuisine, c'est ainsi. La solution du moment est d'avoir scotché l'évacuation de l'évier. Nous sommes bien d'accord, ce n'est pas totalement tenable. Mais MacGyver m'emmerde profondément, surtout avec sa coupe de cheveux, donc mon anticonformisme du soir me pousse à scotcher mon évier. &lt;br /&gt;J'ai réalisé aujourd'hui même un fantasme lointain, voire honteux. Non, ce n'était pas quand j'ai poncé et ciré ma table. Ce n'était pas non plus en mettant deux heures à graver quatre cédés. Ni en concoctant une bouffe des familles à base de tournedos et de fondue de poireaux la vache quelle fierté. Que nenni. C'est en me prenant pour une working girl américaine, qui va faire son footing le dimanche après-midi à Central Park. Bon, d'accord, c'était aux Buttes Chaumont. Et oui, mes chaussures de sport ont dix ans. Et oui, j'étais rouge et dégoulinante de sueur après 18 minutes de course. Mais sans mes lunettes, ça ne se voit pas. Et avec la musique dans les oreilles, le footing prend toute sa dimension. Pour l'astuce, je vous dirais que le ska-dub c'est vachement plus motivant pour grimper que Lisa Ekdhal. C'était mon conseil sportif de l'année. Cela étant, je peux également vous faire un top ten  des meilleures excuses pour ne pas aller nager. &lt;br /&gt;Avez-vous vu La science des rêves ? Non ? C'est un tort. On dira ce qu'on voudra, et même ce qu'on ne voudra pas, on pourra en rajouter des caisses et en enlever d'autres, on pourra arguer que c'est du bricolage, que charlotte est chiante, que charlotte est géniale, que les décors et pétages de plomb du mexicain sont fabuleux, enfin, plein de petits arguments par-ci par là, qui seront bien mieux disséminés dans les pages ciné qu'ici. Mais, pour donner envie, je prends deux petits extraits hop : "J'ai tellement pleuré que je sentais deux rivières sous mes yeux" et "tu m'épouseras quand tu auras 70 ans ? Tu n'auras plus rien à perdre, de toute façon". Il y en a de bien plus graveleuses et amusantes, mais la pornographie, c'est trop fastoche, alors vous vous débrouillerez avec la poésie. &lt;br /&gt;Coincée dans une légère insomnie entre 5 et 6 du mat', je me lance dans "Le voyage" de Baudoin. Et bin j'ai eu peur. Les images, la thématique, me voilà tout effrayée dans mes draps. J'ai dû laisser la lumière pour me rendormir. Hyper rebelle quoi. Moi, les économies d'énergie ? Ah non, jamais ! &lt;br /&gt;Maintenant que j'ai deux pièces, je m'aperçois à quel point je suis capable de flipper. Si par malheur j'ai envie d'un grand verre d'eau dans la nuit... Je peux guetter les moindres bruits, frôlements et soupirs pendant vingt bonnes minutes avant de me décider à parcourir la distance jusqu'au robinet. Je pense que la présence de Gaspard devrait me rassurer. Cette nuit, je l'ai posé sur la bédé de Baudoin, ça allait beaucoup mieux. &lt;br /&gt;C'est pourquoi, quand S. me révèle ses deux grands rêves du moment, être journaliste sportif ou reporter de guerre, je fais preuve d'une immense honnêteté en appliquant son rêve à ma situation : "reporter de guerre, oui, mais alors, en Suisse". &lt;br /&gt;D'ailleurs, en parlant de guerre, il m'arrive un drame. Ceci n'est pas français, j'imagine. Le drame, c'est que j'ai terminé "voyage au bout de la nuit". Et que pour reprendre une autre lecture, c'est coton. J'ai pourtant mené une ferme bataille pour le rendre infini. Pas plus de 15 pages à la fois. J'ai pris la plus grande émotion littéraire de ma vie, quand même. Tout paraît bien fade à côté. Et comme je ne souhaite pas me suicider après-demain, j'ai remis le Houellebecq à plus tard. Pour remédier à cet immense drame, j'ai fait un tour à la Fnac. Ce qui induit un autre drame, bancaire celui-ci. Mais la pile de bouquins qui trône désormais est alléchante. Vivement l'hiver. Ah, c'est déjà l'hiver, pardon. &lt;br /&gt;Parmi ces trésors à venir, le très étonnant "miscellanées" de monsieur Scott, soit l'élément le plus futilement indispensable de l'appartement. Hier soir, cela a donné lieu à un échange foudroyant : "dis, tu me roulerais une clope ?" "ah non, je suis dans les puissances nucléaires, là". Mazette, quel impact sur la vie sociale ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une boutique en bas de chez moi qui se nomme "Sarko Chaussures". J'ai bien peur d'y croiser Johnny et Doc gynéco. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courage !&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- J'ai arrêté de fumer, mais je tiens super bien, c'est parce que j'ai le mental d'acier&lt;br /&gt;- Ah ouais, l'emmenthal d'acier, c'est pratique, ça.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux urgences...&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Et le mec, il s'était foutu une boule de pétanque dans le cul. &lt;br /&gt;- Bin, dis, va nager avec ça... &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre courage... &lt;br /&gt;&lt;i&gt;- L'emmerdant, depuis que je suis célibataire, c'est que j'ai les cheveux gras.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-115732267726454184?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/115732267726454184/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=115732267726454184&amp;isPopup=true' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115732267726454184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115732267726454184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/09/gaspard-congel.html' title='Gaspard congelé'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-115688904788204802</id><published>2006-08-29T23:46:00.000+02:00</published><updated>2006-08-30T00:04:07.906+02:00</updated><title type='text'>La tigresse de Barbès</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/immeubles.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/immeubles.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(Une envie de mettre ici de (très) vieux textes... ) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a, comment dire, elle a... Elle a une pupille de fer sous une paupière de velours, une peau de pêche sous son cuir moulant, un p'tit cul d'hôtesse de l'air et la capacité pulmonaire de Lara Croft. Bref, elle a quelque chose que les autres n'ont pas, et si la mistinguette ramène sa biscotte, je te parie ma paye que même toi, petit blasé à l'oeil goguenard, tu n'y résisteras pas. &lt;br /&gt;Et moi, vieux de la vieille et pas frais de la veille, elle m'a choisi. &lt;br /&gt;Pourtant, j'ai essayé de résister. Parce que, moi, j'en ai vécu, des aventures, comme on dit dans le beau monde, j'en ai bouffé de la chatte, comme on dit dans le vrai monde, bref, mon coeur de pauvre idiot a été pris, éprouvé et jeté plusieurs fois (et pas des moindres). &lt;br /&gt;Mais ma tigresse, c'est pas pareil... elle est terriblement femme voire terriblement homme, surtout quand elle me prend au bras de fer, et qu'elle m'attache aux barreaux, me coince sous ses membres échauffés et moëlleux. &lt;br /&gt;Elle est pathétiquement merveilleuse, et quand elle n'est pas là, c'est pas pareil dans mon coeur de moineau. Elle me manque, et ça, mecton, c'est avoir des couillesque de l'avouer à un ptit con comme toi, qu'a certainement jamais baissé son froc devant autre chose que la cuvette des chiottes et qui ignore que l'Amour, quand ça vous tient, ça vous change un homme. &lt;br /&gt;Bref, revenons-en à notre animale. &lt;br /&gt;Le truc qui me retourne le cerveau, c'est qu'elle m'exaspère... Elle m'exaspère, car elle est affreusement sûre d'elle, persuadée qu'elle est d'être quelqu'un d'exceptionnel. Et ça, tu vois, pour un humble mâle dominant comme moi, c'est insupportable. D'autant qu'elle est butée comme pas deux et qu'elle ne montre jamais ailleurs qu'au pieu un quelconque attachement pour moi. C'est dur. Vu mon genre, tu vois, j'ai plutôt l'habitude que les minettes se mettent à genoux pour un de mes regards ou une de mes caresses. C'est quand elle veut, jamais autrement, et elle ne me remarque pas. Elle est là, son regard passe à travers, et quoique je dise ou fasse, elle reste de marbre. Elle se préfère, en somme. Elle préfère déguster l'ébullition et l'émulation masculines qu'elle suscite. Elle est fière, la tigresse. Et comment lui reprocher, que veux tu... &lt;br /&gt;Dans tout Barbès, quand elle passe, les gars se tordent le cou à suivre son chaloupement, et t'entendrais presque les caleçons frétiller pour peu que t'aies l'oreille bien fine. Bien sûr, les gars du coin sont du genre à siffler la passante. Mais, vois-tu, quand c'est son derrière qui passe, en déhanché sulfureux et affolant, il n'y a plus un bruit dans la place. &lt;br /&gt;Et ça, mon couillon, ça relève du mythe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-115688904788204802?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/115688904788204802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=115688904788204802&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115688904788204802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115688904788204802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/08/la-tigresse-de-barbs.html' title='La tigresse de Barbès'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-115585582336901093</id><published>2006-08-18T00:34:00.000+02:00</published><updated>2006-08-18T01:19:37.730+02:00</updated><title type='text'>Marronnier</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P7300040.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P7300040.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est un moment où l'on regrette amèrement d'avoir oublié son appareil photo. Puis finalement, on décide d'en profiter avec ses cinq sens. Posée sur un canapé éventré, en simili cuir couleur gerbouille, en haut d'une colline, à trois mètres d'une maison féérique, sous un marronnier centenaire. Le feu grésille, derrière. A côté de moi, ils évoquent des recettes, les enfants, la partie de pétanque. Ils ont l'accent chantant. On dirait le sud, et on y est. L'arbre est majestueux. Le soleil se couche, les étoiles apparaissent, entre les branches. Elles se balancent doucement dans le vent. Les voix se mélangent. Restent la chanson, la douceur de ce moment. L'odeur du verger. Les pensées qui suivent les lignes creusées par le temps. On est bien. Les divagations s'arrêtent. Juste, contempler. Ce week-end, je suis tombée en amour avec un arbre.&lt;br /&gt;C'est à peu près tout ce que j'ai concrètement fait. Plongée dans quatre jours de glande intense, soignée, précise, en apnée et sans vergogne. Il fallait bien ça pour gagner au Uno. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, dans le registre "ça n'a rien à voir mais j'en parle quand même", j'apprends avec stupéfaction de nouvelles choses au sujet des hommes. Au détour d'une aisselle masculine, je remarque, étonnée, que ce déo à la noix de coco me semble bien féminin. Inspection de la bouteille en question, qui indique : "pour vous sentir fraîche tout au long de la journée". Mon odorat ne m'a donc pas trompée. J'en ris, me moque, et promets une humiliation publique en règle, histoire de foutre la merde. Et bien, vérification in situ du fameux adage "tel est pris qui croyait prendre". Conclusion, tous les mecs portent des déos de femme. Et j'étais la seule à l'ignorer. &lt;br /&gt;S'en est suivie une analyse fine du contexte psycho-sociologico-culturel d'émergence de la tendance, évidemment. Traumatisés au Brut de Fabergé, nos compères ont changé de rayon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, je mets du Mennen. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- C'est naze, j'ai plus internet chez moi. &lt;br /&gt;- Tu vois le petit icône là, sur ton ordi ? &lt;br /&gt;- Oui. &lt;br /&gt;- ça s'appelle le Wifi. &lt;br /&gt;- Ah, et ? &lt;br /&gt;- T'as internet.&lt;/i&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui, je n'ai plus de photos en stock. Donc ceci n'est PAS un marronnier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-115585582336901093?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/115585582336901093/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=115585582336901093&amp;isPopup=true' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115585582336901093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115585582336901093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/08/marronnier.html' title='Marronnier'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-115493829252270828</id><published>2006-08-07T10:05:00.000+02:00</published><updated>2006-08-17T15:49:33.000+02:00</updated><title type='text'>22 : 22</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P7210023.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P7210023.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’affectionne ce moment extrêmement parallèle de la soirée. Il est 22 : 22 et je plie mes draps en huit, les notes virevoltantes des Blérots s’échappent du salon. Le rideau de douche est posé - à une ficelle, mais posé tout de même - les miroirs accrochés, le petit studio rendu. Finito. Rendez-vous improbable avec le proprio, le normand le plus vilain que la terre ait porté. Comme adieux à ce cher dix-huitième, c’était moche. Colère qui prend au ventre, pour une question de trop « dites-moi, là, le voisin dont la douche fuit, c’est un Africain, non ? ». Alors on s’est fâché. Fort. Ah, il s’est senti péteux, avec son costard bleu marine. Livide quand il a constaté que je n’étais pas seule, mais accompagnée d’un adulte pas du tout consentant rapport à ses conneries de chasse d’eau de 1923 qui fuit et de frigo qui fabrique des igloos et de douche avec des miettes de peinture moisie en guise de crème exfoliante. Je ne suis pas des masses portée sur la confrontation avec les bêtes et méchants. Le paternel a récupéré sa petite fille tremblotante de colère autour d’un café allongé. &lt;br /&gt;Fini, donc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 5 mojitos, et trois étages descendus à toute vitesse :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- C’est pas possible, y’a plus d’étages à descendre qu’à monter ou quoi ?!!!&lt;br /&gt;- Mais non ! &lt;br /&gt;- Et tu réponds en plus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais, j’ai beaucoup éculubré là-dessus. &lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Euh, ça existe pas, « éculubré », hein ? &lt;br /&gt;- Bin non.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-115493829252270828?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/115493829252270828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=115493829252270828&amp;isPopup=true' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115493829252270828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115493829252270828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/08/22-22.html' title='22 : 22'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-115408216264158986</id><published>2006-07-28T12:15:00.000+02:00</published><updated>2006-08-17T15:32:13.100+02:00</updated><title type='text'>Parquet-moulure-cheminée</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P7210014.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P7210014.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La classe. &lt;br /&gt;Un pas de plus dans la catégorie « devenir adulte », c’est-à-dire un 2 pièces pour moi toute seule. Soit un véritable chemin à parcourir pour aller prendre un verre d’eau dans la cuisine, et sans saut d’obstacles. Plus besoin de bouger le lit pour atteindre mon carton à sous-vêtements, plus besoin de débrancher le frigo pour brancher le four, plus besoin de replier le lit tous les matins, plus d’excuses pour ne pas faire la cuisine et plus d’excuses pour que ce soit le bordel. Bon, au moins, je récupère un nouvel alibi béton pour le ménage : c’est beaucoup trop grand… Je vous laisse imaginer, je passe de 17m2 (mon proprio vient d’avouer sous la torture que ce n’était pas un 19m2) à 37m2. Sachant qu’un mètre carré c’est un mètre sur un autre mètre imaginez le nombre de coïts métriques dont je dispose actuellement ! Autant vous dire que je n’en reviens toujours pas : quand je passe une porte, c’est ENCORE chez moi ! Et vice et versa. Bon, sauf pour la porte d’entrée, d’accord. Vous chipotez, là, vous essayez de me gâcher mon plaisir. Jaloux. &lt;br /&gt;Pour l’instant, les rideaux sont accrochés par une ficelle, ma plaque chauffante est collée à mon frigo et je dois monter sur les chiottes pour fermer le rideau de la salle de bains : je découvre les joies du vis-à-vis. D’ailleurs, on devrait dire vies-à-vies. Mais ce sont des inconvénients pratiques qui me plaisent, j’ai l’impression de passer par petites touches dans un quotidien définitivement différent. Ah tiens, maintenant t’as deux serrures. Tiens dis donc, qui a enlevé l’igloo du frigo ? Ah, mais il est drôlement près le voisin là. Et tout nu aussi… Mais que fait ce vélo dans ma chambre ? Putain, t’as CINQ chaises !!! &lt;br /&gt;Joies et peurs du nouvel espace intime. Et faut quand même que je pose cette tringle de rideau de douche, mais ça nécessite une perceuse. Et je n’en suis pas là, je débute dans les grands espaces moi ! Dans les espaces adultes. J’avais bien repéré que, dans mon quotidien, j’allais plus vraiment en cours, que j’avais plus de partiels et que les travaux de groupes autour d’une bière avaient disparu. Mais de réaliser combien cela paraissait évident aux autres qu’il était temps que je prenne un "appart d’adulte", ça m’a foutu au pied du mur. Deux ans et demi ??? ça tiraille sévère dans les tréfonds là… Bin ouais, t’as une vie active maintenant. Et non, tu sais toujours pas ce que tu veux faire. Et encore pire, tu ne te bouges même pas le cul pour le savoir. Donc oui, deux ans et demi. Et cette question qui te pourrit parfois la vie, de moins en moins nettement et de moins en moins tragiquement, va peut-être bien falloir la régler. Posément, ou instinctivement, avec le cœur ou avec la tête, dans tous les cas, avec des couilles. Pardon. Avec du courage, quoi. Confusion et expression purement misogynes, je devrais me tapir de honte mais pour taper c’est pas pratique une fois tapie. &lt;br /&gt;Jean Yanne n’a jamais payé ses impôts oui tout le monde le sait et moi depuis hier seulement et il disait qu’il ne devait rien à ce gouvernement de merde et qu’il ne lui donnerait pas un centime et je me suis dit que ce serait drôlement rigolo si tous les contribuables arrêtaient de payer pour cause de gouvernement de merde. "Cher Monsieur Trésor, en raison de fortes divergences avec les actions gouvernementales récentes, blablabla..." Ça ferait un joli trou dans l’abîme et une jolie pagaille et un petit renversement là, pouf. Anarchiste ? Bon bin voilà c’est réglé quand je fume de l’herbe je suis anar’. En écoutant Blues Lines c’est hyper agréable. C’est le disque le plus sensuel au monde. Dans ma discographie sexuelle, il occupe une place de choix. Oui. Messieurs, le jour où je vous fais le coup du Massive Attack, préparez le condom.  &lt;br /&gt;T. est venu ce soir, on a passé une demi-heure à parler de ma petite armoire. Passionnant. Des conclusions systémiques au niveau sociétal et essentiellement design. Oui, c’était après avoir fumé. Et avant le Massive Attack. Je rebondissais (au sens figuré du terme, hein) sur son étonnement face à mon armoire (j’aurais dû vous laisser terminer la phrase, vous vous seriez douté du sens figuré) (peu d’êtres humains rebondissent sur les étonnements. Et c’est bien dommage, bien regrettable ma foi, voilà une bonne raison de ne plus payer d’impôts, par exemple). Parce que mon armoire, elle est étonnante figurez-vous. Et moi, je le découvre à l’instant. Au détour des réactions de mes visiteurs. Presque 26 ans que je côtoie le « petit meuble de l’entrée » sans avoir jamais remarqué qu’il était de dimensions surprenantes. Et comme il ne ressemble ni à une armoire ni à une commode ni à quoi que ce soit, qu’on dirait un meuble d’enfant mais que le tiroir est drôlement haut, il laisse perplexe. (Je viens de faire tomber l’ordi en allant rebrancher mon portable. Une question : Technologie, pourquoi me hais-tu ?) Et donc, c’est l’atout mystérieux et élégant de l’appart. Putain, j’ai un atout mystérieux et élégant. Ça y est. Et je peux le foutre où je veux, pour mon frangin et moi ce sera toujours « le petit meuble de l’entrée », et pour les autres ce sera "la table de chevet pour géants". La vache, j’ai envie d’une clope, c’est nul cette restriction. Dix par jour. C’est d’un crédible, vraiment… D’autant que j’ai largement dépassé mon quota samedi soir. Ah j’avais aussi dit « plus de bières pendant 2 mois » et pareil, au panier ça, samedi soir. Alors je me suis rassurée avec le bien connu « bin c’était samedi soir quoi ». Ouais. Aucune volonté quoi. Aucune volonté le samedi soir, et c’est comme ça. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les galets c’est pratique, y’a pas besoin de cadrer. Oui, c’est une photo prise un samedi.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y'a quand même un type qui s'est suicidé par hyperthermie, en se foutant huit pulls sur lui et en attendant de crever de chaud, au sens complètement propre du terme. Bin ce mec-là, il avait pas froid aux yeux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- vous lisez le magazine Ikéa aux chiottes vous ?!&lt;br /&gt;- c'est toujours aux toilettes qu'on fait les plus grands projets.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-115408216264158986?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/115408216264158986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=115408216264158986&amp;isPopup=true' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115408216264158986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115408216264158986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/07/parquet-moulure-chemine.html' title='Parquet-moulure-cheminée'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-115280890320598469</id><published>2006-07-13T18:08:00.000+02:00</published><updated>2006-07-19T10:13:14.460+02:00</updated><title type='text'>Cactus cachés</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/mangroves.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/mangroves.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/chichenitza.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/chichenitza.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/canyon.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/canyon.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/palenque.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/palenque.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt; Partir sans se renseigner est un gage fantastique de surprises. On s'attend à voir un désert rouge flamboyant émaillé de cactus superbes, et on se retrouve au milieu de la jungle. La péninsule du Yucatan et le Chiapas sont donc des zones assez humides et totalement peuplées de choses verdoyantes entremêlées. C'est un bordel sans nom de fleurs et d'animaux improbables. Dressées au milieu de ces lianes et autres feuilles-hamacs, des pyramides Mayas. C'est grand. C'est tout plein d'émotions en cascades, parce que la pierre que tu regardes, là, elle te contemple avec des centaines d'années, ce qui lui confère une suprématie légèrement agaçante. Les iguanes se balladent là-dedans comme les pigeons à Paris. Mention spéciale aux iguanes punks, avec des crêtes, dont D. a dû prendre environ 68 photos. Faut dire qu'au niveau eye-contact avec les iguanes, D. a une longueur d'avance sur la majeure partie de l'humanité. Nous revenons donc avec une très belle galerie de portraits à la Lou Reed. De mon côté, j'ai davantage axé sur la prise de vue post-moderne, parce que mon vieil argentique n'ouvre son oeil qu'à moitié. Donc, sur un fond noir très noir, on entraperçoit des palmiers balancés dans le vent, la jungle, des pierres spectaculaires, des sculptures mayas inoubliables, la jungle, l'eau turquoise, la jungle et ah, c'est une patte de flamant rose, là. Ou une église. &lt;br /&gt;Après cinq visites de sites sous 45°C, tartinées d'anti-moustique, de crème solaire et de sueur, telles d'intrépides aventurières traversant l'immensité spatio-temporelle sans coup férir, voici la question qui nous brûle encore aujourd'hui les lèvres : &lt;br /&gt;Partant du principe que les Mayas étaient petits, voire minuscules, pourquoi leurs marches nous arrivent à la mi-cuisse, soit l'équivalent de leur bassin ? Que celui/celle, qui a la réponse s'empresse de la donner, nous sommes prêtes à sacrifier un porte clé "sous-commandant marcos" en contre-partie. Ce suspense nous a tenu en haleine jusqu'à la fin. Et nous a permis de nous muscler prodigieusement, parce que c'est important d'avoir des fesses de rêve, ne l'oublions jamais, surtout pas au sommet d'une pyramide. &lt;br /&gt;Et le plus marrant, c'est que nous retrouvons cette propension à la hauteur dans la confection des dos d'âne, si on peut encore parler de dos d'âne. Tous les kilomètres, le bus ralentit, s'essouffle, tempête, rebondit. Ce n'est rien, c'est un dos d'âne. C'est ainsi que l'on se retrouve à faire San Cristobal de Las Casas / Merida en quatorze heures, en regardant le dernier Steven Seagal, ou en priant pour que D. ne soit pas malade au prochain virage. &lt;br /&gt;Mais les voyages, ce sont évidemment des moments de rencontre fabuleux. Ah, les auberges de jeunesse, remplies de backpackers tous plus sexys les uns que les autres (filles comprises, merde alors). Fourmillement d'échanges interculturels prodigieux, où l'on constate que plein de sujets nous relient au plus profond de nos âmes, comme par exemple la coupe du monde. C'est bon de se sentir humain. &lt;br /&gt;Alors voilà, le Mexique, c'est fantastique. Surtout en compagnie de D., qui est la seule personne de ma connaissance à chopper le mal de mer sur un hamac, à laisser une partie de son sac à dos dans chaque auberge de jeunesse, et à oublier le guide du routard dans un combi collectif. Au bout de 10 jours de voyage. Et surtout, qui ne sait pas distinguer un baobab d'un cactus, ce qui offre un large pannel de fous rires. Quand nous sommes allées nous coucher dans notre petite cabane au fond de la jungle, à Palenque, frémissantes de joie à l'idée de dormir entourées de cris fous poussés par les singes hurleurs, il y avait une grosse bestiole posée près de mon lit. Très près. Très grosse. C'était, à y regarder de plus près, un énorme cafard-blatte. Enorme. Je choppe l'anti-moustique mexicain, celui qui t'intoxique les poumons quand tu le mets, et je tente d'en asperger l'ennemi. Réaction de D. : "une seule question, est-ce que c'est un scorpion ?" "Ah non, non, c'est juste un gros cafard là sur mon oreiller, qui va me faire des chatouilles toute la nuit." "Bon, bin si c'est pas un scorpion, tout va bien, si tu veux on échange de lit, moi les cafards, ça me gêne pas." &lt;br /&gt;Devant tant de bon sens, parce que c'est finalement vrai que "c'est pas la petite bête qui mangera la grosse", j'ai décidé d'adopter une attitude d'adulte responsable et de dormir avec le cafard. Bon. Je dois admettre que j'étais bien contente d'être emmitouflée dans mon sac à viande, avec un t-shirt et un pantalon. Comment ça il fait 40°C ?..&lt;br /&gt;Sinon, D. a un sens prodigieux de l'orientation, elle vous repère le zocalo, la station de bus et l'auberge en deux coups d'oeil, et, scotchée au Guide Bleu, elle nous a offert trois cuillères de culture par heure. On a appris plein de trucs sur le style Puuc, qui est très joli, et sur le Jeu de Balle. Par exemple, en se positionnant au point A, et en tapant dans les mains, on entend 7 fois son écho. En regardant la sculpture de la pyramide entre 19h02 et 19h24, on s'aperçoit que les anneaux du serpent à plumes s'animent. Bref, des tas de choses de la sorte, sauf pour le coup des marches, où nous sommes restées bredouilles. Et à la fin, elle faisait bien la distinction cafard/scorpion, pélican/flamants roses, et j'étais de mon côté enfin capable d'arrêter de dire que nous étions dans la savane et qu'on allait voir des fjords mexicains. Donc je rectifie, nous étions au coeur de la jungle, et nous avons pris le bateau pour sillonner le fond d'un canyon. &lt;br /&gt;Et nous avons réussi à motiver 6 personnes pour un réveil à 4h45, un bus à 6h et une heure de bateau, pour voir une colonie de flamants roses d'une grâce éblouissante. Ils marchent sur l'eau pour s'envoler, ils dansent au lieu de marcher, et leur cou s'enroule à l'infini. Et c'est rose, rose sur une mer bleue turquoise, avec en fond d'écran des mangroves qui plongent leurs racines dans l'eau. Joie. &lt;br /&gt;Personne n'a voulu me croire, il faudra donc que je pense à vérifier, les flamants roses sont roses parce qu'ils mangent des crevettes. Si. J'insiste. &lt;br /&gt;Sinon, pour vous insuffler encore un peu de rêve, je vous laisse prononcer ce qui suit à haute voix : Chichen Itza, Palenque, Coba, Uxmal, Tulum, Merida, San Cristobal, Valladolid, Isla Mujeres... ça sonne... et je vous épargne Cancun. &lt;br /&gt;Prochaine destination, le Viêtnam, et avec un peu de chance, ils auront des cactus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et non, elle n'a pas fait l'amour en sombrero. Dommage, notre guide de conversation avait pourtant une partie "sexe". Mais comme on dit, en voyage, on ne peut pas TOUT faire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et demain, je déménage... Donc je m'en retourne à mes cartons, parce que l'étagère ne va pas se démonter toute seule. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant France/Italie :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- L'avantage avec le baby-foot, c'est qu'il n'y a pas de hors-jeu. &lt;br /&gt;- C'est peut-être pour ça qu'on retransmet moins les matches.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-115280890320598469?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/115280890320598469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=115280890320598469&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115280890320598469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115280890320598469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/07/cactus-cachs.html' title='Cactus cachés'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-115201697619811605</id><published>2006-07-04T14:10:00.000+02:00</published><updated>2006-07-19T10:14:06.240+02:00</updated><title type='text'>Mexique 1 - Miami 0</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P7030006.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P7030006.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt; Même pas morte. Voilà l'état d'esprit dans lequel je me trouve en général après un voyage en avion, n'étant pas très portée sur l'apesanteur. Et là, c'est double dose. Commençons par la fin, ou autrement dit commençons par le pire. Elle a bien cru qu'elle ne reviendrait pas. Elle a bien pensé qu'un complot mondial avait organisé sa détention éternelle à Miami. Elle a notamment pensé à S. qui voulait récupérer son super ordi et à la Cigogne qui avait montré beaucoup d'intérêt rapport à ses nombreuses robes de cocktail au cas où un oiseau dans l'hélice l'eût clouée au sol. Plus de 48 heures pour revenir du Mexique, avouez que c'est ballot. Autant revenir en marchant, ne serait-ce que pour éviter les aéroports. Pour la petite histoire, sachez que le vol AA2192 du dimanche 2 juillet au départ de Cancun est parti à 17h au lieu de 15h, ce qui rendait impossible tout changement d'avion à New-York. Les bonhommes du guichet se sont montrés tout à fait aimables et compréhensifs et m'ont pondu un billet Cancun-Miami Miami-Londres Londres-Paris. C'était évidemment sans compter le retard sur le Cancun-Miami, retard qui a éloigné durablement la possibilité de rentrer, mais qui m'a permis de posséder pendant quelques heures une suite de rêve au Sofitel de Miami. Avec 10 dollars pour manger. Autant vous dire qu'au Sofitel de Miami, avec 10 dollars, on vous rit au nez. Heureusement il y avait une baignoire dans laquelle j'ai pu de nouveau tester cette fameuse théorie selon laquelle, lorsqu'on plonge un corps nu dans une baignoire remplie, elle déborde. Du coup, je suis repartie avec les petits échantillons de gel douche, je sais, honte sur moi, mais je suis geldouchophile. Plus de 24h à Miami, ç'aurait pu être vachement drôle. Bin non. Parce qu'avec les bagages, les chaussures de rando et 10 pesos en poche, Miami c'est pas vraiment recommandé par le Routard. Un américain m'a payé des bières, un italien m'a prêté son ordi pour que je fasse environ 10000 parties de solitaire, et une petite madame, française vivant à New-Orleans, a insisté pour me filer 15 dollars pour que je m'achète un truc à manger. Je pense que ma tête faisait peine à voir. D'autant plus qu'avec tout ça, j'ai perdu tout mon bronzage, c'est scandaleux. &lt;br /&gt;Bon. &lt;br /&gt;Voilà. &lt;br /&gt;Comme dans les Cartoons, tout est bien qui finit bien. De toute façon ils ne pouvaient pas me garder à Guantanamo, je suis trop grande pour leurs uniformes. &lt;br /&gt;Le Mexique au prochain épisode. Un épisode rempli de suspense et d'émotion, où les flamants roses disputent la primeur aux alligators, où les cactus se cachent et où l'on apprend que je suis un excellent anti-moustiques pour mes compagnons de dortoir. Où l'on gravit des pyramides Mayas en sandalettes romaines, où l'on découvre que les singes hurleurs ont un cri de lion, où l'on descend dans des grottes pour plonger dans des sources d'eau pure Maya (et qu'on saisit enfin comment fonctionne un tuba), où l'on comprend qu'à Cancun, pour aller sur la plage, il faut passer par les hôtels, et où D. perd le guide du Routard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où l'on rencontre des Américains, des Irlandais et des Franco-Suisses, ce qui donne, par exemple : &lt;br /&gt;&lt;i&gt;- So, you're getting married ? &lt;br /&gt;- Yes, in 2 weeks. &lt;br /&gt;- Where's your guy ? &lt;br /&gt;- In Switzerland. &lt;br /&gt;- Ah, il est Suisse ? (là, c'était moi)&lt;br /&gt;- Yes, but also French, so that's great ! &lt;br /&gt;- Why ? &lt;br /&gt;- 'cause he's half/half. &lt;br /&gt;- ?&lt;br /&gt;- Half-romantic, half-organized. &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;En bref, un épisode où l'on découvre où se cachent les hommes parfaits.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-115201697619811605?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/115201697619811605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=115201697619811605&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115201697619811605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/115201697619811605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/07/mexique-1-miami-0.html' title='Mexique 1 - Miami 0'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114979983531861289</id><published>2006-06-08T21:48:00.000+02:00</published><updated>2006-07-04T16:48:53.203+02:00</updated><title type='text'>Pouce</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P6030006.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P6030006.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Glandouiller. Voilà l'ultime but sur lequel mes yeux, mon esprit, mon corps entier sont fixés. Mon cerveau bouillonne, et le pire c'est que ce n'est absolument pas pour des choses intéressantes. Vaccin, lunettes, visite d'un peut-être futur appart, médecin, achats de trucs improbables mais utiles dans les contrées inconnues comme, au hasard, le Mexique. Je viens notamment de faire l'acquisition d'une trousse de premiers soins, c'est tout un poême. J'en soubresaute encore de rire. A l'intérieur se cachent des choses dont on n'ose pas imaginer le sens. Et comble de la surprise, ils ne mettent ni capote à la fraise, ni fruits séchés. A croire que les gens qui Recherchent et Développent ces trousses n'ont jamais voyagé. Je vous recommande la lecture du conseil aux voyageurs pour le Mexique sur diplomatie.gouv, ça donne la nette impression que si on en revient vivantes, c'est qu'on est des putains de baroudeuses du tonnerre. Et vous pensez qu'ils mettraient une photo sympa de cactus souriant sous le soleil, de paysages hallucinogènes ou de sombrero affriolant ? Que nenni, ils vous foutent juste les boules, et pas un gramme pour appâter le chaland. Si j'étais une agence de voyage, (pardon, on va dire que c'est une synecdoque), je leur collerais un procès vite fait bien fait pour atteinte à la joie primaire et naturelle de partir au pays des cactus. Je crois que je vais en ramener un, de cactus, parce que ça ressemble fort à une petite obsession. Et merci d'épargner les analyses à deux balles sur le symbole phallique qui se cache dans le cactus. J'opère un virage à 239° parce que l'image du petit moineau qui est entré ce matin se poser sur ma table pendant que je me préparais vient de me traverser l'esprit. Après je vais oublier, et en ce moment, c'est un peu le défi à la seconde "ne pas oublier". Je peux vous le faire, vous verrez, c'est tourbillonnant : "ne pas oublier d'acheter une banane proche du corps trop sexy rose hello kitty, ne pas oublier d'aller chercher les travellers cheques à la banque mardi à 9h, ne pas oublier la réunion vendredi à l'autre bout du monde, ne pas oublier de prendre mon passeport, ne pas oublier de dire à la concierge de garder mon courrier, ne pas oublier de sortir les poubelles avant de partir 3 semaines, ne pas oublier d'appeler l'assurance pour le dégât des eaux, ne pas oublier de dire à mes patrons que je ne reste pas merci je pars ailleurs là où l'herbe est plus verte le soleil plus doux le café plus fort, ne pas oublier d'appeler la mutuelle pour ces *bip* de remboursements qui n'arrivent jamais c'est très exaspérant, ne pas oublier de passer récupérer mes nouvelles lunettes oranges, (oui, oranges), ne pas oublier que c'est la grève pile le jour où tu dois y être super tôt, ne pas oublier de passer voir ta tante, ne pas oublier le concert du 14 juin, ne pas oublier la visite des jardins du Roi dimanche, ne pas oublier de laver des fringues pour partir c'est mieux, ne pas oublier de récupérer le sac-à-dos de S. avant mon départ (si possible et sous réserve d'accord préalable avec les parties concernées)". J'espère que je vous ai fait tourner la tête, parce que j'adore être le manège des uns et des autres. Aujourd'hui, on m'a dit "je suis à toi comme la sardine est à l'huile". C'était dans le cadre professionnel, mais c'est agréable, non ? &lt;br /&gt;J'ai récupéré un cadeau post-séparation, c'est vachement bien ce principe, je suis pour : j'ai désormais dans ma besace une sorte de petit dictionnaire de calembours, ça tombe bien je tombais en panne d'humour. Promis je partage : "Je suis pour l'augmentation du goût de la vie". hehehe.&lt;br /&gt;Concert de Groundation mardi soir excellent, sauf que 4 pets 4 bières après le vaccin contre la fièvre typhoïde ça passe pas super bien. Solos de basse étourdissants, le chanteur ressemble à Iznogoud mais avec une tête sympa, le tromboniste à un surfeur californien mais en même temps il vient de là. Première partie insupportable de caricature, du bon gros reggae qui tâche, avec des "Africa relève toi" toutes les 2 minutes repris en choeur par des djeuns de 17 ans aux dreads toutes fraîches, blancs comme des culs et sapés tous à l'identique, au millimètre près, très marrant à voir. Lycée revival, un peu, beaucoup. L. le bassiste et moi-même nous sommes sentis très vieux, très décalés, pas dedans quoi. Et C.R.A.Z.Y c'est bon, c'est fort, ça change, c'est québécois ostie de marde ça fait du bien en tabernacle. Mystique, beaucoup, lumineux, complètement. Et un coup de foudre pour Emily Loizeau, "L'autre bout du monde", oreille attrapée par cette voix et cette mélodie, ça faisait longtemps alors merci.&lt;br /&gt;Et on peut jouer au jeu de "c'est quoi sur la photo", allez-y mes bons amis, trimez, trimez. &lt;br /&gt;Allez, une dernière pour la route : Mexiiiiiiiicoooooo ! &lt;br /&gt;Et je hais mon proprio d'une haine montagneuse, il fallait que je le dise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; Rolland Garros : &lt;br /&gt;- Ah, j'avais pas vu qu'il était énervé, de dos. &lt;br /&gt;- Comme quoi, pour savoir ce que pensent les gens, faut pas les voir de dos.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114979983531861289?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114979983531861289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114979983531861289&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114979983531861289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114979983531861289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/06/pouce.html' title='Pouce'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114894157246474824</id><published>2006-05-29T23:24:00.000+02:00</published><updated>2006-05-30T00:48:44.586+02:00</updated><title type='text'>Meme les flics mangent des sushis</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/ascenceur.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/ascenceur.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Oui. Et on n'en parle pas assez, alors je le déclame ici. &lt;br /&gt;Samedi soir, de passage en seinémarne profonde, j'ai volé quelques moments, allongée sur la balançoire face aux étoiles. Une vieille balançoire, cachée au fond d'un jardin immense, touffu, entouré de hauts murs en pierre. J'étais au fond, en l'air. Ils étaient attablés, j'entendais leurs rires, leurs discussions au loin, et j'étais bien. De nouveau sur terre, je suis revenue parmi eux, pour apprendre que la balançoire n'était pas fixée aux cordes. J'aime vivre dangereusement. &lt;br /&gt;Dans un même réflexe de vie trépidante, j'ai bu la bière dans laquelle j'avais éteint mon mégot. Ce n'était pas nécessaire, je vous l'accorde. Ce n'était pas non plus complètement décidé, mais votre perspicacité à toute épreuve l'aura deviné. Ce qui l'était davantage, c'était de prendre un aller-retour pour le Mexique. Franchement, en cherchant un Paris-Cancun, je croyais qu'on faisait ça pour de la fausse. Destination improbable. Il faudra d'ailleurs que je réfléchisse profondément à ma capacité à mener ma vie comme je l'entends, parce que, dans mon plan quinquennal personnel, y'avait écrit que je partais au Viêtnam. Ah, je ne dis pas, le Mexique c'est sans doute fabuleusement extraordinaire, mais dans le genre asiatique, on fait mieux. Ce qui m'a plu, c'est l'idée de voir des cactus, des vrais. Et ça, on ne peut pas dire, ils en font des moins bien au Viêtnam. Mon frangin a immédiatement joué de son cynisme débordant en insinuant qu'il y en avait aussi chez Jardiland. Mais je trouve ça très chic de dire "oui, j'ai eu envie de voir des cactus, alors j'ai pris un Paris-Cancun". ça risque d'être cocasse, parce que ma pote et moi ne maîtrisons pas une miette d'espagnol. On règlera tout ça à grands coups de tequila, la bière locale en quelque sorte, et moi en bières, je m'y connais. &lt;br /&gt;Et parallèlement à toutes ces émotions fortes du ouiken, mes patrons ont eu l'excellente idée de m'enlever la joie du chômage. Les bougres. Ils ont le sens de l'humour, mais un sens interdit alors. Moi qui me réjouissais intensément à la perspective de trois mois de bullages et projets plus personnels ! Je comptais notamment me mettre au crochet, m'inscrire à des cours de chants grégoriens, jouer en bourse avant le grand krach, et voilà que tous ces plaisirs délicats me filent sous le nez. Pour me venger, je me suis inscrite à une conférence sur la modernité et la jeunesse. Bin oui, ça va cinq minutes de ne rien comprendre à ce qu'il m'arrive, je vais aller me rassurer un coup en constatant qu'au fond, personne n'y comprend rien. &lt;br /&gt;Sans transition, accueillez la minute culturelle : ce soir, nourriture à base de mots et de notes offerts généreusement par Gilbert Laffaille, artiste au coeur gros. Petites fables pleines de surprises, qui m'ont fait oublier quelques instants que cette génération est décidément bien nostalgique, et qu'elle a réussi la prouesse de nous refiler ses rêves déchus. Merci quand même, sans rancune... &lt;br /&gt;A côté de mes pompes, encore plongée dans ces paroles, je m'engage dans l'entrée du métro en farfouillant dans mon sac à la recherche du sésame-à-tourniquet. Arrêtée de plein fouet par la grille d'un magasin. J'avais tourné trop tôt. Avec un peu de chance, en embarquant pour Cancun, je me retrouverais peut-être au Viêtnam ? &lt;br /&gt;D'ailleurs, en parlant d'Asie, je souhaite déposer une plainte en bonne et due forme, adressée au type qui vit à Taïwann : ton porte-bonheur amoureux, là, je crois qu'il a un défaut de fabrication. Alors, déjà, il est laid, on était tombés d'accord là-dessus quand tu me l'as offert. J'ai été polie, je l'ai accroché chez moi. Mais en plus d'être laid, il est cassé. T'as pas la garantie, quelque part ? &lt;br /&gt;Un jour, je ferai des aphorismes. Faites gaffe, je dis ça et je vais me retrouver à écrire des télénovellas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Et moi, je me souvenais plus pourquoi on se détestait. &lt;br /&gt;- Et ? &lt;br /&gt;- Il avait écrit que je ferais mieux d'aller sucer des gorilles. &lt;br /&gt;- C'est un motif de froid, effectivement. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Moi j'dis, si il faisait un peu plus chaud, il ferait presque meilleur.&lt;br /&gt;- Certes. &lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114894157246474824?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114894157246474824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114894157246474824&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114894157246474824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114894157246474824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/05/meme-les-flics-mangent-des-sushis.html' title='Meme les flics mangent des sushis'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114833633719601160</id><published>2006-05-22T22:35:00.000+02:00</published><updated>2006-05-23T00:18:57.266+02:00</updated><title type='text'>Capsules et péniches</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/carrelage.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/carrelage.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voilà ce que ça donne de demander des idées de thèmes aux gens qui se disent être mes amis. Ah, elle est belle l'amitié. Et qu'est-ce que je fais avec ça moi ? Mis à part vous dire que des capsules sur une péniche, c'est possible, mais que l'inverse est moins probable. On pourrait tenter. Lancer un concours géant. Le premier qui met une péniche sur une capsule, je l'épouse. Je vous raconte pas l'attrait du lot. Surtout que, pour motiver les plus téméraires, je leur indique tout de go qu'il m'arrive un truc complètement inadmissible : j'ai des boutons sur le côté gauche du visage. Genre 11. Déjà, ça ne va pas, c'est impair. Et puis c'est mal foutu parce que c'est totalement dissymétrique. Du coup j'ai tendance à parler aux gens de profil, et qui est-ce qui va se retrouver avec un torticolis ? Des boutons comme si j'étais ado ou enceinte, au choix, et une minerve. Alors ? Qui s'inscrit ???&lt;br /&gt;Pourquoi Capsules ? vous demandez-vous à raison. Enfin, à tort, je vous préviens tout de suite, mais comme vous insistez... Le groupe-de-ska-le-plus-incroyable jouait ce ouiken à Nancy, sur la place Stanislas, pour ceux qui connaissent avouez qu'elle est d'enfer cette place, pour ceux qui ne connaissent pas, elle est d'enfer cette place, vous auriez dû venir. Et donc, suite à notre show qui fut un succès inénarrable, le groupe Capsules est monté sur scène, devant une foule qui avait du mal à contenir son délire. La reprise des Champs Elysées version "Aux prostituéééééeees tindintindindin" était édifiante, j'en suis encore émue aux larmes. La chanson sur "Les femmes à lunettes" était vachement bien aussi, et vous ne devinerez jamais ce qu'elles aiment, les femmes à lunettes. Ah, ce serait dommage d'oublier la chanson du "Front de Libération du String", où les 2 chanteurs en robe soulevaient le tissu pour nous montrer leurs fesses poilues et laides et tortiller l'ensemble avec une allégresse presqu'écoeurante. L'ensemble était euh... surprenant ? Ce qui m'a fait plaisir, au final, c'est que les 6 hommes qui composent le groupe-de-ska-le-plus-fou-fou avaient autant la gerbe que les 2 chanteuses de sexe opposé, en l'occurrence très très opposé. Ouf. &lt;br /&gt;Encore tout retournés par ce flot de finesse poétique, nous sommes allés chercher un vague hot-dog-frite-bière et sommes rentrés sur la capitale, par les routes nationales, comme tout un chacun, parce que nous sommes des stars très simples, finalement. La preuve, on s'est contenté d'un Etap Hotel à quatre par chambre, on n'a pas demandé de coke au petit dèj' et personne n'a ramené de poule en furie. Très simple, vous dis-je. &lt;br /&gt;Je voulais remercier tous les éléments pour avoir mis la séquence "pluie" juste après que je suis rentrée de la piscine (si si après "après que" c'est l'indicatif, je sais, c'est moche, vous pouvez adresser vos divers commentaires au Petit Robert). &lt;br /&gt;Je voudrais que quelqu'un me dise pourquoi Inter passe la météo marine à 19h5. Ceci dit, c'est agréable je ne comprends rien et c'est reposant, aussi. Ils sont capables de me pondre un sondage comme quoi TOUS les marins de France et de Navarre (et j'en passe et des meilleures) sont scotchés à leur poste PILE à 19h55. Les audiences, c'est dingue, j'ai toujours du mal à m'en remettre. &lt;br /&gt;Ah, ne croyez pas que je n'ai plus rien à dire mais j'ai les yeux qui picotent après avoir tant nagé. Si. Oui. Bin oui. &lt;br /&gt;J'hésite entre Montréal et Mexique pour le mois de juin, parce que comme je me retrouve au chômage le 31 mai et qu'il faut se préparer psychologiquement à cette rude épreuve, je mise tout sur l'investissement intégral de ma prime de précarité dans un voyage. Fallait y penser. J'ai une vie extrêmement difficile, j'en conviens avec vous. Ceci dit, le Mexique avec des boutons sur la pomme, j'en jubile d'avance. Et puis j'ai toujours rêvé de faire l'amour en sombrero. &lt;br /&gt;Et oui, j'ai constaté également l'utilisation abondante des "ceci dit" ici. J'aime les ceci dit. Voilà, c'est avoué. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; - C'était à gauche, là. &lt;br /&gt;- Mais nan ! &lt;br /&gt;- Mais si. &lt;br /&gt;- C'est tout droit, j'en suis sûr. &lt;br /&gt;(15 minutes plus tard)&lt;br /&gt;- Oui, donc c'était à gauche... &lt;br /&gt;- Te fatigue pas, jamais je ne reconnaîtrais que tu avais raison. &lt;br /&gt;- ... &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et un bis, parce celle-là je l'aime trop et je suis capable de l'oublier, rapport à ma vie tellement folle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Tu sais ce qui est bien avec toi ? &lt;br /&gt;- Nan ? &lt;br /&gt;- C'est que t'es alcoolique, mais que tu bois pas beaucoup. &lt;br /&gt;- ... &lt;br /&gt;- Et ça, c'est fort. &lt;br /&gt;- Mouais. &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114833633719601160?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114833633719601160/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114833633719601160&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114833633719601160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114833633719601160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/05/capsules-et-pniches.html' title='Capsules et péniches'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114721149047194721</id><published>2006-05-09T22:57:00.000+02:00</published><updated>2006-05-10T11:36:24.526+02:00</updated><title type='text'>Adulte</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P4040011.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P4040011.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt; Ah, on me met au défi. Je dis que j'ai besoin d'un thème, parce que là tout de suite, je ne vois pas, et on me rétorque "devenir adulte". Alors déjà, je ne peux retenir un infantile "Adulte toi-même !" Bon d'accord, j'ai refusé "bière" parce que sur celui-là je suis tarie comme une outre percée, étant donné que j'ai déjà évoqué la chose et que je me vois mal partir sur l'ambrée, la rousse, la blonde, la brune, envolées lyriques qui conviennent finalement mieux au mâle en chaleur que je ne suis pas qu'à la femme distinguée que je ne suis pas non plus. Enfin, si, bientôt, quand je serai grande. Adulte, quoi. Réflexe primaire, je me suis jetée sur le Petit Robert (non, pas lui, l'autre, celui avec des pages). On m'attaque et je compte bien me défendre, en utilisant toutes les armes machiavéliques en mon pouvoir. Et bien, j'apprends que l'adulte correspond, "chez l'homme, au moment situé entre la fin de l'adolescence et le début de la vieillesse". Déjà, je suis un peu vexée car je constate que la femme n'est pas concernée, mais bon, c'est sans doute ma tendance à oublier que la femme est l'avenir de l'homme, donc qu'elle se situe finalement bien au-delà de ces considérations. Mais quelle fût ma surprise, en poursuivant avidement ma lecture, de constater que c'est également un état de maturité atteint lorsque notre psychisme est arrivé à son plein développement. ça alors ! Permettez-moi monsieur Petit Robert de pouffer allègrement. Parce que, tenez-vous bien, que trouve-t-on juste en-dessous de la définition d'adulte ? Hein ? Je vous le donne en mille : adultère. Alors, si l'on suit bien la logique implacable du déroulé chronologique du dictionnaire, il faut être adulte pour commettre l'adultère, donc il faut être mature pour pouvoir faire des conneries, bravo vraiment, bravo. Ceci dit, je pense que nous tenons une piste. Etre adulte, c'est sans doute avoir conscience de ses actes, pouvoir en mesurer toute l'étendue, avec les conséquences et tout le tintouin, et être tellement fort qu'on peut inventer des mots pour désigner ses éventuelles erreurs, tout ça pour en parler autour d'une bonne bière avec un air déconfit mais néanmoins serein. Etre adulte, on nous laisse croire longtemps que c'est super chiant, alors qu'en fait c'est le top de la moumoute. Je veux dire, qui, à part un adulte, est capable de comprendre une déclaration d'impôts ? Et ça, c'est un plaisir que l'on cache honteusement aux enfants. Alors que c'est une poilade sans fin, d'ailleurs, cette année, un quart des adultes voient apparaître "employeur bidon" sur leur feuille. Imaginez la bonne tranche de rigolade qu'on pourrait se payer si on était adulte. Et l'adultère alors ?! C'est pas mal funky ça aussi, et pourquoi on interdit les adolescentères et les enfantères, hein ?!!! Non vraiment, je suis écoeurée, je suis à bout, tant l'injustice de la situation m'étreint les tripes. Messieurs les adultes, arrêtez de garder tous les plaisirs Herta de la vie pour vous et vous seuls ! De toute façon, adulte, c'est un état d'esprit, c'est un peu une way of life quoi. C'est super fastoche de faire l'adulte, moi-même j'attends de pied ferme ma première déclaration d'impôts, puis j'espère bien qu'il y aura écrit "employeur bidon", ça me ferait plaisir. &lt;br /&gt;Etre adulte c'est dur aussi parfois, parce qu'on n'a plus la carte 12-25, j'en veux pour preuve les nombreux témoignages d'amis traumatisés. Mais peut-être qu'on arrive à monter un meuble Ikéa sans se mettre à hurler de rage, peut-être qu'on arrive à organiser son temps de façon complètement opérationnelle, à manger des fruits et légumes frais qui ont la santé, à penser à mettre un tampon dans son sac en partant le matin, ou à racheter du PQ avant la fin des 3 rouleaux de sopalin, peut-être qu'on connaît enfin les réponses à toutes les questions du Trivial, peut-être qu'on peut regarder té-èfe-1 sans s'énerver, à trouver que fumer des clopes en fait, c'est nul, surtout au pieu après minuit, à acheter une voiture et à avoir un sac à main assorti à ses escarpins. Je ne sais pas si on peut décemment être une adulte raisonnable lorsqu'on est une presque adulte à l'ouest. Je ne sais pas puis en fait, je m'en fous, et vous aussi, j'en suis certaine. De toute façon, ça nous tombera dessus sans qu'on s'y attende, comme tout le reste finalement, et on se dira un soir au coin du feu "c'était bien quand même, ce petit moment entre l'adolescence et le début de la vieillesse". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui serait bien, avant d'être adulte, c'est que je me procure un lit, un vrai. Parce que le BZ qui couine a rendu l'âme, et mine de rien c'est tout de même pratique de pouvoir replier son matelas sur une surface que je qualifierai sans peur de minuscule. J'aurais aimé écrire "oh lala, quelle nuit de folie furieuse c'était grandiose on en a cassé le lit". Mais pas du tout, en fait, il s'est juste assis pour refaire son lacet. Que voulez-vous, il faut bien agrémenter son quotidien d'épisodes sexys en diable ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moment d'allégresse et de joie intense avec des petits rebonds dans le ventre ce ouiken, parce que Petit Robert m'a fait danser sur my favorite song de Nina Simone, et alors là, c'est tout de même un fantasme que je cache au fond de mon être depuis mes douze ans qui vient de se réaliser, donc s'il vous plaît, applaudissements. En même temps, si je me mets à vivre des moments Herta... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, hier matin, on m'a demandée en mariage sur le quai du RER D. C'est dommage, il avait plus de cinquante piges, et plus aucune dent. En tout cas, si un jour, je deviens une adulte angoissée parce que pas mariée, je pourrais toujours aller sur le quai du RER. C'est rassurant, tout de même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Ahhh, mais t'es lààà. &lt;br /&gt;- Euh oui, depuis 15 minutes.&lt;br /&gt;- Ah nan, nan, je parlais à ma bière. &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114721149047194721?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114721149047194721/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114721149047194721&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114721149047194721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114721149047194721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/05/adulte.html' title='Adulte'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114600469470945906</id><published>2006-04-25T23:49:00.000+02:00</published><updated>2006-04-26T10:20:35.986+02:00</updated><title type='text'>La pièce</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P4220077.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P4220077.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ils habitent là depuis plus de vingt ans. Après une quinzaine d'années, ils ont pu acheter le petit appartement collé au petit qui leur appartenait déjà, fait de brics et de brocs, de mezzanines et de placards collés au plafond. Mélange de bricolages et de service en argent, l'épouse descend d'une grande famille, elle a renié ses origines mais a conservé les bijoux. L'époux décide soudain de refaire leur chambre, c'est une sorte de sursaut que l'on observe souvent chez les couples dont les enfants ont quitté le nid, les laissant seuls dans un endroit jusqu'alors plus que vivant. Il s'est donc armé de décolleuses de papiers peints, de ponçeuses et autres attributs Kiloutouesques du bricoleur dominical. Sous les cinq couches de papiers divers, sous les tapisseries vieillies, une fêlure distincte semble dessiner les contours d'une cheminée. Il tapote. Miracle, ça sonne creux. Il se dit "mazette, voilà où je vais les installer, mes étagères !". Tout à son bonheur, il fait tomber la paroi, et part se rancarder au rayon planches et chignoles de Casto. Au moment de poser les étagères, quelle ne fût pas sa surprise quand il constate que le mur sonne - encore ! - creux. Il y a donc un vide et, par conséquent, un derrière. Un derrière qui n'est pas le dehors. Un derrière qui n'est pas non plus chez les voisins, pour la simple et bonne raison que de voisins il n'y a point, l'immeuble s'arrêtant là où l'histoire commence. L'homme, très réglo, et quelque peu esbaudi par cette aventure, part consulter le cadastre, avec une inquiétude teintée d'un rêve de gosse. Deviens-je fou ? Vais-je trouver un trésor ? Autant de questions s'entrechoquent fébrilement dans son esprit d'adulte raisonnable. Diantre. Le cadastre est formel : l'immeuble s'arrête après la chambre maritale. Il retourne chez lui. Son oreille ne le trompe pourtant pas (et l'homme est musicien, c'est dire s'il a confiance en son ouïe) : le son est définitivement creux. En avoir le coeur net. Pour cela, percer un trou. Il fait sombre, par ce petit orifice. Un rais de lumière, guère plus. Un léger souffle. Une pièce. Une pièce en plus. Une pièce secrète, celle des imaginations enfantines, le passage mystérieux, le livre de la bibliothèque qui dégage un escalier dans le château. Une pièce en plus, celle dont rêve tous les parisiens, celle dont n'osent plus rêver les parisiens, d'ailleurs. Une pièce sans  belle au bois dormant, mais à l'abri des impôts locaux. Comme quoi, les parisiens sont de grands enfants. Enfin, presque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notez que ce récit est entièrement construit à base de faits réels et de produits issus de l'agriculture biologique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la photo, qui n'a rien à voir avec le sujet (ah ?!) c'est encore une photo "ce week-end, j'étais là". La Normandie le dispute plutôt bien à la Bretagne, dans le genre. D'abord, les mouettes ont vachement plus de standing, et je ne connais pas grand monde qui me contredira sur ce point (en fait j'ose espérer que personne n'a franchement envie de rentrer dans le débat). Nous fêtions à coups de bières de haute voltige et de tartes splendides et de vieux rock les 25 ans de la cigogne, et ça c'est un événement avec des vrais accents, parce que si personne n'avait inventé la cigogne, l'Alsace aurait été nettement moins funky. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en parlant de pièce, courez voir L'école des femmes au théâtre de la Madeleine, parce que dans le genre "je reste sur le cul", ça se pose là. Encore bluffée par la capacité d'un homme à écrire des phrases aussi pleines de surprises, de piques, de virevoltes, de fraîcheur. Si Monsieur Molière était encore là, je me demande quel écrit il nous sortirait à propos de la malheureusement probable loi sur l'immigration sélective qu'on nous mijote en hauts lieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, mea culpa, j'ai aujourd'hui été la créatrice d'une phrase improbable : "Il faudrait staraquiser l'univers graphique de Tomb Raider en fait là". On est vraiment capable de tout, et de n'importe quoi, en se forçant un peu. Le plus tragique est que j'étais complètement sérieuse. Arf. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Tu fais quoi maintenant ? &lt;br /&gt;- Là, je vais chez le psy.&lt;br /&gt;- Excellent ! Je peux venir avec toi ?!&lt;br /&gt;- ... ???&lt;br /&gt;- Nan ? &lt;br /&gt;- Euh... Chez le psy... avec moi ? &lt;br /&gt;- Ahhhh merde, j'avais compris "piscine" ! &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114600469470945906?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114600469470945906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114600469470945906&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114600469470945906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114600469470945906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/04/la-pice.html' title='La pièce'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114539930358029295</id><published>2006-04-18T23:43:00.000+02:00</published><updated>2006-04-19T00:28:23.663+02:00</updated><title type='text'>Du rififi dans le Frigo</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P4150025.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P4150025.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;S'il y a une chose que j'abhorre par-dessus de nombreuses autres, c'est le lait qui sent le frigo. Ah, réveils enfantins gâchés par un Banania plongé dans un lait au goût douteux, laits à la menthe donnés aux chats pour cause de relent étonnant, ah, enfance de petite occidentale aseptisée (l'enfance, pas l'occidentale hein) et ses souvenirs touchants... &lt;br /&gt;Voilà. Je viens de me faire un lait chaud au miel, ce qui n'a pas dû m'arriver depuis 1988 avant l'interro de maths de monsieur P. C'est inspirant, la nourriture. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de lire l'intégralité du journal (je ne sais pas ce qui se passe, ça fait 5 fois en 6 jours, y'a un truc qui tourne pas rond, c'est net). Bin je vous le dis d'avance, si jamais vous aviez envie de tenter l'expérience, c'est pas joli-joli. Y'a pas mal de morts à la fin des épisodes, puis c'est emmerdant, parce que c'est pas pour de rire et que même parfois, ils ont moins de 18 ans. Mais bon, si on met pudiquement de côté ces futurs enterrements, il y a aussi de quoi se fendre la poire. Il y a des photos du Danube qui déborde avec des petits bonhommes sur des barques devant leur maison (j'ai comme l'impression que pour les inondations, c'est toujours la même photo. Ils devraient se rancarder, les types sur la barque, y'a de quoi s'en mettre plein les poches avant de couler), il y a l'interview d'un artiste qui crache son venin contre l'expo prévue au Grand Palais sur l'initiative de notre beau Prime Minister et qui explique à la fin qu'il ne veut "pas s'apesantir là-dessus, parce qu'un artiste ça doit rester dans le positif". Poilant, le gars. Et dans une autre catégorie d'artistes, il y a les intermittents qui affûtent leurs armes et leurs arguments, parce que ça sent pas l'amour fou avec les négociants-de-l'autre-versant. Moi je dis, chouette les émissions télés vont encore être occupées, on va rire, on va rire ! Vivement ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour résumer l'humeur du jour/soir, il me semble que cette petite phrase du Grand de l'Unique du Déséspérément Désopilant PD, P pour Pierre et D pour Desproges, me convient tout à fait : " Pourquoi ? Pourquoi cette fausseté dans les rapports humains ? Pourquoi le mépris ? Pourquoi le dédain ? Où est Dieu ? Que fait la police ? Quand est-ce qu’on mange ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Abasourdie par le chaos du dehors, je me calfeutre en-dedans, tout en remarquant que le chaos, certes moins dramatique pour le reste de l'humanité, certes moins inquiétant pour le quidam, certes moins intéressant pour le JT, n'y est pas absent. Est présent, quoi. J'ai voulu l'anéantir en me couchant à 20h43, quedale. J'ai voulu le tabasser à coup de nouvelles neuves du monde, rien n'y fait. J'ai donc recours à la recette de grand-mère (qui me vient en fait de ma tante paternelle, mais bon, passons) du lait chaud au miel. La prochaine étape sera l'anéantissement total de mon voisin du dessus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, j'ai vu la mer ce WE ! Ces cons de musiciens ont voulu me faire croire qu'elle était fermée pour cause de pluie, hehe, mais moi je suis maline j'avais regardé les horaires. Ils mentaient, les bougres ! Et nous avons pu déambuler gaiement le long des embruns avec du sable plein les chaussures et une belle bouteille de bière pour nous récompenser de tous nos efforts, à déguster allongés les yeux dans le soleil le vent dans la gueule et les algues mortes dans les fesses. La Bretagne, y'a que ça de vrai, surtout avec des crêpes, le droit de faire dodo et, accessoirement, des gens qui font des notes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah mais ça y est, je sais. J'ai loupé Pâques. J'ai pas eu mes oeufs. Comment veux-je avoir le moral au top 50 de sa forme sans  oeufs de Pâques ? Autant demander à une athlète est-allemande de courir en carburant au Cacolac ! Pour contrecarrer cette indigeste arrivée d'adrénaline pré-chômage, je viens d'adhérer à la politique des petits pas. C'est tout un programme, je m'y lance dès ce soir. Enfin, je suis lancée depuis hier, mais j'y vais doucement, ouhhhlaaa, pas de précipitation, c'est le but de la manoeuvre. Comment ça, j'ai rien compris ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; - T'as peur des lézards ???&lt;br /&gt;- Ouais bin disons que je suis pas fan quoi. &lt;br /&gt;- Mais genre, une peur panique ? &lt;br /&gt;- Euh, je gère. Mais le pire en fait, le truc où vraiment je ne peux pas me contrôler, où vraiment je dois m'éloigner très vite...&lt;br /&gt;- ??&lt;br /&gt;- C'est les vers de terre. ça VRAIMENT je peux pas. &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114539930358029295?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114539930358029295/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114539930358029295&amp;isPopup=true' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114539930358029295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114539930358029295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/04/du-rififi-dans-le-frigo.html' title='Du rififi dans le Frigo'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114505575484444022</id><published>2006-04-15T00:32:00.000+02:00</published><updated>2006-04-15T01:05:33.433+02:00</updated><title type='text'>Chupitos</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P4080019.0.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P4080019.0.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'étais là. Enfin, à quelques mètres, si l'on considère de façon scientifique la distance rajoutée par le zoom sur cette photo qui tue, avouons-le tout de même. Barcelona. BCneta, comme il y a écrit sur les camions poubelles, dans un comique jeu de mots valise propre aux pubards de tous les pays. Comme quoi la comm, ça vous permet de dépasser les frontières. J'ai encore trop bu (?) En revenant chez moi, j'ai eu l'occasion de faire un doigt d'honneur à un espèce de mec dans la rue, en bande, avec ses potes, qui m'a dit "ta démarche mademoiselle elle est trop bien t'es trop bonne tu veux pas rester un peu avec nous". Approche qui, on ne peut le nier, n'est pas spécialement méchante ou aggressive, une fois posée en mots sur un écran. Mais la gestuelle, l'ambiance, les regards, la troupe... Le mépris. L'impression une fois de plus d'être un objet. Il n'y a pas grand chose qui me révulse davantage. Donc j'ai tracé ma route sans me retourner et je lui ai fait un gros doigt sans me retourner. Je sais qu'un jour je me ferai sans doute taper. Mais je ne peux pas m'en empêcher, à chaque fois qu'un homme me manque de respect, qu'il me considère uniquement comme une possibilité de trou accueillant, j'ai envie d'hurler, j'ai envie de leur expliquer très fermement que ce n'est juste pas possible, qu'on ne fait pas partie du même monde, qu'ils me font peur. PEUR. Qui a le plus de couilles entre nous deux, j'ai ma petite idée là-dessus. Puis, dans la suite de mon trajet, je pensais au mépris, code social plus que prédominant à Paris. Sphères hermétiques, regards mathématiques. Avec mon I-pod et mes chaussures qui flashent, je ressemble à n'importe quelle jeune bobo cadre dynamique. Et pourtant, en moi, je suis à mille lieues de cela. &lt;br /&gt;Faut quand même que je pose quelques souvenirs de Barcelone, ce serait con d'omettre ça. C'est fou, voilà des plombes que je n'ai pas écrit, je suis tellement pleine de mots de pensées de phrases que je me sens toute pressée et que je parle de n'importe quoi dans n'importe quel sens. Barcelone, donc. C'est étonnant, cette ville est pleine d'espagnols, certes, mais aussi de français, d'allemands, d'anglais, d'américains, et peut-être de bulgares si on cherche bien. Sans doute parce qu'on déambulait dans les rues touristiques, sans le savoir, parce que nos pas d'inconnus se dirigeaient d'eux-mêmes vers les endroits lumineux magnifiques magiques. Liberté et folie architecturale, encore une fois je ressens cette petite pointe de n'importe quoi qui manque tant à Paris et qui n'empêche cependant pas la véritable majesté du lieu. C'est étonnant comme on sent dans la disposition des choses l'état d'esprit dominant une société. Et bin nous, tout est dans des cases. C'est inéluctable. Dommage, nan. On en a tous conscience, on en est tous écoeurés, mais on doit tous y trouver notre compte au final, puisque ça ne change pas. Observez comme on se répartit dans une rame de métro à peu près vide. Avec ça, on comprend déjà un paquet de choses sur notre façon de fonctionner ensemble. &lt;br /&gt;L'homme à la voix la plus douce du monde est en train de rouler une cigarette magique à deux mètres de moi. Je ne l'attendais pas sitôt, et sa présence me réjouit plus qu'il n'est raisonnable de l'exprimer en cet endroit. Je vais donc arrêter là, revenir très prochainement, car je n'ai pas oublié que je devais conter l'histoire de la pièce magique. Qui est véritablement extraordinaire, soit dit en passant; &lt;br /&gt;J'ai pris l'avion à l'aller, au retour, et même pas morte, alors ça me remplit de bonheur pour pas mal de temps. &lt;br /&gt;Etonnant comme nos pensées nous paraissent toujours extraordinairement meilleures et plus sensuelles, plus sensées, plus fortes que nos mots écrits. &lt;br /&gt;Posés là. Ouverts à tous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Bin dis donc je me demande comment ils faisaient pour réserver une auberge de jeunesse sans Internet, les gens, avant. &lt;br /&gt;- Ils prenaient un guide et leur téléphone, tout connement. &lt;br /&gt;- Oui mais, avant l'existence des guides ? &lt;br /&gt;- Bin pour être franche, y'avait pas des masses de congés et de jeunes en vacances pour un WE, tu sais. &lt;br /&gt;- ouais mais comment ils faisaient, les baroudeurs ? &lt;br /&gt;- Bin ils demandaient dans la rue l'adresse d'une auberge puis ils finissaient par trouver un endroit. &lt;br /&gt;- Comme dans Astérix quoi ? &lt;br /&gt;- Voilà. &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114505575484444022?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114505575484444022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114505575484444022&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114505575484444022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114505575484444022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/04/chupitos.html' title='Chupitos'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114410677343755898</id><published>2006-04-04T00:54:00.000+02:00</published><updated>2006-04-04T01:32:53.910+02:00</updated><title type='text'>Conférence au balcon</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P7290030.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P7290030.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Qu'on se le tienne pour dit, le responsable de ce post est l'un des fous qui peuplent cet immeuble. Je viens d'être tirée d'un demi sommeil par un homme de sexe masculin à la voix virile voire éméchée qui expliquait au téléphone, penché à sa fenêtre, la chose suivante : "Alors ce qui va se passer c'est que tu vas trouver le centre de gravité de la terre (j'étais personnellement plutôt concentrée sur celui de mon oreiller, je me suis sentie con) et là, tu en tireras le poids et la vitesse du soleil, et avec un peu de chance tu pourras dire bonjour à la lune". Là il vient de repartir sur une histoire de magma et de flamme de bougie qui se penche sans bouger. Je me dis qu'un de ces quatre, je vais aller lui demander plus de précisions, ce serait dommage de se priver de la Science quand elle vit juste à côté. Et puis, je l'admets, je suis très intéressée par la formule magique pour dire bonjour à la lune. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit conseil au passage : si vous ne savez pas comment déprimer pour de la vraie dans le métro le matin, je vous conseille l'excellent dossier du Monde 2 (le retour - pardon) sur Tchernobyl. Si je puis me permettre, ça décoiffe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai cru entendre ces derniers temps que je possédais de nombreuses caractéristiques propres aux enfants. J'en suis fort aise, on va peut-être m'autoriser à retourner à l'école. ça tombe bien, ça fait longtemps que j'ai pas tout raflé aux billes, ça me manque un peu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est nul je suis complètement réveillée, pas une miette de sommeil à l'horizon, je ne comprends vraiment pas, la sieste de 21h à 23h serait donc une mauvaise idée ? Etonnement, stupeur, et maintenant je fais comment hein, je fais comment moi pour me rendormir et passer une bonne journée demain, épanouie pleine de bonne humeur et de sourires et de bonheur au travail ??? hmmm ? Il faudrait un truc genre un petit robert pour m'assommer délicieusement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, à la demande de M., un petit coup de gueule  à propos d'un sujet des plus intéressants car il nous concerne tous (il paraît que c'est le propre d'un sujet intéressant, c'est formidable) ; les parapluies. &lt;br /&gt;Alors oui, on a fait de belles chansons à propos de cet objet, mais dans l'ensemble, on n'est pas contents. Non. Vraiment. Bon, je passe le coup du parapluie dans l'oeil qu'on se prend systématiquement quand on mesure une certaine dose de centimètres (que les gens sont petits !!! vils et mesquins aussi, mais ça, on le savait). Le vrai sujet du coup de gueule, c'est le prix du parapluie. J'apprends l'autre jour, et j'en suis encore stupéfaite, que pour HUIT euros, on obtient un parapluie qui ne résiste pas à plus de TROIS séances de pluie. Alors, c'est bien simple, faites le calcul, on est à plus de DEUX euros la séance de pluie, et ça, c'est intolérable. Oui nan parce que ça va cinq minutes les histoires de CPE et de politique et de football, mais au final, les VRAIES questions que les gens se posent, les VERITABLES sujets de société qui prennent la France à bras le corps et la remuent dans les tréfonds de son inconscient, ce sont ceux-là ! Et les grands distributeurs l'ont compris, eux, qui se battent contre la vie chère et les produits chers et les prix chers. Merci, Ed, merci Carrouf, merci merci. Grâce à vous, nous voyons émerger en nos âmes sensibles l'espoir qu'un jour, oui, peut-être, nous serons protégés de la pluie pour moins de deux euros. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, vous avez vu l'arc-en-ciel dans le RER D samedi entre la seinémarne et paris ? Bon, il y a peu de chances, on était 3 dans le wagon. Ceci dit, sachez qu'il était superbement réussi, je lui ai même fait un sourire. Merci la vie, la vraie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Tu voulais faire quoi quand tu étais petit ? &lt;br /&gt;- Agent de change. &lt;br /&gt;- ???&lt;br /&gt;- Oui, parce que dans Boule et Bill, il y avait un agent de change qui avait l'air d'avoir plein de pognon. &lt;br /&gt;- Je savais bien que tu me ferais rêver, grand fou. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et demain, l'histoire sensationnelle et trépidante de La Pièce Mystérieuse.&lt;br /&gt;Et visez un peu la photo !!! Quelle maîtrise du contraste, du grain, de l'oblique, du mouvement... Intense, non ?!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114410677343755898?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114410677343755898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114410677343755898&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114410677343755898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114410677343755898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/04/confrence-au-balcon.html' title='Conférence au balcon'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114338461858505335</id><published>2006-03-26T16:12:00.000+02:00</published><updated>2006-03-26T16:55:54.066+02:00</updated><title type='text'>Poireaux</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/P7290009.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/320/P7290009.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt; Je me spécialise actuellement dans la confection de plats tous plus originaux les uns que les autres, à base de poireaux. Alors voilà. Nous avons donc eu, il y a 10 jours, une fondue de poireaux aux oignons dorés, piètre succès, mais je crois que la drague aux poireaux, c'est has been. Et voici deux samedis soirs de suite que je m'illustre à l'aide d'une tarte aux poireaux-comté-lardons-oignons-noix de muscade (s'il vous plaît !). On s'illustre comme on peut. Comme je ne suis pas spécialement douée en dessin, j'ai choisi le poireau. Poireau, je t'aime. Vive toi. Longue vie aux poireaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ai-je quelque chose de plus intéressant à écrire ? Ce qui est certain, c'est que j'ai dans ma besace des aventures encore plus fades que celle du poireau sus-mentionnée. Du genre, j'ai un cil qui pousse de traviole, sous la peau. Quel con. C'est un rebelle, il prend les chemins buissonniers. Mais, comment lui en vouloir : ma paupière est un terreau tellement fertile ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attaquons la minute culturelle de la semaine. Concert au Tryptique mercredi soir dernier, Booster dans un Tribute to Miles Davis (qui est mort, je le précise parce que Marcello avait l'air déçu de ne pas le voir). Donc, malgré l'absence du maître, c'était assez dément. On était venus en nombre, notamment j'avais embringué plusieurs acolytes musiciens. Ce qui est chouette, avec ces concerts, c'est que ça dépote un max. Ce qui l'est moins, c'est qu'on ressort tout dépités en voyant le niveau des mecs et en pensant au nôtre. Mais, comme le dit Gab-le-trompettiste, "On n'a pas les moyens de nos ambitions, mais ça ne nous inquiète pas, et finalement, c'est le principal". Voilà qui est bien dit. C'est l'avantage de faire de la musique avec des scientifiques : ils sont carrés. &lt;br /&gt;Et ce soir, direction la Guinguette Pirate pour un truc qui a l'air bien (ça, c'est de la critique musicale de haut vol), dont le nom contient Jazz et Ska, j'ai pas retenu le reste. &lt;br /&gt;Ce matin (oui oui, nous sommes dimanche et je me suis LEVEE ce matin), direction Beaubourg avec Cha pour l'expo sur Charlotte Perriand, architecte d'intérieur designeuse blablabla très énervante blabla je suis pote avec Le Corbusier à 25 ans et je pars vivre au Japon pendant la guerre parce que j'ai inventé la Cellule Humaine de 14m2 par personne et que je fais les apparts des Arcs et que je suis intelligente et jolie et douée et bouhhh. Bref, c'est vachement bien. Vraiment. En plus d'être tout ce que je viens de citer, la Charlotte était engagée politiquement très à gauche, donc son travail prend essor à partir de sa conscience de la société et des problèmes politiques de l'époque. Plus bluffante, j'imagine mal. Bon, Cha m'a expliqué en sortant qu'il n'y avait rien à faire : le design ne l'intéressait pas le moins du monde. C'est ballot, parce que c'était quand même pas mal le sujet. Du coup, pour la consoler, je l'ai emmenée boire un café dans un endroit sordide, où le serveur sentait très très très fort l'alcool mal digéré, et avait une allure des moins engageantes. Et en face, il y avait un endroit qui offrait des massages relaxant thaïlandais COMPLETS. On a hésité, puis on avait des lessives à faire, alors nous sommes reparties vers nos destinées incroyables-mais-vraies. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre découverte du ouiken, le Hammam. J'admets modestement mon ignorance totale de cet endroit fabuleux, erreur fatale qui prît fin dans l'auguste matinée du 24 mars 2006. C'était extraordinaire, et encore, je pèse mon mot. A la Mosquée de Paris, en plus, c'est chouette parce qu'il y a des mosaïques bleues, et je développe une très forte attirance pour les mosaïques bleues. C'était splendide. Et l'ambiance ! Au bout de 3 minutes, j'étais seins nus, et ça, c'est rare. Je suis pudique des seins, que voulez-vous, chacun ses petits secrets. Je le suis nettement moins des pieds, par exemple. Toutes humides, dans cette chaleur moite extrêmement pacifiée, atmosphère féminine des plus agréables. Très reposant. Les discussions sont animées mais douces (je sais, ça paraît paradoxal, c'est pourtant la vérité). On se savonne, on se frotte, on passe par la douche, on va dans la salle très chaude, on revient dans la moins chaude, on finit dans une plus fraîche, on se dit que, quand on aura des sioux, on prendra du thé, on se fera faire un massage, et on sera bien. C'est important, d'avoir des rêves. Surtout des rêves de hammam. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, la photo, c'est spéciale dédicace à Ju-de-Taïwann, parce qu'il a râlé contre mon blog-sans-photo-alors-que-j'habite-Paris. Y'a pas à dire, c'est enrichissant, l'échange intercontinental. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais des tas de choses à dire sur le CPE, sur le manque de courage, sur le manque d'écoute, sur le bordel ambiant, bref, je peux en parler longtemps. Mais j'ai déjà raconté tout ça hier soir autour d'une bonne bouteille de pinard. Vous n'aviez qu'à être là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je souhaite d'ailleurs informer les lecteurs qui ont eu le courage d'aller jusqu'en bas de ces lignes, que L. le bassiste a les plus belles fesses-cuisses-ventre-bras-yeux de l'univers, avec une peau douce comme de la soie, et que ça me fait bien mal de devoir m'asseoir définitivement dessus. Vous aurez compris que je ne m'asseois pas sur ce que je veux, dans cette histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- En ce moment, je rêve tout le temps de bouffe. &lt;br /&gt;- T'as faim ?&lt;br /&gt;- Nan nan, mais l'autre fois, je faisais un flan, et c'était un crime, et je me retrouvais en prison. &lt;br /&gt;- Merde ! &lt;br /&gt;- Et une autre nuit, j'ai rêvé que j'étais kidnappée par un grand industriel du sucre. &lt;br /&gt;- Vindiou ! &lt;br /&gt;- Et en fait, il enfermait les femmes dans des salles et son sucre tirait toute sa saveur d'un procédé incroyable : il déversait son sucre sur les seins des femmes. On se trouvait donc constamment sous des cascades de cristaux. &lt;br /&gt;- Et après ? &lt;br /&gt;- Bin après, les femmes mouraient d'épuisement. &lt;br /&gt;- Mince. Tu prendras ton thé nature, dis ? &lt;br /&gt;- Je crois, oui. &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114338461858505335?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114338461858505335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114338461858505335&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114338461858505335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114338461858505335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/03/poireaux.html' title='Poireaux'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114290112810400569</id><published>2006-03-21T01:03:00.000+01:00</published><updated>2006-09-06T11:04:57.930+02:00</updated><title type='text'>Légère</title><content type='html'>Légère je commence ma semaine. J'ai envie de rire, alors je ris. J'ai plein de centimètres de cheveux en moins. D'ailleurs, au moment de régler la note chez le coiffeur, elle m'a expliqué que c'était une "transformation" et non une "coupe" alors ça valait vachement plus cher. Bin voyons. Je sais pas moi, mais une transformation, je voyais ça avec les yeux verts, les cheveux roux frisés et des tâches de rousseur, puis une poitrine du tonnerre quoi. Je ne trouve pas spécialement que je suis transformée juste parce que mes cheveux sont nettement plus courts. En tout cas, ma carte bleue a bien dû se faire à l'idée, elle, parce qu'elle a accepté le paiement. &lt;br /&gt;C'est con, une carte bleue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manif samedi aprèm. Alors, pour reprendre les mots des journaux, c'était effectivement "bon enfant" et dans un esprit "familial". Je suis sans doute un peu fleur bleue de la manif, mais ça m'a fait chaud au coeur de voir tous ces gens, toutes générations confondues, réunis pour la même chose. Un très bon moment de citoyenneté, en somme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, ça ne nous a pas empêché de jouer au Shi-fu-mi les saveurs de yaourt à partager. Mais avant, on avait parlé du maoïsme et de la vision marxienne des choses, ce qui donnait assurément plus de cachet à notre partage de yaourts. A priori, j'ai même émis une idée de droite, parce que, dans un grand élan, je proposais qu'on mette en place un ticket de manif (c'est très énervant, ces estimations qui passent du simple au quadruple selon les forces de l'ordre ou les syndicats, d'où l'idée du ticket, pour un comptage exact), d'une valeur d'un euro symbolique, reversé à des assos humanitaires. Bref. Donc il faut que je m'y fasse, quand je suis grandiloquente, je suis de droite. Merde alors. Comme quoi, la vie est pleine de surprises. Peut-être que quand je suis très énervée, je deviens anarchiste, et que quand je suis très triste, on me trouve quelque peu facho. Mince. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, soirée potes-DESS-VIP, on a tous nos folies n'est-ce pas. Grands moments de rire. On a quand même terminé sur la péridurale et le canard du gynéco. Comme quoi, on évolue, mais pas tant que ça. &lt;br /&gt;Il y avait les chouchous des cours, ceux des grands moments, ceux des grands fous rires, ceux en compagnie desquels prononcer "Joinville le Pont" ou "gros Jean" ou "Boursin" me fera toujours fondre. Mais rassurez-vous, ce sont les seuls. &lt;br /&gt;On a quand même réussi l'exploit de se faire des bananes au chocolat fondu dans la poële, en squattant pour la première fois un certain appart rue de Clignancourt. On s'est vengé, on a laissé un bordel monstre. C'est ça aussi, d'avoir son appart après tout le monde : faut supporter la vengeance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi soir, j'ai terminé ma soirée affalée sur la cuvette des toilettes. J'ai insisté pour qu'on me laisse reposer là. J'étais bien quoi. ça peut paraître minable, mais les toilettes de D. sont vraiment très agréables, et j'avais trouvé une position totalement ergonomique. En tout cas, à partir de minuit et demi, je n'ai plus émis un seul son logique. En revanche, avant, je crois que j'ai raconté beaucoup de bêtises, et tout le monde s'y est mis, ce qui a donné un grand rassemblement de souvenirs bêtes des plus éprouvants. Par respect total de la pudeur de chacun, je ne fais pas de florilège, ça pourrait être gênant. J'ai tout de même appris qu'une de mes amies avait été pendant très longtemps présidente du BDS, ce qui ne signifie pas Bureau des Sports mais des Suceuses. Wahou. On a les potes qu'on mérite, c'est bien ça l'idée ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour dire que je me sens légère. Et que je compte bien continuer sur ce mode. Non pas que je compte devenir sans profondeur, entendons-nous, mais garder en moi cette impression de facilité, d'hédonisme de base, qui peut tout de même s'avérer très profitable. Il faut surtout que je pense à mettre cet état en mode "action" quand je vois partir sous mon nez le train qui m'emmène dans ma lointaine banlieue natale. Enfin, qui était censé m'emmener, parce que très visiblement, il est parti sans moi, le bougre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tombée sur ces mots de F. Giroud, déjà lus mais re-savourés "Nous aurons atteint la parité lorsque des femmes incompétentes seront nommées à des postes à haute responsabilité". Elle avait oublié d'être conne, Françoise. &lt;br /&gt;Et une autre remarque, de N. "Les hommes, c'est pas des mecs bien". &lt;br /&gt;Après ce petit passage misandre, je vais continuer mon bouquin, un bon vieux Tolstoï trouvé chez Cha, en désespoir de cause. Je reviens donc à mes premiers amours littéraires. Y'a même un temps où j'aimais tellement la littérature russe que j'avais décidé d'apprendre la langue. Da. Spakoroï noche, tavaritch. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; - Il te ferait pas un plan drague là ? &lt;br /&gt;- nan nan, on se raconte nos histoires et on se marre comme des petits fous. &lt;br /&gt;- Oh bin, tu sais ce qu'on dit "femme qui rit...."&lt;br /&gt;- Franchement, si je baisais autant que je rigole, j'aurais même pas le temps de venir bosser. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour illustrer que je déteste les "on dit".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114290112810400569?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114290112810400569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114290112810400569&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114290112810400569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114290112810400569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/03/lgre.html' title='Légère'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114255531770137696</id><published>2006-03-17T01:04:00.000+01:00</published><updated>2006-03-17T01:29:17.156+01:00</updated><title type='text'>Bière(s)</title><content type='html'>J'ai commencé à trouver ça inquiétant lorsque, mardi soir, sortant chercher des clopes en panique à minuit passé, les yeux rougis par des larmes incongrues mais méritées, j'ai réalisé que j'étais en train de me faire réconforter d'une grande tape dans le dos par mon buraliste, oui, celui qui m'appelle par mon prénom. &lt;br /&gt;C'est grave, docteur ? &lt;br /&gt;Je poursuis dans mon inquiétude en m'aperçevant que le seul soir où je n'ai pas consommé une bonne bière, c'était lundi, et encore, c'est parce que tous mes potes avaient des trucs de prévus - et que j'étais censée aller nager. &lt;br /&gt;Après une bonne soirée de refaisage de monde et de nos vies en particulier, j'ai déclaré à Cha, fort attentive, que les deux projets qui me semblaient le plus réalisables dans les prochains mois étaient les suivants : devenir alcoolique minime (un rien me fait l'effet d'un grand beaucoup) et choper un petit cancer de derrière les fagots (je fume tellement que mes potes me reprochent leur propre consommation, c'est dire). &lt;br /&gt;Nous avons convenu d'un commun accord que cela semblait assez réaliste. &lt;br /&gt;Hier soir je retrouvais A. au Lucernaire, en souvenir de notre belle année à Assas (oui, quand on a fait ses études à Levallois, une année à Assas est une bonne année, parce qu'il y a le Luxembourg pas loin). &lt;br /&gt;Elle a pudiquement parlé de "gros flash back", quand j'étais en train de constater avec un effarement complet la différence entre les étudiants assis tranquillement à leurs tables et nous. &lt;br /&gt;Ils avaient des looks d'étudiants, des têtes d'étudiants, des postures d'étudiants. Et nous, bin... non. On est devenues comme qui dirait des adultes. C'est pas grave hein, c'est juste bizarre de se sentir différent, alors que ça paraît si proche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spectacle parisien. Métro 3, mercredi matin, 9h17, wagon n°1. Un jeune homme à l'allure 19eme (siècle, pas arrondissement), fait tourner entre ses mains plus qu'agiles des boules en verre transparent. C'est beau. Les passagers alentours sont hypnotisés par son adresse. Tout le monde est calme, comme apaisé.  Il réussit l'illusion d'une boule qui tiendrait seule dans l'espace. Ses mains aux longs doigts courent, effleurent, caressent. L'espace d'un instant, on ne peut s'empêcher de penser à ces mêmes mains savantes dans nos cheveux, sur notre corps. Mais un court instant, hein, parce qu'on est quand même dans le wagon n°1 de la ligne 3 un mercredi matin avant le travail. Et qu'on s'est pris la veste de l'année dans la figure, et que c'est pas comme si l'année avait été un grand cru amoureux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, j'étais réveillée par un tambourinement désagréable (j'ai rarement entendu des tambourinements agréables, j'en conviens) sur ma porte. L'homme-anti-cafards venait régler le cas de mes murs innocents. J'enfile mon pyjama, je lui ouvre en gromellant à moitié (putain, il était 8h19 quoi) et je réalise combien j'ai l'air stupidement désagréable alors qu'il est de bonne humeur et que 8h19 ç'aurait été une sacrée grasse mat" pour lui. N'empêche, il était sacrément bienveillant ce type. Déjà, il a prémuni mes mètres carrés contre l'invasion de bestioles immondes et nocives et rebelles. Mais en plus, il était d'une logique implacable : `&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Vous en avez, vous, des cafards ? &lt;br /&gt;- Bin... non. &lt;br /&gt;- Ah, c'est bien, c'est parce qu'on traite tous les 6 mois. &lt;br /&gt;- Bin... oui. &lt;br /&gt;- Il est utile, notre traitement ! &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas osé lui dire qu'on ne savait même pas si, sans traitement, il y aurait eu des cafards. Je ne voulais pas lui ruiner sa journée. Se sentir utile, c'est vital, non ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114255531770137696?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114255531770137696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114255531770137696&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114255531770137696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114255531770137696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/03/bires.html' title='Bière(s)'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114212222928534566</id><published>2006-03-12T00:53:00.000+01:00</published><updated>2006-03-12T23:51:28.776+01:00</updated><title type='text'>Talons</title><content type='html'>"Je deviens une femme", acte II : j'ai acquis samedi 4 mars 2006 des bottines en cuir à bout pointu et à talons. Hauts. Très. Le seul inconvénient, c'est que, quand je les mets, je ne peux plus jouer au foot. Je les ai évidemment mises pour passer un entretien d'embauche hautement sérieux, pantalon noir, veste, chemise et... talons. Alors, comme c'était la première fois que je marchais en talons, que la rue était pentue (trop) et qu'il avait plu (beaucoup), j'ai failli m'étaler par terre une bonne trentaine de fois en allant au rendez-vous. Et bien, vous me croirez si vous le voulez, mais c'est une technique proche du coup de la médecine chinoise où l'on fait mal sur un point B pour ne plus penser à la douleur du point A. J'ai oublié le nom, je fume trop, il me manque des bouts de mémoire. Bref, j'ai donc davantage pensé à garder mon équilibre qu'à mon CV, et en soi, c'est une bonne chose. J'aurais pu mourir 30 fois, mais c'est secondaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concerts épatants ces derniers jours. Le temps se suspend, comme dans le poème, mais en mieux parce qu'on peut fumer et boire des bières en même temps, alors que pendant le bac français, non. Musiciens de haute voltige, qui ont un tel plaisir à jouer que ça vient directement figer un sourire sur nos bouilles de spectateurs. Fanfares, Blérots de Ravel, Joan Rozoff, je conseille plus que fortement. Le corps suit, on ne pense plus à rien, on absorbe, on vit, on vibre, ahhh, c'est beau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la rue, je pars faire ma lessive, petites culottes soigneusement cachées au fond du sac plastique Ed, je passe chez ma boulangère préférée faire de la monnaie, je ressors. Spectacle : un homme à vélo, caché sous son sous-bassophone, roule tranquillement, un peu de traviole, sourd aux klaxons qui lui intiment d'avancer droit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi soir dernier, j'étais honnêtement et gentiment dans le métro, c'était le ouiken, donc forcément les gens souriaient, discutaient, rigolaient. Un bon moment de métro, en somme. Et là, je sors innocemment à Barbès (mais vraiment, sans pousser personne, sans grogner, rien, j'étais peut-être même en train de sourire à la perspective de mon WE à Lyon entre copines). Et là, un homme a décidé de ruiner les 19 minutes suivantes de ma vie. Il m'a pris l'avant bras pour me dire, dans un grand sourire "Oh lala, c'est dingue comme vous ressemblez à Ségolène Royal". &lt;br /&gt;Pourtant, il n'avait pas l'air d'un gredin, d'un criminel des grands soirs. Merde alors, si on ne peut plus faire confiance à monsieur Tout le monde, où va-t-on ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le mauvais goût part souvent d'un bon fond". Il y a quand même des affiches marrantes. Dans le métro, souvent, j'engage ma pensée métroïque à partir d'elles. Celles qui m'agaçent, celles que je trouve tellement mauvaises qu'elles me font rire, celles dont je ne suis très visiblement pas la cible. Celles qui me rappellent quelque chose, quelqu'un. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis heureuse. &lt;br /&gt;Pas à cause des affiches, mais quand même. &lt;br /&gt;Ni grâce aux bottines. &lt;br /&gt;Nan, je suis heureuse parce que l'Etape est franchie. Soulagement plus qu'intense. Guérie. &lt;br /&gt;Allez, une clope et au lit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Ah bin oui mais vous avez voulu la parité, maintenant ça y est, les mecs sont aussi compliqués que les filles. &lt;br /&gt;- Nous v'la bien. &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114212222928534566?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114212222928534566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114212222928534566&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114212222928534566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114212222928534566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/03/talons.html' title='Talons'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114047247691113128</id><published>2006-02-20T22:38:00.000+01:00</published><updated>2006-03-12T23:54:12.076+01:00</updated><title type='text'>Flair</title><content type='html'>Y'en a qu'ont du pif, qui sont doués du tarin, qu'ont du flair...&lt;br /&gt;Y'en a qui réfléchissent, qui deviennent des miroirs à neurones, des actes transformés en pensées transformées en hypothèses d'actes, qui mettent trois plombes à élaborer une conclusion en passant par toutes les formes d'analyse alors qu'il suffirait d'un peu de bon sens pour en arriver à la même chose. &lt;br /&gt;Réécouté Bénabar ce we, quelle classe quel talent...&lt;br /&gt;Simplifier, il faut simplifier, toujours simplifier encore simplifier. Oui promis boss je simplifie à fond j'admets que nous nous adressons à la "masse" qu'il faut "parler simple" et "go straight to the point" parce que les gens ils n'ont pas le temps pour essayer de comprendre il faut leur prémâcher le travail de compréhension jusqu'à ce qu'ils en soient juste à arriver à l'acte presque sans avoir à réfléchir. &lt;br /&gt;mmmm. &lt;br /&gt;Y'en a qui dansent au son de notre musique, quand les membres du groupe analysent décortiquent reprennent requestionnent, y'en a qui ont juste pris du plaisir à être là du bonheur à nous entendre à nous voir : que demander de plus ? &lt;br /&gt;Y'en a une qui a commencé aujourd'hui à donner des cours de haute voltige et je suis heureuse pour elle et fière d'elle aussi un peu, beaucoup etc... &lt;br /&gt;Y'en a un qui a failli mourir écrasé par sa glace en se rasant ce matin mais qui a eu un réflexe à la Jack Bauer et heureusement parce que celui là je ne veux même pas penser à ce que serait la vie sans ses mails de dingue. &lt;br /&gt;Y'en a une qui doit revenir d'un week-end madrilène de folies et de plaisirs. &lt;br /&gt;Y'en a plusieurs qui me conseillent de poser les choses calmement, de m'accorder un répit émotionnel. Enfin ça, c'est ma traduction mais je pense qu'elle est assez proche de la réalité. &lt;br /&gt;Réfléchir au "tout ou rien" c'est un conseil de spécialiste messieurs dames alors je vais m'y mettre. Là par exemple j'ai super faim ("tout") mais j'ai tellement la flemme que finalement je préfère laisser tomber ("rien"). &lt;br /&gt;Bin ça y est, c'est tout réfléchi ! &lt;br /&gt;Je vais tenter un entre-deux : un yaourt (hautement nutritif, surtout avec 3 tonnes de sirop d'érable) et une clope (la nicotine nourrit, si si si j'insiste). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Bref avant de coucher avec lui j'aimerais que tu me laisses placer mon taf.&lt;br /&gt;- Mais qui te dit que je coucherai avec lui comme ça ???&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Donc je disais, s'il te plaît, laisse-moi placer mon taf avant. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, et un petit bonus, piqué à un certain volatil, batteur à ses heures : &lt;br /&gt;&lt;i&gt;Si à la Saint-Valentin elle te caresse la main, vivement la Saint-Marguerite... &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Arf.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114047247691113128?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114047247691113128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114047247691113128&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114047247691113128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114047247691113128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/02/flair.html' title='Flair'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-114013467162859078</id><published>2006-02-17T01:03:00.000+01:00</published><updated>2006-02-17T01:04:31.640+01:00</updated><title type='text'>Patinoire</title><content type='html'>En ce moment, je vis sur une patinoire. Ce qui serait formidable, c'est qu'elle soit artistique, mais tant que la brasserie de l'angle passera du P. Kaaaas le midi, ça risque d'être compromis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est où, la bande d'arrêt d'urgence ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-114013467162859078?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/114013467162859078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=114013467162859078&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114013467162859078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/114013467162859078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/02/patinoire.html' title='Patinoire'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113995729037640863</id><published>2006-02-14T23:25:00.000+01:00</published><updated>2006-02-14T23:48:10.403+01:00</updated><title type='text'>Incapable</title><content type='html'>Incapable de dire à mon patron qu'il me fait chier - incapable d'assumer le fait d'avoir un patron - incapable de me souvenir de mes cours de solfèges - incapable de tenir plus de 6 demis de bière sans avoir la tête qui tourne - incapable d'oublier le 014490009* alors que franchement c'est super con comme numéro - incapable de me teindre en blonde - incapable d'apprécier la Saint-Valentin - incapable de me lever quand le réveil sonne - incapable de répondre à la splendide lettre du grand-père - incapable de tenir plus de 2 semaines le moindre engagement matérialiste du type "à partir d'aujourd'hui je me presse des oranges tous les matins" (j'ai failli écrire "organes" ce serait devenu assez gore mais j'avais jamais remarqué que l'un et l'autre avaient les mêmes lettres inversées (je sais il y a un mot pour ça mais j'ai trop bu pour m'en souvenir : celui/celle qui me donne ce mot-là a droit à euh... un grand bisou depuis ma bouche)) - incapable de ne pas boire de bières tous les soirs, espèce de colloc' québécois de merde je te revaudrais ça au centuple quand on pense qu'il y a à peine 3 ans je détestais la bière ah bin ça vaut vraiment le coup d'aller vivre loin si c'est pour devenir alcoolique du quotidien - en même temps alcoolique ça contient en soi l'idée de quotidien - c'est très consistant ce que j'écris c'est fabuleux - personne ne m'a tapée dans le métro depuis au moins un mois je dois avoir une tête plus sympa quoique c'est pas sûr parce que ça commence à faire une certaine dose de temps que le soleil n'est pas rentré en contact direct avec ma peau - ah si ce ouiken j'ai marché un peu j'étais en Bretagne si quelqu'un connaît Boquelen ça l'avancera pour tous les autres je confirme j'étais en Bretagne j'ai même pas vu la mer parce que j'étais entourée de musiciens (en même temps j'étais en We avec mon groupe de musique donc il y a peut-être un lien) et que ces ... de musiciens ils ont préféré jouer pendant des heures entières et d'affilées (ce qui fait beaucoup d'heures au total) plutôt que d'aller tranquillement voir la mer les bulots les huîtres cachées au fond et le sable tout froid et l'océan en hiver qui peut m'expliquer ce qu'il y a de plus beau au monde et bin non ils m'ont traitée de touriste résultat ils ont fait plein de notes dans tous les sens et moi aussi et on a ri et on a mangé des trucs de fou genre de la dinde et de l'agneau qui ont poussé dans le pré sans hormones avec juste de l'herbe et du bonheur et on s'est régalé et on a ri, mais ri, c'est même pas racontable. Et qui peut m'expliquer pourquoi tout le monde il est heureux en couple autour de moi et pourquoi ça me paraît tellement inaccessible mais juste tout seul on peut être heureux si si si j'y tiens je confirme je veux je souhaite j'espère je convoite ce fantasme perpétuel de réalisation intense seule avant d'être à deux et en même temps cette persuasion intime que l'autre permet une réalisation plus complète moi je veux un amoureux qui... et voilà c'est ça le problème, tous ces souhaits qu'on créé au fil des années alors qu'en lisant les annonces dans Libé tout le monde finit par s'appeler ma Crapounette mon Chou mon Ange mon N'amour mon Soleil mon Fou alors finalement... Et je viens de passer la saint valentin avec un couple splendide on a ri on a parlé on a mangé on a bu (moi trop mais eux juste la dose normale - je ne tiens pas l'alcool, c'est une donnée constante) et moi je suis là je me sens entière ou à moitié ou au quart suivant les jours je préfèrerais être complètement survoltée par l'idée d'avenir que par celles qui peuplent mon passé mais le sommeil les pensées le bus le boulot le quotidien font que, au final, ma vie ressemble à beaucoup d'autres et qu'il serait sans doute très sage de l'accepter mais je n'ai pas envie.............................&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113995729037640863?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113995729037640863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113995729037640863&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113995729037640863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113995729037640863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/02/incapable.html' title='Incapable'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113925967356986596</id><published>2006-02-06T21:33:00.000+01:00</published><updated>2006-02-06T22:11:52.073+01:00</updated><title type='text'>Envies</title><content type='html'>J'ai des envies plein la tête mais c'est pas de bol je les mets plus volontiers sur mon carnet Moleskine offert pour mes 25 ans qu'ici. &lt;br /&gt;Vu &lt;i&gt;Munich&lt;/i&gt;, pas convaincue... Le plus intéressant reste le cheminement d'Avner Kaufman, personnalité émouvante, souvent insaisissable, mélange de sensibilité et de rudesse étonnant. Plus il agit plus il se déshumanise, tout en ayant conscience de ce qui lui arrive. J'ai aimé la dernière scène où l'on sent le chantage "affectif" qui résonne tout au long du film. Kassovitz est surprenant, touchant, présent. &lt;br /&gt;Ju est en Inde, reçu de ses nouvelles aujourd'hui, où la miss continue d'apprendre le lâcher prise et la méditation. Deux photos splendides accompagnaient le mail. Envie de voyager aussi, de ne plus voir ces choses qu'en photos. D'aller dedans, de s'immerger, de se fondre dans les odeurs, les sensations, les découvertes, les yeux et l'esprit presque saturés de données nouvelles, ce bain brûlant qui réchauffe la curiosité, l'ouverture, et aussi, dans une moindre mesure, le dégoût des choses telles qu'elles fonctionnent... &lt;br /&gt;Envie de réagir, envie de sortir du moule dans lequel je rentre peu à peu, par peur, par conformisme, par facilité. &lt;br /&gt;Sketch l'autre jour dans le bus, je ne saurais pas le décrire il faut l'avoir vécu pour le croire mais la jeune fille racontait à sa copine combien son ouiken était atroce, immonde, terrible, dur, enfin bref, tout le champ lexical de l'expérience traumatisante par essence, parce que tu comprends "chez mon père j'ai dû dormir dans le futon (scandale) alors moi je suis hyper sensible du dos (dingue) donc j'étais complètement allergique au matelas (rapport ?) et donc j'ai appelé mon copain qui est venu me chercher en taxi à 2h du mat' avec un bouquet de fleurs (c'est vrai que c'est atroce) mais du coup j'ai pu m'endormir seulement à 4h alors qu'aujourd'hui j'avais un contrôle de géo et du coup hier j'avais seulement le courage de regarder la télé et du coup trop dur mon ouiken complètement gâché". &lt;br /&gt;Franchement, après de tels témoignages, je ne comprends pas pourquoi la révolution n'a pas lieu. Mais qu'attendons-nous ??? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lu trois livres du moment, tous plus ou moins primés. Plusieurs points communs décelables à l'oeil nu : le Je, le Temps qui Passe, la Psychanalyse, le Sexe. Vous en tirerez les conclusions que vous voudrez. &lt;br /&gt;J'vais peut-être me mettre à raconter des histoires torrides, de préférence les miennes, car j'ambitionne évidemment de concourir pour les prix 2008. &lt;br /&gt;Un pote statisticien à ses heures me racontait sa récente étude de corrélation entre l'intelligence et la taille du sexe. Poilant. &lt;br /&gt;Toute la nuance tient dans l'idée de corrélation et celle de causalité. En gros, on n'est pas intelligent parce qu'on a un gros sexe, mais ceux qui ont un gros sexe sont en général très intelligents. Avec de tels arguments, scientifiquement prouvés, ses élèves ont eu d'excellentes notes à son examen. Il tenait ses étudiants par les couilles, pour ainsi dire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honte suprême de l'occidentale moyenne : je suis partie samedi midi dans l'idée d'aller m'offrir de nombreux disques dont j'avais minutieusement élaboré la liste. Fichtre, sur la route de la Fnac ils ont placé trois enseignes complètement dingues de fringues totalement soldées. Je suis rentrée chez moi fourbue et sans un seul disque... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Espèce de fille...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Et dans ce trip, j'avais comme une symbiote.&lt;br /&gt;- C'est quoi une symbiote ? &lt;br /&gt;- C'est un corps étranger qui se nourrit à partir du système nerveux sur lequel il se greffe.&lt;br /&gt;- T'as appris ça en bio ? &lt;br /&gt;- Nan, dans Spiderman. &lt;br /&gt;-... &lt;br /&gt;- Et Spiderman, c'est une source sûre ! &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113925967356986596?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113925967356986596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113925967356986596&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113925967356986596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113925967356986596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/02/envies.html' title='Envies'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113814717732067977</id><published>2006-01-25T00:26:00.000+01:00</published><updated>2006-01-25T00:59:37.353+01:00</updated><title type='text'>Quand soudain</title><content type='html'>Et le premier qui rétorque "surgit un aigle noir", il sort. &lt;br /&gt;Voilà. Devant la foule désormais attentive je peux m'exprimer en tout bien tout honneur. &lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Alors. déjà, âmes sensibles passez ce paragraphe, j'ai l'immense douleur de vous faire part du décès de Gudule, qui aura tout de même tenu UNE semaine.  J'aurais dû l'appeler Findus. Je ne vous cache pas que c'était un peu glauque de le mettre dans mes toilettes un jeudi matin à 8h22. C'est sûr qu'à 8h23 ça n'aurait pas changé grand chose, mais quand même. C'est sûr aussi qu'il y a des choses plus tristes, pires dans la sordidité. Sordidité c'est pas top comme néologisme, par exemple. Et je suis certaine que pour un académicien qui se respecte (je ne connais qu'un académicien qui ne se respecte pas beaucoup mais je tairai son nom) "sordidité" est plus difficile à supporter que l'idée de Gudule dans les toilettes un jeudi matin à 8h22.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Passons aux autres "quand soudain" de ces derniers jours, si vous le voulez bien merci. &lt;br /&gt;Par un étrange concours de circonstances j'ai malencontreusement brisé net l'aquarium avec un pot de confiture. N'y voyez pas un geste désespéré ou névrotique, voyez-y seulement un incompressible penchant au bordel aigu, ce qui, dans une surface moyenne de 19m2 et des brouettes peut vite être fatidique, cf. le cas de l'aquarium sus-cité. Je vous rassure de ce pas (de deux) (haha) l'incident de l'aquarium est arrivé APRES le décès de Gudule, ceci n'étant pas lié à cela. Et inversement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous saviez, vous, que dans le sud de notre chère patrie, une association a mis en place une soupe populaire aux lardons ? Esprits bien intentionnés, sachez néanmoins lire entre les lignes. Ils excluent de ce fait toute une partie des soupeurs, et cela dans la joie et l'allégresse. L'imagination discriminatoire me surprendra toujours. Et comme ça ils sont contents, on parle d'eux, la preuve. ça force le respect, non ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, sinon, Le Monde, journal désormais quadrichromique, et a priori respectable, interviewait mlle marine LP, qui ne serait à mon avis pas contre l'idée de la soupe aux lardons. Toujours est-il que dans cet entretien, le journaliste met sur la table sa perte pondérale récente. Bon, je précise que je ne suis pas complètement fan de cette personne. Et encore, cela est un euphémisme plus que poli. Mais monsieur le journaliste, s'il vous plaît, la prochaine fois que vous interviewerez un homme politique, parlez-lui de sa nouvelle coupe de cheveux, de son dernier passage sous UV ou de son régime. &lt;br /&gt;Nan parce que c'est vrai, ce n'est peut-être même pas la peine de discuter des opinions de certains, mais à ce moment-là, pourquoi les interviewer ? Pas convaincue qu'une mysoginie insidieuse soit de taille à minimiser ses propos... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon je pourrais aussi vous parler de mon nouvel autocuiseur vapeur grâce auquel j'ai redécouvert la saveur du poireau ou encore de mon super presse-agrumes mais je me dis que ce n'est pas spécialement passionnant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je pourrais aussi vous conter l'histoire invraisemblable de la dame qui m'a foutu la baffe de ma vie dans le métro l'autre soir. Alors, c'est l'histoire d'une dame qui m'a foutu la baffe de ma vie dans le métro l'autre soir. Sans raison. Sans regards. Juste une torgnole, histoire de ne pas oublier que je suis loin d'être pacifiste. C'est elle qui l'a dit d'ailleurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme quoi, le contact avec les autres, c'est précieux, parce qu'on apprend toujours des choses que l'on ignorait sur soi. &lt;br /&gt;C'est décidé, en 2007, je commence la boxe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113814717732067977?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113814717732067977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113814717732067977&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113814717732067977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113814717732067977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/01/quand-soudain.html' title='Quand soudain'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113682855097911973</id><published>2006-01-09T18:33:00.000+01:00</published><updated>2006-01-09T18:42:30.990+01:00</updated><title type='text'>Apple m'a tuer</title><content type='html'>Il m'arrive un truc tellement ballot que j'en ai presque honte. &lt;br /&gt;Mais comme le ridicule ne tue plus depuis la naissance de Chantal Goya, je me lance. &lt;br /&gt;En voulant installer le logiciel de mon Aïe-Pod yeah TM, j'ai planté mon Aïe-Book pourtant c'est un G4 mais a priori même ces petites bestioles ne résistent pas à mon incompétence crasse en matière d'informatique. &lt;br /&gt;Du coup, c'est malin, je n'ai plus rien. &lt;br /&gt;Je me retrouve à écrire du bureau, acte hautement répréhensible s'il en est. Bon, ce n'est pas non plus une preuve de courage stylisée, en fait il n'y a plus personne. &lt;br /&gt;De nombreuses émotions en cascade ces derniers jours (c'est beau une émotion en cascade), à noter entre toutes le décès prématuré de Gudule. &lt;br /&gt;J'en viens à culpabiliser en me demandant si son gobage d'air empli de fumée de cigarette toxique pour la santé des hommes et des femmes et des enfants ne l'a pas assassiné. Le mot est fort, je sais. &lt;br /&gt;Mais, j'insiste, sur les paquets il est écrit "Fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage". &lt;br /&gt;Mince. &lt;br /&gt;Du coup, je me retrouve à choisir entre arrêter de fumer ou reprendre un poisson. J'ai rangé le bocal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- T'as bien fait de m'avoir dit que j'étais casse-couilles, du coup je me suis aperçue qu'il ne fallait pas que j'hésite à te le dire quand je te trouve casse-couilles. &lt;br /&gt;- Ah bin oui oui, vas-y, n'hésite pas ! T'as des exemples ? &lt;br /&gt;- .... &lt;br /&gt;- Ah bin là aussi, si tu n'y mets pas de la bonne volonté ! &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113682855097911973?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113682855097911973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113682855097911973&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113682855097911973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113682855097911973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2006/01/apple-ma-tuer.html' title='Apple m&apos;a tuer'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113589405375738843</id><published>2005-12-29T22:47:00.000+01:00</published><updated>2005-12-29T23:10:51.630+01:00</updated><title type='text'>poisson (rouge, qui plus est)</title><content type='html'>C'est décidé, j'adore égoïstement la vie active. En fait c'est la seule solution que j'ai trouvée pour que mes potes-que-j'aime soient tous là le soir de mon happy birthday to you. Alors, il y avait des bougies, il y avait de la bouffe pour 58 personnes, j'ai cru comprendre que je ne savais décidément pas faire les courses pour une quantité donnée de gens, mais ça en même temps c'est complètement secondaire. Il y avait de la bonne humeur en pagaille, enfin à ce que j'ai pu en saisir, il y avait de la musique (un peu), des sourires (beaucoup), des cadeaux (uhuh) et c'est complètement dingue mais je n'étais même pas ivre. Enfin, selon moi. D'autres témoins occulaires ont apporté des preuves contraires, mais je m'en fous maintenant je suis adulte je suis assez grande pour savoir quand je suis bourrée ou pas. &lt;br /&gt;hem. &lt;br /&gt;En tout cas c'était cool en ostie. &lt;br /&gt;Voilà, maintenant il reste le jour de l'an, qui est une prise de tête notoire comme tous les ans. De toute façon je m'en fous, j'ai un poisson rouge désormais, il ne peut donc rien m'arriver de fondamentalement mauvais. A priori. &lt;br /&gt;Je viens de marcher 20 minutes avec un tupperware rempli d'eau pour ramener le poisson en question, qui s'appelle Gudule même si Médor c'était une bonne idée aussi mais trop tard je ne l'ai pas eue au moment de le baptiser. Et bin on ne croirait pas comme ça mais en fait c'est un sacré bazar de ramener un petit poisson dans Paris. J'ai bien cru qu'il ne s'en remettrait pas, entre temps mes doigts ont gelés et évidemment le portable a sonné et évidemment j'avais une furieuse envie de me gratter le cou. J'ai entendu de nombreux sploutch inquiétant mais finalement vous pouvez tous dormir sur vos deux oreilles il va bien il est sain et sauf il est installé dans son bocal terrible qui le grossit donc maintenant il me fait peur avec ses gros yeux et il ne faudrait pas qu'il lui vienne à l'esprit de sauter par-dessus bord parce qu'en dessous de lui il y a le bordel habituel et ça le ferait moyen d'enfiler les chaussures avec le poisson déshydraté caché au fond. &lt;br /&gt;Enfin, je dis ça, je dis rien, c'est peut être une expérience passionnante. &lt;br /&gt;Bon, je vais essayer de rehausser le niveau en vous confiant que Lunar Park de Bret Easton Ellis est tellement trippant que j'ai dû m'assommer avec pour réussir à le lâcher. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Tu connais pas la chaîne graphique ? &lt;br /&gt;- Bin non, tu m'expliques ? &lt;br /&gt;- Bon, c'est simple, à la fin y'a les chromalins&lt;br /&gt;- Et au début y'a les petits malins ? &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113589405375738843?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113589405375738843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113589405375738843&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113589405375738843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113589405375738843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2005/12/poisson-rouge-qui-plus-est.html' title='poisson (rouge, qui plus est)'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113502786092626888</id><published>2005-12-19T22:22:00.000+01:00</published><updated>2005-12-21T23:36:20.173+01:00</updated><title type='text'>Frustration pré-noelienne</title><content type='html'>J'ai compris d'un coup que c'était Noël. Pas parce que la bonté et le bonheur et le pardon dégoulinent par tous les pores de la planète, non non. Parce que, comme bien d'autres, j'ai fait mes courses de Noël. &lt;br /&gt;Foultitude d'objets fabuleux à acheter. Lumières honteusement kitsch, partout. Plus de répit. Des gens. Là, là, là aussi. La vache. &lt;br /&gt;Société, tu nous as eus, il n'y a même plus de questions à se poser.&lt;br /&gt;Week-end flou. Faudrait peut-être que je change de lunettes. Faudrait peut-être que je reprenne un coup de voyage, un coup d'éblouissement, un coup de dépaysement. &lt;br /&gt;Coinçée entre l'envie d'un appart sympa à Paris, bonnes bouffes, bonne cave, bons potes. Et une autre plus aventureuse, plus folle, plus vivante. Une vie de voyages. Même pas cap'. &lt;br /&gt;Moi pour Noël je voudrais qu'il me rende mon coeur. Merci de le remettre dans l'état dans lequel tu l'as trouvé avant de te torcher avec. &lt;br /&gt;Parce que là, je vais en avoir besoin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Tu veux graver un truc sur ton Ipod ? &lt;br /&gt;- ouais, "le smoking de travers"&lt;br /&gt;- ??? &lt;br /&gt;- Nan, laisse tomber... &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113502786092626888?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113502786092626888/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113502786092626888&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113502786092626888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113502786092626888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2005/12/frustration-pr-noelienne.html' title='Frustration pré-noelienne'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113399123977284573</id><published>2005-12-07T22:32:00.001+01:00</published><updated>2005-12-12T22:47:23.556+01:00</updated><title type='text'>Confiance</title><content type='html'>Je ne sais pas faire, ça. Confiance. Je sais opiner de la tête quand on me parle, voire quand je parle. Je sais apprécier des personnalités très diverses, entrevoyant leurs richesses. Je sais trouver mes interlocuteurs drôles, étonnants, touchants, mesquins, chiants, coinçés, réacs. Je sais faire une analyse ponctuelle de leur état du moment, dire quelles choses les entravent, les bloquent, les réjouissent, les rendent malheureux. Mais faire confiance, je ne sais pas. Et me trouver face à quelqu'un qui m'inspire confiance, ça me fait flipper, du coup, je me méfie. Etrange. &lt;br /&gt;J'ai vu l'Esquive hier soir. Je sais, j'ai parfois (souvent ?) des wagons-lits entiers de retard. Mais j'aime aussi voir certaines choses après coup. L'esprit quasiment vidé de tout a priori critique. Bref. Cette violence dans les rapports entre potes, amis même, m'a fait mal. ça m'a rappelé le collège. Evidemment, pour moi, c'était plus soft : lointaine banlieue oblige. Mais les paroles, crues, dures, sans sens. Les jugements, toujours. La compassion, l'écoute, la compréhension, jamais. Le règne du mâle, le règne de la parole mauvaise, le règne de l'apparence collective. Tout ça mélangé à une forme de misère et de solitude qui font mal. Et en même temps, un espoir fugace. Que les choses changent. Mais rien ne changera et ça me fait peur. Cet état d'esprit est trop ancré. Je vis à 10 minutes de cette réalité-là, et elle m'est devenue aussi étrangère au quotidien que celle de New-York, Bali ou Beyrouth. &lt;br /&gt;Parfois ça me glace. Tous, là, à chercher un sens, une réalisation, une forme d'action, remplir le vide. Et tant de choses à changer, face auxquelles on se sent terriblement impuissants. C'est très simplet, mais tellement vrai. Et, comme le dit F. "parfois, aussi, c'est simple". D'ailleurs, réjouissez-vous, ce wE j'ai acheté du baume du Tigre. Accomplissement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Quand je pense que Miss France est une partie de la représentation de notre pays, et que je lis son blog, j'ai très mal. &lt;br /&gt;- Oh tu sais, elle nous représente pas vraiment. &lt;br /&gt;- Bin elle fait quand même toutes les réceptions Ferrero Rocher.&lt;br /&gt;- Ah ouais ?!!&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113399123977284573?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113399123977284573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113399123977284573&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113399123977284573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113399123977284573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2005/12/confiance_07.html' title='Confiance'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113330929264937257</id><published>2005-11-30T00:58:00.000+01:00</published><updated>2005-11-30T01:08:12.656+01:00</updated><title type='text'>Soirée</title><content type='html'>Il y a des soirées comme celle de samedi, tellement inattendues et joyeuses qu'on tient toute la semaine avec. Même si au boulot, c'est moins facile, parce qu'il y a comme un manque de sommeil. &lt;br /&gt;Comme une envie irrépressible, enfantine, que tous les jours soient aussi chouettes, aussi simples, aussi festifs. &lt;br /&gt;Qu'y avait-il derrière tes yeux quand on faisait l'amour ? Pourquoi est-ce si différent avec une femme ? Pourquoi est-ce troublant ainsi, déconcertant, amusant, étonnant ? &lt;br /&gt;Timide comme une première fois. &lt;br /&gt;Ce soir, j'ai un peu trop bu pour écrire droit. &lt;br /&gt;Ce soir, on m'a conseillé d'arrêter avec les "hommes de la night". &lt;br /&gt;Ce soir, j'ai joué la serveuse pour le sympathique patron du Cadran. &lt;br /&gt;Ce soir, j'ai regardé les photos de la soirée Dcontract au Limelight, en me disant que je n'avais pas vu la moitié des gens qui étaient là. Mille soirées en une, décidément. &lt;br /&gt;Ce soir, mon buraliste m'a appelée par mon prénom. &lt;br /&gt;Ce matin, le chauffeur du bus m'a dit de continuer à pieds. &lt;br /&gt;Décidément, la ligne 31, c'est nul.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113330929264937257?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113330929264937257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113330929264937257&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113330929264937257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113330929264937257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2005/11/soire.html' title='Soirée'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113287190993701956</id><published>2005-11-24T23:28:00.000+01:00</published><updated>2005-12-12T22:44:34.676+01:00</updated><title type='text'>Aujourd'hui</title><content type='html'>Aujourd'hui, c'était complètement réussi. &lt;br /&gt;Je le sentais, en me levant ce matin. La radio a passé pile la chanson que je voulais entendre, et ça, dans ma panoplie de superstitions stupides, en général, c'est très bon signe. ça n'a pas loupé. Et en plus, cette même radio (décidément, elle est très bien) a rediffusé une interview de jacques higelin qui disait des trucs assez formidables sur ce qu'il se passe en ce moment. il parlait bien. il parlait honnêtement. c'était juste. ça faisait du bien. un peu de finesse... et je me suis dit que ça me manquait, les artistes intelligents et engagés. &lt;br /&gt;Bref. &lt;br /&gt;J'ai cet espèce de rebond dans le coeur, dans le bide. Ces palpitations de bonheur, de satisfaction sereine et entière, sans regrets, sans amertume. Juste de la joie. Aujourd'hui, j'ai symboliquement bouclé mes études. Aujourd'hui, on m'a offert la plus belle récompense qui soit. Et on m'a dit qu'elle était méritée. Et ça avait l'air tellement sincère que j'étais touchée. Et mes proches étaient ravis pour moi. Réellement. J'ai tellement de sourires en moi que mon visage a des crampes. Même avec ma grande bouche je ne peux pas sourire aussi fort que je le voudrais. Ces jours-là, on a envie qu'ils durent encore et encore. On se sent tout plein d'amour envers la vie, tout plein de reconnaissance, tout plein de joie naïve. C'est rare, c'est précieux. Rien n'a pu gâcher cela. Certainement pas le champagne au taf avec mes collègues. Et même pas la demie-heure sous les torrents de flotte pour rentrer, à cause du bus coinçé. Je devais être la seule du bus à dégouliner de sourire béat quand le chauffeur a annoncé que ça n'avancerait plus. &lt;br /&gt;Si ça, c'est pas une preuve...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113287190993701956?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113287190993701956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113287190993701956&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113287190993701956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113287190993701956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2005/11/aujourdhui.html' title='Aujourd&apos;hui'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113260791217277022</id><published>2005-11-21T22:14:00.000+01:00</published><updated>2005-11-21T22:18:32.180+01:00</updated><title type='text'>Piscine</title><content type='html'>Ce soir, j'avais piscine. &lt;br /&gt;Glamour à fond. &lt;br /&gt;Sourire sous l'eau. Ne penser à rien. Reprendre possession de ce corps, se sentir fluide, se sentir puissante. &lt;br /&gt;Se casser la gueule en se rhabillant. Prendre sa douche à côté d'inconnus, tous un peu gênés, tous un peu pressés, tous un peu gelés. &lt;br /&gt;Puis rentrer. Avec la perspective d'une soirée lecture. &lt;br /&gt;ça peut paraître bien simple, mais c'est un bout de bonheur. &lt;br /&gt;Réussir de nouveau ces moments-là. Sans artifices. Sans autres. Sereine solitude.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113260791217277022?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113260791217277022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113260791217277022&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113260791217277022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113260791217277022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2005/11/piscine.html' title='Piscine'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113252818602965344</id><published>2005-11-21T00:09:00.000+01:00</published><updated>2005-12-12T22:45:22.350+01:00</updated><title type='text'>Dimanche</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/1600/PB190021.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1086/1888/400/PB190021.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;ça arrive assez peu souvent pour que je le note : la vue depuis ma fenêtre, ce matin, était tellement agréable que j'en ai pris une photo. &lt;br /&gt;je suis heureuse que ce soit l'hiver. sec, froid, ensoleillé. les bruits de manteaux, les premiers bonnets, l'écharpe qu'on retrouve. Les pulls qu'on examine. toujours les mêmes. mais ça faisait longtemps, on se sent comme chez un vieux pote. les respirations qui se voient dans l'air. parfois il me semble qu'en hiver, les distances rétrécissent. &lt;br /&gt;ça me rappelle Montréal. Montréal à Paris.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113252818602965344?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113252818602965344/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113252818602965344&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113252818602965344'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113252818602965344'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2005/11/dimanche.html' title='Dimanche'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19134630.post-113244408958680274</id><published>2005-11-19T22:46:00.000+01:00</published><updated>2005-11-20T00:48:09.593+01:00</updated><title type='text'>début(s)</title><content type='html'>Juste quelques mots timides mais heureux. &lt;br /&gt;Le début d'une histoire. &lt;br /&gt;Un histoire de mots. &lt;br /&gt;Enfin, mon fil sur la toile.&lt;br /&gt;Y'a plus qu'à dérouler...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19134630-113244408958680274?l=alabridesregards.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://alabridesregards.blogspot.com/feeds/113244408958680274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19134630&amp;postID=113244408958680274&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113244408958680274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19134630/posts/default/113244408958680274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://alabridesregards.blogspot.com/2005/11/dbuts.html' title='début(s)'/><author><name>cml</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08354819118534770101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
